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 Un travail non achevé [Russel]

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Curtis W

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MessageSujet: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 8:30

Cela doit bien faire quelques semaines que j’ai rencontré Russel. Après des présentations un peu mouvementées, il était convenu que nous devions braquer une épicerie de Thirbury mais les flics nous sont tombés dessus. Nous étions en BMX et pour ne pas ralentir Russel, j’ai sauté du vélo comme il me l’a demandé pour fuir à travers les ruelles de Vallcenson.
Je m’en suis bien tiré à vrai dire car je n’ai plus revu aucun flic depuis ce temps mais j’espère que Russel lui a eu autant de chance que moi. Préférant rester discret quelques temps, je me suis consacré à mon nouveau job d’agent de sécurité au centre de tir, mon nouveau boss est très exigeant et je me dois de ne pas le décevoir.
Mais aujourd’hui je ne travaille pas et c’est au volant de ma nouvelle caisse que j’ai quitté le quartier de Campton pour rejoindre celui où Russel réside. Je suis déjà allé une fois chez lui, il vit dans un petit pavillon pas très loin de chez moi et en voiture, ça raccourci d’autant plus le temps de route.
Depuis que je conduis, je fais attention surtout à ceux qui se déplacent encore à pieds, celui qui voudra me piquer ma caisse aura en retour du plomb dans le derrière. C’est ma voiture et j’en ai assez chié pour me l’offrir et ce n’est pas un petit malin des bas quartiers, une petite frappe qui va me la tirer.
Alors que je rentre dans le quartier de Russel, je m’avance jusqu’à son pavillon devant lequel je me gare avant de sortir du véhicule que je ferme à clé bien entendu. Petit coup d’œil sur le domicile de Russel que j’observe avec attention mais je ne vois aucune activité à l’intérieur, j’espère qu’il n’est pas couché.
Chacune de mes mains positionnées sur les cotés de ma bouche et déjà, je me force à crier le nom d’un afro-américain qui pourrait vite devenir un compagnon d’arme.


« Russ’ ! Yo c’est moi Curtis ! »

Je n’ai eu aucune nouvelle depuis la dernière fois, j’espère juste qu’il n’est pas au trou ou carrément passé par la case cimetière. Les flics n’en ont rien à faire des gangsters de notre genre, ces types ouvrent le feu sur tout ce qui bouge.
Des histoires de balles perdues qui tuent des gosses, c’est devenu une habitude ici mais la roue tourne et un jour viendra où tout ce qu’ils ont commis de plus néfastes que nous le sera rendu.
Car en ce qui nous concerne, nous vendons des armes, de la drogue, nous tuons mais jamais des innocents, en quelques sortes nous faisons le ménage pour ces enfoirés qui ne connaissent rien de notre vie.
C’est nous qui reconstruisons nos quartiers, la mairie elle ne fait rien et l’Etat ne verse pas une seule pièce pour nous sortir de la merde. Je le répète encore mais ce qu’il faut, c’est un gang pour pouvoir encadrer tout ce monde et replacer chaque communauté à sa place.
Les latinos sont trop proches de nos quartiers, il est temps de faire quelque chose mais si chacun agit de son coté, on ne s’en sortira jamais…

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Russel Crooks

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 13:35

Ma jambe repose sur le bord du lavabo lorsque je change mon bandage. Cette position debout n’est pas du tout confortable mais c’est la plus facile pour changer ce putain de bandage qui se retrouve dégueulasse tous les matins. Depuis quelques semaines, c’est rebelote chaque jour et je dois panser ma jambe à chaque matin. Ces flics ne m’ont pas raté mais un ami médecin de Whoopie m’a bien aidé sur le coup. Le soir même du jour où j’ai été touché par balle, j’ai pu me rendre chez lui et après avoir bien lavé la blessure avec de l’eau oxygénée et l’avoir désinfectée avec des conneries de docteur, il a déduit qu’il n’y avait pas d’hémorragie, ni interne ni externe si ce n’est un peu de sang qui s’écoulait. Ca commence à aller beaucoup mieux, j’ai l’habitude de la douleur depuis que je suis revenu dans cette fichue ville et bien avant aussi d’ailleurs. Douleur aussi physique que mentale parfois, mais passons.
Je serre bien le bandage au niveau de mon mollet et fait en sorte que je puisse marcher avec sans être handicapé. Je pose ma jambe à terre et fait quelques exercices en la soulevant aussi haut que possible. La douleur n’est plus aussi présente que les premiers jours et il faut dire que j’ai eu de la chance. Ils auraient pu me toucher beaucoup plus haut et me tuer. Entre temps, je suis débarrassé d’eux pour le moment car ces cons de flics n’ont même pas vu mon visage.

