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 Pavillon de Melvin Nikita

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Melvin Nikita

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MessageSujet: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 4 Mar - 3:18

Spoiler:
 

Déjà trois semaines que j'ai quitté femme et enfants. Déjà trois semaines où je suis de retour dans cette ville maudite. Si peu de temps qui permettent de voir la merde dans laquelle on vit, une nouvelle fois. Je me souviens d'un temps où je me disais que Haven Field est la pire ville que je n'ai jamais vue dans toute ma vie. Mes idées restent les mêmes. Je suis ici depuis 2010, j'ai connu le séisme et j'ai vu l'esprit du coin. Un esprit basé sur les blancs américains, qui ne permet à aucune autre ethnie de s'affirmer correctement. Tout ce bordel me rappelle mon enfance et mon adolescence, où les Noirs n'avaient même pas le droit de chier dans les mêmes toilettes que les autres. On n'en est pas encore là ici, sûrement parce que ça ne passerait plus aujourd'hui, mais tout y ressemble. Les gens commencent à se révolter mais une fois encore on étouffe le problème et on se préoccupe d'autre chose. Sauf qu'en attendant, les choses évoluent ou régressent. Je ressens chaque jour la tension des quartiers mais je vois surtout les liens se resserrer, même si nous sommes encore trop idiots pour ne plus se tirer dans les pattes entre-frères. L'Homme ne changera jamais. Les idées diffèrent, les caractères aussi, mais qui se démarquent vraiment de tout ce merdier ? Qui veut y apporter quelque chose de concret ? Nous sommes ce que le monde veut que nous soyons. Rien de plus.

Je tire une latte sur mon cigarillo, assis sur mon canapé. La nuit est tombée, seules mes lampes halogènes éclairent le salon d'une lumière tamisée. Mon fils me manque, ne plus l'entendre et ne plus le voir est difficile mais je n'ai pas le choix. Je ne veux pas qu'il grandisse ici, si tant est qu'il puisse prendre de l'âge en restant à Haven Field. Les quartiers sont trop dangereux pour un enfant en bas âge et je ne veux pas qu'il perde son innocence trop vite. Non, pas comme moi qui ai grandi trop tôt. Mais je m'en veux... Je m'en veux de ne pas être avec lui alors qu'un enfant a besoin d'un père. Los Angeles se trouve à dix heures de route d'Haven Field et je ne peux me permettre de faire l'aller-retour régulièrement même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque. J'aimerais le voir grandir mais je sais que la Vie peut m'enlever ce privilège, comme c'est déjà en partie le cas. Je ne suis pas prêt à me ranger, non, je ne suis pas prêt à quitter la vie que je mène depuis toujours... Après tout, je suis fait pour ça, j'y ai grandi et j'y crèverai. Contrairement à Shaïka, bien qu'elle ait toujours l'âme d'une reine de la rue, elle est bien obligée de se repentir maintenant qu'elle est mère et je ne lui ai pas donné le moindre choix. Kunta et elle méritent mieux que cette vie-là. Moi, il me reste encore des choses à accomplir et je compte bien y parvenir.

Je ne resterai pas calme éternellement, je bouillonne déjà rien qu'en voyant cette misère. J'ai envie de relever la tête et d'aider mes frères à ne pas se noyer pour rien. Mais pour l'heure, le démon qui m'habite sommeille encore. Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir, j'ose seulement espérer qu'on me laissera voir mon fils mais je ne forcerai pas les choses, j'en suis incapable. Trop de choses me passent par la tête, je veux que cette ville regrette, je veux que ces Américains pleurent, qu'ils souffrent autant qu'on souffre, autant que j'ai pu crever au fond de moi depuis mon enfance à cause de ce monde. Je me suis promis qu'ils regretteraient, tôt ou tard. J'ai déjà versé beaucoup de sang et je suis prêt à continuer pour mes convictions. Il y a bien longtemps qu'on n'a plus vu le véritable Melvin Nikita. Bien trop longtemps que ce monde ne tourne pas rond, qu'on nous délaisse, qu'on nous insulte de vermines sans aucune gêne... Ils ne veulent pas de Vallcenson, s'ils pouvaient ils raseraient tout, habitants compris. Alors s'ils n'en veulent pas, cette île ne leur appartient pas.

