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 Terminer ce qui a été commencé... [Mission]

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Luka Cheratov

Malfrat Indépendant - Homme de main

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MessageSujet: Terminer ce qui a été commencé... [Mission]    Jeu 5 Juil - 21:06

02h 15 – Creenshald :
Quelques semaines auparavant...

Trois heures que j'attends, à bord de ma voiture, dans un quartier de pavillons plutôt modeste, dont beaucoup sont abandonnés. Ce que j'attends, c'est que l'activité de la rave-party que je surveille diminue un peu, pour pouvoir faire mon boulot, ce pour quoi je vais être payé. Pas un boulot qui me plaît certes, mais je dois le faire, ou alors Dygalo, mon « employeur », va s'impatienter, et c'est moi qui payerait, de ma vie. Le genre « fait-le et bien, ou des têtes vont tomber ». Eh oui, pas de tout repos mais bon, après tout, je n'ai rien à perdre. Pas de famille, pas de proches, rien. Pourtant bientôt un an que je suis dans cette ville, mais rien à faire, je n'arrive pas à me trouver des personnes avec qui parler, passer de bon moment. Sûrement à cause de ma vie, une vie pas très normale, en parallèle des autres. C'est ça d'être une personne malhonnête.

Dire que quelques heures plus tôt, j'étais tranquillement chez moi en train de regarder la télévision, quand j'ai reçu un appel. C'est là que tout c'est compliqué. Stas m'a demandé de le rejoindre, en voiture. Nous avons chargé des jerrycans d'essences, quelques Cocktails Molotov, qui sont, comme il m'a expliqué, des bombes incendiaires artisanales, et une petite bonbonne de gaz. Avec ça, il m'a filé un briquet à laisser sur les lieux et une paire de gants. Mais je me demande encore comment je vais faire pour faire brûler cette maison.

Sur le plan moral déjà, c'est assez osé, puisqu'en fait je dois éliminer les dernières personnes qui ont échappés à notre petite fusillade, sur un terrain de basket. Maintenant je dois me rattraper et éliminer tous les occupants de cette maison, dont les hommes ciblés, à l'aide du feu. Voir des gens brûlés vif et me supplier de les aider, je ne sais même pas si j'y arriverai. Mais je dois le faire, je n'ai pas d'autres solutions. Sur le plan pratique, c'est d'autant plus difficile que je dois trouver un bon moyen de tous les retenir à l'intérieur. Dans une vieille baraque abandonnée, je ne sais même pas comment faire. Dois-je rentrer, les menacer avec mon pistolet, que, bien entendu, j'ai toujours à portée de main pour ce type de boulot, et les asperger d'essence avant de les faire brûler ? Seul, ce sera difficile, mais faisable.

Bon, l'activité semble s'être adoucie, c'est le moment où jamais. Ils ont l'air d'être une quinzaine, vingt tout au plus, dans cette vieille baraque. C'est déjà beaucoup, surtout si certains sont armés... Je vais essayer quelque chose, et si ça doit se terminer en bain de sang, eh bien ça se terminera en bain de sang. Je prends une profonde inspiration, vérifie une dernière fois que mon pistolet soit bien chargé, pense bien à mettre des gants, puis sors de la voiture. La rue est calme, et il fait suffisamment sombre pour qu'on ne puisse pas me voir, ni même distinguer clairement la voiture et la plaque d'immatriculation.

Je me dirige doucement vers le coffre, regardant tout autour de moi, puis sors une jerrycan. Elle est pleine d'essence, et il suffirait d'une petite étincelle pour la faire brûler entièrement, et en un rien de temps. Je ferme le coffre, le verrouille, puis m'approche doucement de la maison, faisant attention à mon environnement ainsi qu'à ne pas faire de bruit, pour ne pas éveiller de soupçon. Finalement, devant la porte fermée, et dégaine mon pistolet. Un coup de pied suffisamment violent dans la porte, et me voilà à l'intérieur.

J'entre de manière précipité et très brusque, menaçant l'ensemble des personnes, une quinzaine, présente dans la salle. Parmi eux, bon nombre des hommes que je devais abattre la dernière fois. L'un d'eux essaye de sortir son arme, mais je suis plus rapide que lui. Deux balles, l'une dans le bras, l'autre dans l'estomac, le fond tomber, convulsant bientôt, tout en vomissant du sang. Décidément je ne m'y ferai jamais, même si mes talents au tir semblent être bien meilleurs qu'avant.


« Le premier qui bouge il aura le droit au même sort »

Mon entrée et les deux coups de feu semblent avoir fait bon effet : plus personne ne bouge, et la plupart sont même terrorisés, alors que je les menace l'un après l'autre à l'aide de mon pistolet, faisant bien attention à n'oublier personne. Je pose la jerrycan par terre, toujours très concentré et vigilant, au cas où quelqu'un tenterait quelque chose de stupide.

« Toi ! Viens, prend la jerrycan, et déverse le contenu dans le salon et sur les autres ! Tout de suite ! »

Par précaution, j'ai pris une fille, car beaucoup moins forte physiquement, ce qui devrait m'empêcher des mauvaises surprises. Mais on ne sait jamais, je recule de deux pas, restant en champ de tir parfait pour pouvoir tirer dans le tas, et en toucher un maximum, au cas où. Les voisins, s'il y en a, ont du entendre le raffut et je n'ai pas beaucoup de temps maintenant. Je dois me dépêcher.