Mon stratagème avec le latino du bidonville a parfaitement marché. Je suis bien sûr retourné le voir deux jours après pour le payer mais il m’a demandé un peu plus d’argent. C’est con mais il risque d’avoir des emmerdes avec la justice pour délit de fuite alors qu’ils poursuivaient le mauvais homme. Les flics n’arrêteront jamais de faire chier les plus pauvres, c’est un fait malheureusement. Et nous, habitants de Vallcenson et Thirdbury, sommes les plus visés.

Curtis … Ca me fait de la peine de ne pas avoir pu tenir ma promesse en allant braquer cette épicerie avec lui mais au moins il aura eu mon arme. Je n’entends plus parler de lui mais c’est peut-être mieux ainsi pour le moment. Il faut dire que j’ai failli le mettre dans un sacré pétrin mais j’ai bien réussi à alléger sa tâche en amenant les flics de mon côté et non du sien. Il a juste eu à fuir et à aller se cacher, tandis que je me suis retrouvé avec une balle dans la jambe et un millier de dollars perdus. Sans parler de mon BMX qui avait miraculeusement disparu lorsque je suis retourné au bidonville. Je n’en veux pas au mec, ils n’ont même pas de quoi manger et mon BMX a pu se vendre à un bon prix malgré la roue explosée. Je l’aurais réparée si je l’avais récupéré mais ce n’est pas le cas, alors tant pis.
C’est dommage car le vélo restait mon moyen de transport préféré. Tranquille, rafraichissant, rapide, discret. Je crois que je vais m’en procurer un nouveau mais je verrais bien quand. Encore quelques jours et ma jambe ira parfaitement bien, je verrais alors.

Je sors de la salle de bains et entend quelqu’un crier mon nom. C’est Curtis qui préfère gueuler que taper à la porte. Je souris et sort du pavillon pour le tcheaker. Je remonte les manches de mon T-shirt jusqu’à mes épaules à cause de la chaleur et prend la parole.


"Les flics t’ont pas fait chier ?"
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Curtis W

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 20:21

Je n’ai que très peu de temps à attendre avant que quelqu’un ne se décide à sortir de ce pavillon et moi qui commençais à croire que Russel avait finit derrière les barreaux. Je sais qu’il a besoin de fric pour histoire que je ne connais pas et je tiens toujours à l’aider, je n’ai qu’une seule parole et je vais lui prouver.
Depuis quelques temps, je pense à des méthodes pour me faire un peu d’oseille facilement et discrètement, rien de plus évident que de vendre de la drogue mais je ne peux pas voler et revendre à chaque fois, je vais finir par me faire griller. Autant produire et revendre soit même, c’est ce que je vais faire finalement je crois mais je vais d’abord lui exposer mon idée.
Le fric ne pousse pas dans les arbres, si c’était le cas je serai déjà propriétaire d’au moins cent hectares plantés au beau milieu de cette foutue ville.
Russel, je vois enfin sa tête mais il semble boiter légèrement, je ne sais pas encore si c’est à cause de ce fameux soir avec les flics mais je n’espère pas. Enfin bon, ma venue chez lui devrait lui sembler bénéfique, je ne le laisserai pas tomber malgré le fait que je ne le connaisse pas plus que ça.
Dans le ghetto, il faut se serrer les coudes, c’est ce que j’essaye de faire avec Russel, j’ai besoin de contacts pour pouvoir évoluer lentement mais surement.
Il vient me tcheaker et me pose une toute première question au sujet de ces flics qui nous ont poursuivis l’autre soir, je ne sais même plus combien de temps ça fait.