Je ferme les yeux dans un nuage de fumée lorsqu'on frappe à ma porte. Je me redresse brutalement, tournant la tête vers l'entrée et attrapant mon Beretta sur la table basse. Je me lève, marchant doucement jusqu'à la porte sans me présenter face à elle, plutôt couvert par le mur. Je ne dis rien, armant mon flingue au cas où.

Konroe : Frère, je sais que t'es là.

En entendant la voix de mon pote que je considère comme le frère que je n'ai jamais eu, je baisse ma garde et déverrouille la porte qu'il ouvre aussitôt, pénétrant à l'entrée, me saluant dans une accolade fraternelle. Je retourne dans le salon, le laissant refermer avant de me rejoindre.

Konroe : Putain c'est morbide ici, on voit qu'il n'y a plus Shaïka.
" C'est pas plus mal ", dis-je en me rasseyant à ma place, cigarillo entre les lèvres.
Konroe : Tu fumes ça toi, maintenant ?
" C'est pas la première fois frère, prends-en un si tu veux. "
Konroe : J'vais surtout me prendre une bière.

Comme s'il était chez lui, il se dirige vers la cuisine et se ramène avec deux bières, se laissant tomber sur le pouf.

Konroe : Bon alors qu'est-ce que tu branles maintenant ? C'est quoi cette histoire avec ta femme ?
" Je préfère qu'ils soient là-bas plutôt qu'ici, c'est plus une vie dans le coin. "
Konroe : Sha' n'a pas grandi dans les ghettos de Houston ?
" Elle est mère maintenant, mec, ça change tout. J'veux pas que Kunta voie cette merde trop tôt, ou qu'il se prenne une balle perdue, ils sont mieux là où ils sont maintenant. "
Konroe : Tu devais pas te marier avec elle ?
" C'est de l'histoire ancienne mec... de l'histoire ancienne... " répondis-je d'un ton qui laisse comprendre que je n'en dirai pas plus.

Il n'y aura plus de retour en arrière, même si je ne peux oublier une telle histoire d'amour et qu'au fond de moi je l'aime encore, ses paroles m'ont terriblement déçu au point que je n'ai plus entière confiance en elle. Mais il m'arrive de la regretter et de souhaiter revenir en arrière. Dans cette vie d'avant que l'on menait comme des maîtres. Les maîtres de la rue que nous étions il y a 7ans. Le temps passe vite et emporte avec lui ses meilleurs moments. Comme quoi rien n'est acquis dans la vie.

Konroe : Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant ?
" Reprendre les choses en main, négro. J'ai déjà quelque chose à régler... ", dis-je d'un ton sombre, écrasant mon cigarillo dans le cendrier tout en relâchant doucement la fumée.
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Transcender

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Sam 9 Mar - 0:21

Melvin Nikita, l'heure semble assez grave pour ton jeune ami Trevor. Ce dernier vient frapper à ta porte avec insistance, il a un « gros » problème. Après avoir arnaqué un jeune de son âge en lui vendant des pièces de scooter de mauvaise qualité, il se retrouve maintenant dans une situation délicate. Sa victime a fini par se rendre compte de la supercherie et veut maintenant se faire rembourser ce que Trevor refuse de faire en niant. Le problème c’est que le jeune Myke a fait appel à son grand frère et ce n’est malheureusement pas un enfant de chœur. Il est violent et possède un 9mm. Bien qu’il n’ait dans l’immédiat pas prévu de s’en servir contre le jeune Trevor, il n’a pas manqué de le menacer après que ton protégé ait réussi à lui filer entre les doigts durant une tentative de passage à tabac.
Trevor te réclame de l’aide ne sachant que faire. Comment vas-tu réagir, seras-tu en mesure de l’aider ?

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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 11 Mar - 14:39

J'ai à peine le temps de me mettre au fond du canapé que quelqu'un tambourine à ma porte avec insistance. N'aimant pas ça, je m'empare de mon flingue et regarde Konroe, lui faisant signe de se tenir prêt. Il se lève et se place près du mur d'entrée de la pièce, arme à la main, tandis que j'approche doucement de l'entrée alors que les coups continus. J'enlève la sécurité de mon Beretta, m'adossant au mur, entre le buffet et la porte.

" C'est qui ?! " Demandé-je de ma voix forte et agressive. Regardant mon pote qui se tient également à l'affut.
Trevor : Melvin ! Melvin c'est moi ! Ouvre, vite !