Elle arrive doucement, tandis que je la brusque par des violents
« Accélère ! » ou « Dépêche ! ». Elle déverse l'essence dans tous le salon, essayant d'épargner les personnes, mais ne pouvant pas désobéir, sous peine de mourir. De toute manière, si les flammes et la fumée ne les consument pas, je les achèveraient. Même si ça ne s'annonce pas une partie de plaisir. D'ailleurs je me demande bien comment je peux faire ça. Je ne sais même pas si j'arriverai à allumer une allumette, et à la lancer...

Pourtant, je sors, presque machinalement, le paquet d'allumettes, et, tout en restant concentré dans ma surveillance, j'allume une allumette, et la balance. C'est beaucoup plus facile que je ne pouvais croire, beaucoup trop même. Mais l'une des personne comprend bien vite qu'ils finiront tous mort, et tente l'impossible. L'homme avance pour m'attaquer, mais l'allumette le devance, et en une micro-seconde à peine, tout le salon s'embrasse, créant un vaste cercle de feu tout autour d'eux. Il est immédiatement brûlé vif dans les vastes flammes, et hurle à la mort, tandis qu'il avance doucement vers moi, en véritable torche humaine.

Avec l'odeur de chair brûlée et les cris, je ne peux m'empêcher de l'achever. Je lui tire une balle dans la tête, et, avec la puissance de l'impact, il tombe en arrière, dans les flammes. Je fais alors quelque chose de précipité : je me met machinalement à tirer dans le tas, au travers des flammes. J'entends des cris, mélangés à des hurlements et à des odeurs de chair brûlée. Ceux qui ne brûlent pas sont soit mort soit blessés par mes balles. Je recharge puis pars en vitesse de la maison, et me dirige vers ma voiture. Je vais rester là encore quelques minutes, pour m'assurer que toute la maison brûle, mais surtout que personne n'en échappe, et surtout que personne ne m'est vu.

Le feu prend vite, très vite, c'est presque un spectacle. J'entends aussi des hurlements, puis, peu à peu, plus rien. Puis, d'un seul coup, deux puissantes explosions me font sursauter : les bonbonnes de gaz viennent d'exploser, augmentant la puissance et la vitesse du feu. A mon avis personne n'a pu survivre. J'aimerai bien vérifier, savoir si mon travail à bien été fait, mais je n'ai pas le temps : j'entends, au loin, les sirènes. La police et les pompiers. Je suis déjà parti que les bruits se rapprochent à peine. Pas de témoin, enfin j'espère, puisque personne n'est venu voir de plus près, et qu'aucune maison n'est éclairée.


02h 30 – Allentown :

Lorsque je rentre dans mon logement, je m'aperçois que mes mains tremblent étrangement, et que j'ai un mal de ventre à en mourir, en plus d'une envie de vomir grandissante. Après avoir inséré, non sans grand mal, la clé dans la serrure, je rentre, et me dirige immédiatement dans la salle de bain. Je vomis presque instantanément après être rentré, puis, après quelques instants où je reprends mes esprits, je vais me rincer à l'eau froide, n'ayant que ça, le visage.

J'entends alors la porte qui se referme derrière moi. Je sursaute à peine, me retournant tout en dégainant mon pistolet. Doucement, je reviens sur mes pas, pour atterrir dans la pièce principale, qui me sers à la fois de salle, de cuisine et de chambre. Un homme, vêtu d'un costard gris, avec une petite barbe et un crâne rasé, s'y tient là. Je le braque d'abord avec mon arme, l'interrogeant d'un ton menaçant.


« Vous êtes qui ? Qu'est-ce que vous voulez ? »
« Je suis Dygalo, l'homme qui a dépensé beaucoup de temps et d'argent pour faire de toi ce que tu es désormais. Range cette arme, tu n'en aura pas besoin, et tu sais pertinemment que si tu tire, tu es un homme mort. »
« Je suis déjà un homme mort... Depuis longtemps. »
« Ah oui, c'est vrai... Toutes mes condoléances  »
« Merci »
dis-je tout en rangeant mon arme. Je n'ai aucune raison de le menacer plus longtemps. « Qu'est-ce vous voulez ? »

Il s’assoit sur l'une des deux seules chaises de mon logement, puis se met à me parler en russe.

« Depuis combien de temps tu travaille pour moi maintenant, Vorobey ? »
« Dix mois il me semble. Peut être plus... »
« Dix mois ! C'est beaucoup, dix mois ! Tu en as fait des choses en dix mois ! Oh oui, tu m'as énormément aidé. »
« C'est possible oui... »
« Je crois que tu as mérité une petite récompense pour ta patience, et pour l'exécution de toutes les missions que je t'ai donné. Désormais, tu travaillera directement pour moi, plus d'intermédiaire. Tu fais parti de mon équipe maintenant. »
« C'est d'accord. »
« Mais ce n'est pas pour autant que tu n'a pas le droit de travailler pour d'autres personnes, bien au contraire. Tant que je n'y suis pas impliqué... »
« Pas de problèmes. »


Il se lève, puis se dirige, lentement, vers la sortie.

« Alors c'est d'accord. Bien, désormais je rentrerai directement en contact avec toi. Tu auras le droit à des missions plus.. juteuses. Et mieux payées aussi. Oh, au fait, voilà une petite enveloppe pour le travail que tu viens d'accomplir. Selon la police, il n'y aurait pas un survivant. C'est bon à savoir. Prends quelques semaines de congés, et fait toi oublier. Tout devrais rentrer dans l'ordre... »

Il pose l'enveloppe sur un meuble à l'entrée, puis s'en va, sans dire un mot de plus, me laissant seul. Putain de journée...

Spoiler:
 
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Transcender

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MessageSujet: Re: Terminer ce qui a été commencé... [Mission]    Ven 6 Juil - 21:47

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