« Grâce à toi non, merci Russel ! »

Je le fixe du coin de l’œil tout en faisant attention à ce que personne ne traine dans les environs, personne qui soit capable d’écouter ce que je vais dire.


« T’as toujours besoin d’fric ? J’ai pensé, j’pourrai t’aider pour faire deux, trois coups en ville mais j’vais produire ma propre came et la revendre, j’te filerai une partie des recettes, j’te dois bien ça et puis ton histoire d’oseille, faut pas qu’ça traine non plus. »

Je ne sais pas vraiment à qui il doit de l’argent mais le mieux, c’est que tout soit remboursé au plus vite s’il ne veut pas avoir le moindre ennui. Ca ne me ressemble pas de penser comme ça, m’inquiéter du sort d’un type que je ne connais même pas depuis plus d’un mois.
Mais c’est comme ça, les types qui ne sont pas louches, je les repère assez vite et Russel est quelqu’un de confiance, ça se voit dès les premiers mots échangés avec lui. Alors que j’attends sa réponse, je réfléchi déjà à certaines autres choses.
Si mon idée vient à être réalisée, je vais devoir tout mettre en œuvre dans les jours à venir pour faire en sorte de ne pas perdre de temps. Je me vois bien vendre un peu d’herbe, c’est parfait comme petit business discret et puis dans Campton, les flics seront les derniers de mes ennemis, c’est certain.
Je n’aurais à craindre que de mes concurrents directs…

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Russel Crooks

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 20:44

Il me remercie alors qu’en réalité, je n’ai fais que ce que j’avais à faire. C’est moi qui l’avais emmené dans ce pétrin de braquage d’épicerie à la con, c’était aussi à moi de l’en sortir et j’ai réussi, finalement. Je ne me suis pas trop posé la question de ce qu’avait fait Curtis ces derniers jours simplement car je sais qu’il connaissait bien le quartier et qu’il aurait pu se cacher facilement. Je savais qu’il avait réussi pour la simple et bonne raison que les flics ne le suivaient déjà plus dès qu’il avait quitté l’arrière du vélo.
On doit se serrer les coudes, en effet. Trouver les meilleurs plans pour gagner de l’argent et faire profiter les potes du quartier, que ce soit du boulot sale ou pas. Certains font la vaisselle dans les grands restaurants pour survivre ici et ces mecs méritent le plus grand des respects. Car ici, tout le monde se bouge pour avoir de l’argent. Ceux qui ne bougent pas, meurent de faim ou finissent morts dans une poubelle car ils n’ont pas su payer ce qu’ils devaient. Les plus vieux vivent sur les économies qu’ils ont fait étant plus jeunes car il ne faut pas compter sur l’état pour vous donner une retraite dans cette putain de ville.
Mettre de l’argent de côté devient de plus en plus dur en plus. La crise fait que chaque centime que vous mettez de côté se retrouvera dépensé un jour ou l’autre dans quoi que ce soit. C’est pourquoi je vis au jour le jour depuis bien longtemps en essayant de prévoir l’avenir au minimum.


"C’est à cause de moi si était là. J’ai fais ce que j’avais à faire, c’est tout mec."