Trife ? Immédiatement, je baisse ma garde et ouvre la porte. L'adolescent déboule dans l'entrée, essoufflé. Arme au poing, je vise l'extérieur et cherche une cible, pensant qu'il est poursuivi pour être dans un tel état. Ne voyant rien de particulier, je claque la porte et me tourne vers lui.

" Qu'est-ce qui se passe bordel ? "

N'ayant pas apprécié sa manière de frapper à ma porte, je ne peux m'empêcher de lui parler agressivement. Il passe sa main sur sa tête, plié en deux pour reprendre son souffle, puis se relève en me regardant dans les yeux dans lesquels je remarque une certaine crainte.

Trevor : J'ai un gros problème... J'ai....
" Putain mais parle ! "
Trevor : J'ai arnaqué un mec et il veut me buter.
" Quoi ? Comment ça t'as arnaqué un mec ? "
Konroe : Viens t'assoir gamin.

Trevor s'exécute et s'assoit sur le pouf, tandis que je reste debout, comme Konroe. Je regarde le jeune homme, insistant du regard pour qu'il crache le morceau. Il souffle un coup et m'explique enfin.

Trevor : J'lui ai vendu des pièces de scoot', pas bonnes. Myke s'en est rendu compte... Myke, c'est le mec en question... Alors il veut que je le rembourse mais voilà il peut toujours rêver... sauf qu'il a appelé son grand-frère, c'est un black violent et il a un flingue, il a voulu me frapper et m'a menacé avec, mais j'ai réussi à me casser... et je suis là... Melvin aide-moi...

C'est quoi cette histoire de gamins ? Je soupire, n'aimant déjà pas la réaction qu'a eue Trevor face à une telle situation. Courir jusqu'ici comme s'il avait la mort à ses trousses pour finalement me demander de l'aide sur une histoire qui ne me concerne pas, ça ne me plaît guère. Je fusille le gamin du regard, contourne la table et m'assois sur le canapé, penché vers l'adolescent, les avant-bras posés sur les genoux, l'air grave.

" Tu te comportes comme une fiotte et tu me demandes de l'aide ? ", il baisse les yeux, ne répondant pas. " T'as de quoi ne pas être fier négro. ".

Je suis dur et Konroe ne manque pas de me le faire comprendre en se raclant la gorge. Je retourne mon attention sur Trife qui ne sait plus où se mettre.

" C'est qui ces mecs ? "
Trevor : ... Myke a mon âge... son frère a dans les 20ans...
" Ils habitent où ? "
Trevor : Pas très loin d'ici... Dit-il d'une faible voix, n'osant plus me regarder.

Je pose mon arme sur la table et repense au fait que je lui en avais donné une par le passé. Je lui demande alors s'il l'a sur lui et il me répond que non, qu'il l'a laissé chez sa tante qui l'héberge encore, sachant qu'il n'y retourne pas souvent.

" Tu te permets d'arnaquer les gens sans prendre de précaution, négro, et après tu t'étonnes qu'on veuille te régler ton compte ? Si je t'ai donné cette arme c'est pour te protéger, pauvre con. T'es débile ou quoi ?! Tu dois te comporter en homme, les années bac à sable c'est fini mec ! Fous-toi ça dans le crâne ! ", dis-je en lui tapant la tête du bout du doigt, " T'as vu ce qui nous entoure, gamin ? On est à Vallcenson putain, tu peux te prendre une balle pour des conneries, t'en as conscience ? Tu joues avec le feu et tu viens me voir pour que je t'aide... putain, c'est pas comme si tu pouvais pas lui casser la gueule à ce Myke ! "
Trevor : Mais... mais son frère il est armé...
" Et toi aussi, si tu prenais ton flingue avec toi. "

Il se lève brusquement, me tournant le dos, m'annonçant qu'il ne veut pas me déranger plus longtemps. " Pose ton putain de cul ici, négro ", voyant qu'il ne le fait pas, je hausse le ton, " tout de suite ! ". Il se retourne et s'assoit, au bord des larmes. " Comportes-toi comme un homme et arrête de chialer. On n'arnaque pas nos frères, soit t'es réglo soit tu l'es pas, t'étonnes pas de ce que ça apporte. ".