Je dis ceci légèrement souriant car je suis en réalité content que Curtis soit revenu. C’est la dernière personne que je m’attendais à en réalité. A sa place, j’aurais cru que j’étais en taule et je ne me serais pas posé plus de questions.
Curtis me parle désormais de plans qu’il a en tête. Faire pousser sa came est une bonne idée mais cela nécessite naturellement des préparations énormes. Il vous faut les graines de ce que vous voulez planter, l’endroit, des lampes, cela demande énormément de travail et puis c’est risqué. Le mieux pour tout cela serait un entrepôt quelque part à Portridge, je sais qu’ils en louent pour un prix disons raisonnable et si Curtis m’étale son idée un peu mieux, je suis prêt à le suivre. Mais c’est hors de question qu’il me donne une part des recettes sans que je ne fasse quelque chose. Je l’aiderais à se procurer le matériel et à louer l’entrepôt s’il le faut. Je lui fais signe d’entrer et referme la porte derrière nous. Je vais chercher des bières dans le frigo et m’assis sur le canapé désormais libre depuis que Dray l’a quitté. Je fais signe à Curtis de faire de même puis je lui tends sa bière déjà décapsulée par mes soins.


"J’te suis Curtis. Dans ton truc de plantations là … Compte sur moi pour te filer un coup d’main. T’as quoi en tête ?"

Je soulève un magazine sur la table ce qui laisse apparaitre un joint roulé ce matin-même que je comptais fumer maintenant. Après tout, ce n’est pas parce que j’ai de la visite que je ne peux plus fumer. Au contraire, je sens que Curtis sera d’accord pour partager ce joint avec moi. Je l’allume et attends que Curtis déballe son idée alors que je lui tends le joint.
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Curtis W

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 21:36

Il a peut-être fait ce qu’il avait à faire mais je n’en connais pas beaucoup qui auraient donné leur chance à un inconnu pour qu’il aille mettre son derrière en sécurité. Pour en revenir à cette histoire de fric, peut-être qu’il faudrait réunir un peu plus de monde, monter un petit groupe à Vallcenson pour pouvoir réunir plus de pognons.
Mais la confiance ça se gagne et malheureusement dans cette ville il y a plus de personnes à qui l’on ne peut pas accorder cette confiance. Pourtant, je ne sais pas ce qui me fais penser ça mais mon boss au centre de tir, cet afro’ m’inspire quelque chose de bon.
Il n’est pas à sa place derrière un bureau, déjà que sa tête me dit quelque chose, je ne pense pas que ses revenus viennent seulement du centre de tir. Ce n’est qu’une hypothèse mais si un jour j’en ai l’occasion, je ferai en sorte d’élargir mes liens d’amitié avec lui, ça c’est quelqu’un digne d’une grande confiance.
Et dire que je ne connais toujours pas son prénom, à part boss, patron ou le grand chef, je ne l’appelle jamais autrement avec les autres agents de sécurité mais ce n’est pas vraiment le sujet présent. Je ne dis rien quand à sa première phrase, personnellement, j’aurais sans doute fait pareil l’autre soir, c’est certain même.

Il m’invite à le suivre chez lui, chose que je fais sans plus attendre car nous allons devoir parler de choses sérieuses en fait. Je prends place dans une partie de son canapé où je remarque bien entendu que l’autre de la dernière fois n’est plus là, j’ai lui aussi oublié son nom d’ailleurs.
Alors qu’il revient avec deux bières dont une qu’il me tend et que je prends sans hésiter, je continue de réfléchir à ce fameux plan pour se faire de l’argent en vitesse.
Buvant quelques premières gorgées de bière, j’écoute de nouveau ce qu’il a à dire mais alors que je l’apprête à parler, je suis arrêté dans mon élan par l’apparition d’un join sur la table. Je lui laisse le soin de l’allumer mais à ma grande surprise, il me le tend déjà, chose que je ne peux pas refuser bien entendu et de ma main libre, je le prends tout en le remerciant d’un signe de la tête. Enfin, je vais pouvoir m’exposer plus en détails.


« Tu vois, si on trouve un endroit sécurisé, on pourra se partager les frais en deux et pour éviter de payer le reste, tu pourrai trouver l’matos et moi des graines. Après faudra juste veiller sur l’endroit, attendre que ça pousse, récolter et revendre le tout.
Si la première récolte marche bien alors on pourra taper dans le lourd et cultiver encore plus. »


Mon plan est assez simple, le plus dur reste à faire en réalité, trouver un local discret et sécurisé, faire pousser, attendre, récolter et revendre au détail. Mais si des cinglés y arrivent alors Russel et moi pouvons le faire, nous ne sommes pas de simples gangsters avec peu d’ambition en tête…
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Russel Crooks

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 22:00

Il accepte bien sûr le joint que je lui tends alors que je bois la première gorgée de ma bière. En temps normal, j’aurais allumé la télévision mais je tiens à garder toute ma concentration sur notre discussion. On parle d’un sacré paquet de thunes en ce moment-même et je ne veux pas que Curtis pense que ma télévision m’importe plus que ses dires car ce n’est pas le cas.
Je sors également une cigarette de mon paquet et je l’allume à son tour avant de déposer définitivement mon briquet sur la table. Il m’explique que je n’aurais qu’à trouver le matos et lui les graines mais je suis certain que tout ceci ne devrait pas être très difficile à trouver. Il me semble que certains sites internet existent sur lesquels on peut commander en toute légalité des graines de cannabis et autres drogues en plantes. Pour les lampes et les bacs, Whoopie pourra très probablement m’aider en faisant appel à ses nombreux contacts en ville mais aussi à l’extérieur de celle-ci. On trouvera ensuite des mecs de confiance pour s’occuper des plants mais on pourra aussi le faire nous même de temps en temps. C’est avec une bonne organisation des choses qu’on fera ça bien, Curtis le sait probablement.
Lui et moi, nous ne sommes pas des gangsters idiots qui agissent sans réfléchir. Déjà, Curtis a eu la bonne idée de venir me voir pour me proposer son idée et c’est bien mieux que de foncer seul. Je serais là pour surveiller ses arrières et ce sera réciproque, du moins j’espère.


"Ca me va, je sais où trouver le matos’. Tu cherches des graines et l'endroit ?"

Je ne sais pas quel type de drogue il compte planter mais je lui fais confiance sur le coup. Cocaïne, cannabis, je ne sais pas, on peut planter et revendre tant de drogues que je m’y perdrais bien vite. Il faudra juste adapter le matériel et faire des recherches, ce serait con de planter tout ça pour se retrouver avec des plantes mortes à cause de températures trop hautes ou trop basses ou à cause d’un excès d’eau voir encore une autre connerie.
Je suis certain que si je lui demande, Whoopie me filera un gros coup de main sur le coup et Dray peut-être aussi. Il faut faire appel à des personnes de confiance seulement, hors de question d’aller recruter directement dans la rue comme le font les quelques bandes du quartier. C’est bien trop mauvais comme technique. Vous ne connaissez rien d’un homme en le voyant simplement marcher dans la rue. On sera bien assez pour s’occuper de cette affaire en comptant mes quelques connaissances et celles que possède probablement Curtis. Du moins j’espère qu’il connait des gens.


"On va s’faire un paquet de thunes, négro, un paquet de thunes ..."

Je tire sur ma cigarette et bois une gorgée de bière.
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Curtis W

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 22:24

Il est partant pour ma proposition, c’est parfait, ce Russel regorge vraiment de pleins de surprises, un vrai gangster dans l’âme, c’est clair et net. Je vais devoir trouver des graines, pour une centaine de dollars, je devrai en avoir assez pour de l’herbe de bonne qualité, il faudra aussi trouver un endroit où nous serons certains que les flics ne viendront pas fouiller.
J’ai pensé à la zone industrielle mais il y a trop de junkies la bas, ils finiront bien par dépouiller notre labo’ sauf si à un moment donné Russel et moi-même mettons les points en place, il faudra y aller armé et faire comprendre à tout le monde que l’on ne fait pas dans la dentelle.
Je serai prêt à buter le premier type qui voudra poser ses sales doigts sur l’une de mes plantes vertes, ça sera mon second gagne pain avec Russel, hors de question de toucher à la came alors qu’elle pousse encore. Ces enfoirés de toxicos pourraient mettre le feu au dépôt et se posé devant pendant des heures juste pour respirer la fumée qui s’en dégagerait, quelle ville de barges quand même.
L’ambition, des projets sérieux, c’est ça qui va nous faire sortir du ghetto, je veux vivre dans un palace moi, être respecté, faire parti d’un gang, que des choses sérieuses qui feront de moi autre chose qu’un simple gangster. En gros, je veux devenir quelqu’un dans cette ville et pour ça, je peux compter sur Russel pour y arriver je pense.