Je serre les dents, il a encore beaucoup de choses à apprendre mais je ne peux pas le laisser dans sa galère. Je lève les yeux vers Konroe qui semble en accord avec moi, puis reviens sur Trevor, lui annonçant qu'on va l'aider.
Il opine du chef et ose enfin me regarder, les yeux brillants mais emplis de rage. Je me lève et me dirige vers la salle de bain, enfilant un sweat bleu marine à capuche par-dessus mon tee-shirt blanc. Je reviens à l'entrée et chausse mes Timberland beiges.
" On y va. Konroe, donne-moi mon gun. "

Trevor se lève, Konroe me rejoint et me donne mon Beretta que je cale à ma ceinture, sous mon haut. Je passe devant, suivis des deux hommes. Nous traversons l'allée et montons dans ma Cadillac garée devant le pavillon. Trevor s'installe du côté passager et Key a toute la banquette arrière pour lui. Je démarre. Trife va devoir faire ses preuves.
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Transcender

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mer 13 Mar - 18:53

Tu as décidé de venir en aide à Trevor. Mais comment vas-tu t'y prendre pour y arriver ? Plusieurs solutions s'offrent à toi mais elles ne sont pas toutes bonnes à prendre.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 17 Mar - 19:48

[Toutes mes solutions sont bonnes à prendre Razz]

Nous devons aller à Campton pour y trouver le fameux Myke et son grand frère. D'après Trevor, ils vivent avec leur mère dans un pavillon et doivent sûrement s'y trouver à l'heure actuelle. Après m'avoir donné ces quelques détails, Trife reste silencieux. Assis du côté passager, il se contente de regarder à l'extérieur sans dire un mot. Konroe reste lui aussi silencieux mais est beaucoup moins tendu que le jeune Afro-américain. Alors que je conduis tranquillement en gardant un œil autour de moi, je finis par capter l'attention du gamin en brisant le silence.

" Tu sais ce que tu vas devoir faire, petit frère ? "

Il tourne enfin la tête vers moi, triste et préoccupé. " Les tuer, c'est ça ? ", me dit-il d'un air absent. Je souris puis soupire, reprenant la parole. " Non frère, tu vas agir comme un homme et arrêter de te défiler. Ce Myke, je veux que tu lui casses la gueule, que tu lui montres ce que tu as dans le ventre, négro, que tu prennes tes couilles en mains une bonne fois pour toutes. "

Il opine du chef, avalant sa salive. Je garde le silence jusqu'à ce qu'il daigne enfin me répondre. " Il est plutôt fort... ". En entendant ces paroles je ne peux m'empêcher de soupirer et de hausser le ton. " J'en ai ras le cul que tu te défiles négro. Y a quelques mois tu me disais que tu voulais devenir comme moi. Bordel, comment tu crois que j'ai réussi à rester en vie ces 36 putains d'années ? Pas en agissant comme une fiotte, mec ! Comme ça tu sais ce qui va t'arriver gamin ? Ils finiront par te trouver chez toi sans que tu t'y attendes et dis-toi bien une chose petit, ce sera pas pour jouer aux dés avec toi ".

Il ne dit plus rien et une fois de plus, il n'ose plus me regarder dans les yeux. Je me concentre de nouveau sur la route, le laissant digérer ce qu'il vient encore d'entendre. Konroe reste discret, il sait très bien que cela ne le regarde pas mais je sais qu'il est d'accord avec moi. On peut crever d'un moment à l'autre sans même s'en douter. Même en ce moment, je peux me faire trouer le crâne alors que je roule dans Vallcenson. Qu'elle me soit destinée n'aurait aucune importance, tout ce qu'on retient c'est que je peux passer de vie à trépas en une seconde, à l'angle d'une rue ou même chez moi. Alors autant vivre sa vie la tête haute et ne pas se défiler au moindre problème. Je n'ai jamais vécu ainsi, je fuis si je n'ai vraiment pas le choix, mais aujourd'hui Trevor a bel et bien ce choix. Je veux que ce gamin prouve enfin qui il est et fasse autant ma fierté que la sienne.

Trevor : C'est là..., dit-il en me montrant du doigt un pavillon.

Je ralentis et me gare sur le bord de la route, face au pavillon. J'éteins le contact et regarde Trevor qui fait de même.