« Pour les graines, j’vais en prendre pour cent dollars tout rond, pour le local, j’avais pensé à la zone industrielle, dans un garage là bas, les loyers sont pas chers. »

Je lui réponds avant de tirer une taffe sur le join. Garder la fumée en bouche et la laisser ressortir lentement pour l’inspirer de nouveau mais cette fois ci par le nez.
Gorgée de bière pour accompagner le tout et j’apprécie déjà sa nouvelle réponse, il est motivé, tout comme moi et j’espère que le fait que je ne l’ai pas oublié lui aura fait plaisir. C’est important de savoir que les gens ne vous oublient pas, c’est certain même.
Je sourie donc à sa dernière remarque, tirant une autre taffe sur le join avant de rajouter à mon tour simplement dans le but de l’accompagner.


« C’est sûr Russ’, si on fait ça bien, tes problèmes d’argent seront vite résolus et on pourra passer à autre chose ! »

Autre chose, et oui car quand il aura remboursé la totalité de la somme, nous pourrons tout aussi bien continuer notre petit business de vente illégale d’herbe, pour le moment, je ne vise pas la cocaïne ou les autres drogues de ce genre, c’est un mauvais business je trouve, un business sale.
Mais si ces drogues rapportent plus alors pourquoi ne pas en vendre également. Le seul problème reste les flics, ces cons sont toujours là au mauvais moment et comme par hasard d’ailleurs alors qu’ils ne sont jamais là quand l’on a rien à se reprocher.


« J’vais aller chercher les graines demain et… »

Je n’ai pas terminé ma phrase mais déjà je pose ma bière sur la table basse en face de moi pour sortir mon téléphone portable que je prends en main et y noter mon numéro de téléphone. Je le tends ensuite à Russel pour qu’il puisse le recopier.

« Demain soir j’aurais un endroit, tient prends mon numéro ! »

Il n’aura qu’à trouver le matos avant demain soir, dans cette ville, ça devrait être une chose facile je pense…
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Russel Crooks

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Mer 6 Juil - 22:55

Les rôles sont donnés désormais et je devrais contacter Whoopie au plus vite. Il saura où trouver le matériel car je veux faire cela aussi discrètement que possible. Hors de question que les flics nous tombent dessus sur ce coup, pas comme pour ce braquage qui n’a finalement pas eu lieu. Et comme moi, Curtis pensait à louer quelque chose dans la zone industrielle de Portridge. Les flics passent rarement là-bas, c’est d’ailleurs réputé pour être un abris de criminels et immigrés qui cherchent à passer inaperçus et je me rappelle avoir rencontré un mec à cet endroit. DeVon, je crois. Enfin, ça n’importe guère puisque je n’entends plus parler de ce type aujourd’hui.
Je pose ma bouteille de bière sur la table et me gratte la tête. Je ne connais absolument pas les prix des graines mais s’il dit qu’il aura assez avec cent dollars, ce sera tant mieux. Car après tout, sur le long terme, les graines sont les seuls éléments à renouveler à chaque plantation. Les lampes, bacs, les arrosoirs, tout ça c’est du matériel qui peut être réutilisé à chaque plantation et vu l’argent que ça nous rapportera, quelques graines à acheter ne feront pas la différence. Je fais confiance à Curtis sur le coup, il a intérêt à faire ça bien car je vais faire de mon mieux également.

La seule chose à faire sera de bien surveiller la pousse des plants et ne pas laisser les drogués entrer. Le cannabis est une drogue douce mais certains arrivent malgré tout à en finir accros. C’est triste mais ce genre de personnes font le bonheur de gars comme Curtis et moi. Ils font vivre les dealers, les fournisseurs, et même la police qui se fait une joie de les arrêter lorsqu’ils ont de la drogue sur eux, douce ou dure.


"L’argent est pas vraiment pour moi mais pour un ami … Longue histoire. J’ai déjà récupéré pas mal de toute façon, t’en fais pas pour moi man."

Il ne pouvait pas savoir mais je préfère mettre ça au clair. Je ne veux pas que les gens pensent que j’ai des problèmes d’argent même si ce n’est pas facile tous les jours. Ca ira mieux dans quelques temps avec Dray, j’en suis certain.
Je prends son numéro et de ce que j’ai compris, il faudra que je me bouge le cul pour avoir le matos dès demain soir. Facile, avec Whoopie, il me suffirait même d’un coup de fil et je l’aurais dans l’heure qui suit.


"Lésine pas sur les moyens, on s’en branle de payer un loyer tant que l’endroit est clean."

Je suis prêt à payer ce qu’il faut pour cet endroit tant que nos investissements seront bien à l’abri. Ca me ferait mal de voir l’entrepôt partir en fumée à cause d’enculés qui s’amusent à faire chier le monde.
Je n’avais jamais pensé à planter, honnêtement. Ca peut rapporter, et sans Curtis je ne me serais jamais lancé là dedans mais il reste à voir si c’était fiable, finalement.
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Curtis W

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MessageSujet: Re: Un travail non achevé [Russel]    Jeu 7 Juil - 21:44

Que l’argent soit pour lui ou un autre, c’est du pareil au même, ce local de plantation va quand même exister et nous nous partagerons l’argent à chaque vente. J’ai déjà confiance en lui ce qui est plutôt rare me connaissant.
Tout en émettant un petit signe de la tête, je tire une autre taffe sur le join avant de le lui tendre pour enfin récupérer ma bière dans laquelle je bois quelques gorgées, atteignant bientôt le fond de celle-ci.
Ce n’est pas tout mais on a du boulot tous les deux, je vais commencer par trouver un local dans la zone industrielle de la ville et quand ça sera fait, je pourrai acheter des premières graines pour planter un peu de beuh dans ce même local.
Si notre plan fonctionne correctement alors nous pourrons enfin avoir un autre revenu d’argent et plus nous vendrons, plus nous pourrons planter d’avantage et plus nos recettes seront importantes.
Il faudra tout de même prendre des précautions comme vendre la dope dans un endroit totalement différent de l’endroit où se trouve le local.
Pour ça, rien de mieux que les rues, c’est un terrain de chasse parfait et quand nous aurons même quelques clients réguliers alors nous aurons plus beaucoup de soucis à nous faire pour nous débarrasser de notre herbe.
La beuh, c’est la seule drogue que je m’autorise à consommer avec modération, pour fêter nos premières ventes, je compte bien tester notre propre drogue lors d’une petite soirée au Black Street Bar avec Russel. Les premières ventes dans un tel esprit de coopération, ça se fête.


« Bon Russ’, y a du taff, appelle moi demain vers la fin d’après midi, j’aurais trouvé un local et des graines je pense. »

Ceci dit, je me redresse lentement sur mes deux jambes, je sais déjà par où commencer car il y a un type de mon quartier qui vend de l’herbe également, je vais essayer de voir où il s’en procure.
Un concurrent potentiel dont je vais devoir me débarrasser par la suite s’il fait trop d’histoire, c’est triste mais c’est le business, c’est le business. Lentement, je me dirige vers la porte mais je ne manque pas de tcheaker Russel avant de quitter son pavillon.
Un dernier signe de salutation et c’est avec hâte que je rejoins mon véhicule pour quitter cette rue. D’ici quelques minutes, je serai chez moi, téléphone en main pour joindre le type de mon quartier qui vend de la beuh et les yeux rivés sur un ordinateur pour trouver un local dans la zone industrielle.
Je suis content de savoir que Russel est partant pour ce plan, c’est motivant et ça rassure plus de ne pas se lancer tout seul quand même…

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