" Prends ton courage à deux mains, Trife. Tu vas casser la gueule à ce Myke et ne crois surtout pas que tu es plus faible que lui. Prouve enfin que tu es un homme. Tu as fait une connerie, cette histoire peut aller loin mais maintenant c'est trop tard pour revenir en arrière. Ils t'ont menacé, t'ont pointé un flingue sur la gueule et je ne veux pas que tu te caches... montre-leur ce que tu as dans le ventre, négro. OK ? "

Il hoche positivement la tête et prend une grande inspiration. Je lui tends la main pour qu'il me tcheak, ce qu'il fait sans plus attendre. Je reprends la parole au moment où il ouvre la portière.

" On est derrière toi. "

Il ne dit rien et sort du véhicule. Alors qu'il se dirige vers le pavillon, j'empoigne mon Beretta et regarde attentivement la scène. Le fameux Myke ne met pas longtemps à sortir de chez lui, balançant des épaules et cherchant à impressionner son adversaire. Ce dernier reste de marbre, je les entends se répondre et s'insulter. Les deux jeunes-hommes se tournent autour, l'un prêt à frapper l'autre.

Konroe : Tu crois qu'il va s'en sortir ?
" Il a tout intérêt, frère. J'en ai ras le cul qu'il se laisse faire et agisse comme une lopette. "
Konroe : Tu ne pourras peut-être pas le changer de cette manière...
" Je pense le contraire. Ce mioche était tout seul, la risée de tous, c'est ça qui le pousse à fuir. Moi j'veux faire de lui un homme. J'étais une merde avant, Key, mais j'agis pas comme ça. "
Konroe : T'as un peu trop tendance à croire qu'il est comme toi.
" Il me rappelle un peu qui j'étais, frère... "
Konroe : ... Mmmh... J'ai du mal à croire que t'étais comme ça.
" Comme ça, non, mais comme lui malgré tout... Bref... "

Il ne rajoute rien et tourne la tête vers la bagarre qui vient de commencer. Trevor se déchaine et met à terre le fameux Myke qui reste tout de même nerveux et réussi à inverser la situation. Même si Trevor a des difficultés pour se battre, je ne compte pas intervenir. Je veux qu'il se confronte à la réalité... à sa réalité. Les coups qu'il se prend, il les mérite. Maintenant, c'est à lui de se défendre coûte que coûte. Ce qu'il ne tarde pas à faire. Les deux adolescents se relèvent et se font face. Trevor se jette sur son ennemi et, étonnamment, lui décroche une puissante droite qui fait perdre l'équilibre. Myke se redresse et fonce tête baissée, entourant Trife de ses bras alors que ce dernier lui donne des coups de poing dans la tête, le forçant alors à lâcher cette prise ridicule. Finalement, Trife n'est pas si faible qu'il en a l'air. On voit une certaine rage dans ses coups. Ma présence y est peut-être pour quelque chose car je sais qu'il veut bien faire devant moi.

Myke se met à beugler et Trevor le fait tomber. Mais les choses commencent à se gâter. Un Afro-américain plus vieux qu'eux sort de la baraque d'un air menaçant. Je n'entends pas bien ce qu'il se dit mais instinctivement ma main gauche se porte vers la poignée de portière.

" Tu prends le petit, je prends le grand "

Et je fais bien de sortir de la bagnole car Trevor se retrouve avec un 9mm pointé sur son crâne.

- T'oses venir ici p'tite merde et t'en prendre à mon frère ? J'vais t'faire regretter ça !

Trevor ne bronche pas, tournant le dos au fameux grand frère armé. Ce dernier n'a même pas le temps de me voir venir que je lui pointe déjà mon flingue sur la joue. " Tu ferais mieux de t'en prendre à un mec à ta taille, salope. "

Du coin de l'oeil, je vois que Konroe braque son gun sur le gamin qui est au sol.

- Putain t'es qui toi ?!
" Celui qui va réduire ta vie en poussière si tu baisses pas ton arme. "
- Hahaha ! Tu crois que tu me fais peur ?
" Je ne crois rien, mais tu devrais... "
- Va te faire enculer !

J'ai tout juste le temps de me jeter sur lui qu'un tir part dans la nature. Sans me poser de questions, je relève le grand frère et lui fout un puissant coup de tête qui le fait de nouveau tomber par terre. J'écrase sa main de mon pied, l'obligeant à lâcher son arme que j'envoie valser plus loin avant de shooter dans la sale gueule de ce bouffon qui crache déjà son sang. Sans lui laisser le temps de récupérer, je le chope par le col de son tee-shirt et prends la parole d'une voix glaciale.

" Pauvre merde... Assures-toi qu'il n'arrive rien à Trevor et que ton petit con de frère reste tranquille, sinon je serais beaucoup moins amical... "

Il ne répond pas mais son regard en dit long. Je le relâche brutalement et ordonne à mes acolytes de monter dans la bagnole. Arme toujours en main, je crache au visage du mec avant de lui tourner le dos. Konroe regarde dans ma direction, s'ils tentent de me descendre ils se feront refroidir avant de me toucher et apparemment ils l'ont bien compris. Je reprends place derrière le volant de ma Cadillac et constate que Trevor a le sourire. Sans perdre une seule seconde de plus ici, je démarre et nous quittons les lieux en vitesse dans un crissement de pneus.

" Alors tu vois que tu t'es bien démerdé ! "
Trevor : Ouais, j'suis prêt à recommencer !
" Va pas trop vite en besogne, p'tit frère. Maintenant tu vas rester calme et retenir la leçon. J'veux pas d'une fiotte qui s'amuse à arnaquer les autres. Fais en sorte qu'ils aient confiance en toi, mec. Et évite de te faire trop d'ennemis. Ces mecs-là sont bien capables de te retrouver. Alors fais attention et ne sors plus sans ton flingue, la prochaine fois... "
Trevor : Tu crois que je vais encore avoir besoin de l'utiliser ? ...
Konroe : Réveilles-toi gamin, c'est pas le paradis ici et maintenant t'as des ennemis. Alors ouais, tu vas sûrement devoir l'utiliser un de ces quatre. On sera pas toujours là pour faire le sale boulot à ta place !

Il va devoir assumer ses erreurs. Au fond, je sais que cette histoire peut très mal tourner mais j'ose espérer que ces bouffons ne voudront pas se venger une nouvelle fois.

" Est-ce qu'ils savent où tu crèches ? "
Trevor : Non, je crois pas.
" OK... Je te ramène chez ta tante. "
Trevor : Oh non Melvin !
" Discute pas. Je veux que tu y restes tranquille... "
Trevor : Elle va encore me faire chier et me poser un tas de questions...
" Je m'en bas les couilles, frère. Je te ramènes et t'y restes, à moins que tu veuilles te faire descendre cette nuit ? "
Trevor : Non...
" Alors fait ce que je te demande. "

Il accepte, à contre cœur. Je me dirige vers Belezza Avenue, là où sa tante habite. Je le dépose chez elle, m'assurant qu'il entre bien dans le pavillon, puis repars chez moi, à Calowell.

Konroe : Quand je pense que j'ai même pas fini ma bière.
" T'inquiète frère, elle t'attend toujours. "
Konroe : J'espère bien !
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Transcender

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mer 20 Mar - 1:54

Melvin Nikita, bien que ce choix vous obligent à rester sur vos gardes, tu as préféré éviter de parler par les armes mais plutôt par la force des poings. Vos ennemis semblent avoir compris le message. Du moins pour l'instant.

(2294) +52 points de réputation
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mer 11 Sep - 17:46

~ "First meeting" ft. Kalynda T. Ealy

Avec tout ça, je n'ai même pas pensé à bien la regarder pour voir l'ampleur des dégâts, ni même à lui demander comment elle se sent. Quittant quelques instants mes rétroviseurs et la route, je remarque qu'elle cache son visage et de toute manière, la pénombre n'aide pas. Je soupire, jetant un énième coup d’œil autour de nous. D'une voix plutôt faible, elle s'excuse de m'avoir inclus "là-dedans", rajoutant qu'elle aurait dû m'empêcher d'intervenir. L'absurdité de ses propos me fait grincer des dents, mieux vaut ne pas répondre et me concentrer sur la route. Pour l'heure, aucune voiture ne nous suit et celles que nous croisons disparaissent assez vite. La pression redescend, mais je garde une dose de méfiance jusqu'à tourner dans ma rue, en plein centre de Calowell. Au même moment, Kalynda reprend la parole, vraisemblablement douloureuse. Encore une fois, je garde le silence et regarde ailleurs, remarquant la voiture de Konroe garée devant chez lui, à deux pavillons du mien. Je ralentis et me gare devant mon garage. En éteignant le contact, je me tourne enfin vers ma passagère et brise le silence.

" Tu m'expliqueras ça dans quelques minutes. "

Je descends de ma bagnole et fais le tour, rangeant mon flingue à ma ceinture en regardant partout autour,  jusqu'à arriver à la portière côté passager que j'ouvre, invitant Kalynda à me suivre. Constatant que la pluie s'est calmé, je monte les trois marches du perron et ouvre les deux portes de mon pavillon, laissant entrer la demoiselle et constatant l'étendue de ses blessures. Elle doit avoir de sérieux problèmes pour qu'un homme n'ait aucun remord pour amocher un si joli visage. Je soupire et balance mes clés sur le meuble d'entrée après avoir verrouillé la porte. Sans perdre une seconde, je me dirige vers ma chambre, la laissant en plan quelques instants, le temps de lui trouver de quoi se changer. Je prends le premier t-shirt qui me tombe sous la main, l'un des miens, mais me stop net en percutant qu'elle ne pourra pas mettre un seul de mes pantalons. Je me tourne alors vers la commode où Shaïka mettait certaines de ses fringues, sachant qu'elle en a laisser ici. J'ouvre tous les tiroirs jusqu'à tomber sur deux-trois vêtements. Par chance, la mère de mon fils a laissé un de ses vieux pantalon de survêtement gris ayant du vécu derrière lui.

Je sors de la chambre et lui donne les fringues. " Va dans la salle de bain pour nettoyer tout ça, ton nez n'a pas l'air cassé... mais tu trouveras une trousse de soin à l'entrée, sur les meubles à gauche... ", dis-je en marchant jusqu'à la salle de bain, situé dans le couloir, pour lui ouvrir la porte et la lumière.

Une fois qu'elle s'y trouve et que j'entends l'eau couler, j'enlève ma chemise et regarde par les deux fenêtres du salon, de l'extérieur on ne peut rien voir grâce aux stores et aux rideaux. Je pose mon Beretta sur la table basse et prends mon téléphone.

Konroe : Ayyo mec. Alors, tu l'as rattrapé ? Ha haaa...
" Écoute frère, c'est la merde. Elle est avec moi là. "
Konroe : C'est une bonne chose ça !
" Non, je t'expliquerai plus tard mais garde un œil dehors, j'ai besoin que tu me préviennes si jamais tu vois une bagnole ou quelqu'un de suspect. "
Konroe : Euh... ouais, OK, ça marche. Ca va mec ?
" Je sais pas. Je te rappelle plus tard. Préviens-moi. "
Konroe : Pas de problèmes.

Je raccroche et soupire. Normalement, nous n'aurons aucun problème ce soir, personne ne nous a suivi et la rue est déserte.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mer 11 Sep - 22:26

Elle se retrouva très vite dans le beau pavillon de Melvin. Elle oublia un instant sa douleur, constatant avec surprise la beauté des lieux. Bon, c’était pas un truc de fou, mais il était clair que le mec était plutôt bien loti. Ses yeux s’ouvrirent en grand, comme s’ils étaient captés par un confort qu’elle pensait ne jamais réussir à atteindre. C’est vrai, elle, elle avait toujours vécu dans la pauvreté, au mieux dans la modestie d’un petit studio dans le centre ville de Haven Field. En effet, on ne pouvait pas dire qu’elle avait eu une vie de rêve, ni que c’était la femme dont tout le monde rêvait. Peu d’études, enfance difficile, mauvaises fréquentations et peu d’argent, l’afro-américaine n’avait que sa passion et son talent de la danse pour elle.

Bref, après être sortie de ses pensées les plus folles et les plus nostalgiques, Kalynda se mit à attendre le retour de Melvin patiemment, tâtant de temps à autre ses douloureuses côtes ainsi que les parties de son visage touchées. Il revint assez vite avec deux fringues assez simples, elle remarqua d’ailleurs du premier coup d’œil que le haut n’allait pas avec le bas. Habitait-il avec une femme ? Elle stoppa net ses délires, de toute façon ça ne la regardait pas. Et ce n’était pas parce qu’il lui avait sans doute sauvé la vie ce soir qu’elle devait considérer qu’elle avait ne serait-ce qu’une once d’importance à ses yeux, étant donné qu’ils se connaissaient à peine.

Elle réceptionna donc les affaires et s’engouffra dans la salle de bains qu’il lui avait indiqué. Doucement, elle marcha, tituba un peu tout en veillant à ne pas s’effondrer de fatigue et de douleur. Se retrouvant donc dans la pièce, elle attrapa du bout des doigts la trousse de soins qui se trouvait sur le meuble à gauche. Elle posa son regard sur la grande glace qui ornait son lavabo et elle s’arrêta devant le reflet qui lui était renvoyé. Sa capuche était baissée, et la seule belle chose qui lui restait était sa belle chevelure tombant en cascade sur ses épaules. Elle posa ses deux mains sur sa mâchoire puis sur ses lèvres tour à tour, les plaies commençaient déjà à cicatriser, le sang à coaguler. Le contour de son œil gauche se parsemait d’un léger bleu au fil des minutes. Elle resta là, un peu, à observer le résultat d’une soirée désastreuse, avant de se décider à se déshabiller.

Et avant de soigner ses plaies, il était bien plus convenable et agréable pour elle se de débarrasser du surplus de sang qui avait encrassé son corps en prenant une douche. Elle ota donc sa doudoune, puis son haut et son jean ainsi que ses chaussures au fur et à mesure. Se retrouvant en sous vêtements noirs tout simple, elle porta un regard plus critique sur les bleus qui se formaient sur son buste. Fort heureusement, il lui sembla qu’aucune côte n’était cassée. Elle n’était pas médecin, loin de la, mais en tous cas elle voulait s’en persuader. Et puis ce n’était pas le genre de femme à se plaindre envers et contre tous.

Elle retira tout entièrement avant de vérifier que la porte était bien verrouillée. Elle laissa couler l’eau pour la chauffer à sa convenance, avant d’entrer dans la grande baignoire qui s’offrait à elle. Elle attrapa le pommeau de douche et laissa l’eau couler le long de son corps, se délectant du plaisir que ce moment de douceur lui donnait. Elle utilisa le premier gel douche qu’elle trouva et lava entièrement son corps lentement, se débarrassant à la même occasion de la saleté et du sang accumulés en quelques heures ce soir. Elle ne resta qu’un quart d’heure à se laver, puis sortit pour s’occuper de ses plaies. Elle les désinfecta une à une, grimaçant à certains instants, s’efforçant de rester la plus froide possible face à la douleur. Elle nettoya son visage et mit un petit pansement sur sa lèvre. Maintenant, il ne restait plus que quelques bleus, qui devenaient certes imposants, mais qui la dégradaient bien moins selon elle que des trainées de sang dégueulasse.

Elle observa son corps nu dans la glace et caressa ses cuisses, son ventre, sa poitrine, doucement. Les vestiges de plusieurs longues années passer à s’entretenir, en plus de son métissage qui lui avait donné un corps filiforme et légèrement musclé de nature. Elle lâcha un grand soupire avant de s’habiller très vite avec les affaires qu’il lui avait donné. Le tee shirt était deux fois trop grand mais le jogging en coton gris semblait fait pour elle. Elle se regarda une dernière fois dans la glace pour arranger ses cheveux, mit ses propres affaires de côté en prenant soin de mettre son téléphone dans sa poche, et sortit finalement dans le couloir. Elle posa ses yeux sur la déco très sobre et déambula très lentement dans le couloir. Un peu gênée, peu à l’aise, elle ne savait ni ou aller, ni ou Melvin se trouvait. En même temps, elle était déjà en train de réfléchir à ce qu’elle allait lui dire, à ce qu’elle allait faire pour finir la soirée, à comment elle allait retourner chez elle. Un tas de questions tournaient dans sa tête, comme d’habitude, mais aucune n’allaient trouver de réponse ce soir.

Aucune, sauf une : En marchant discrètement, elle tomba sur Melvin qui était de dos, dans le salon, visiblement en train de regarder par la fenêtre. Et elle avait remarqué quelque chose qu’aucune femme n’aurait loupé : Le torse musclé et surtout nu du beau black. Kalynda prit appui sur le mur, baissant son regard sur le sol par pudeur. Ouais, c’est vrai c’était bizarre : Il était loin le jeune âge prude et vierge de ses 16 ans, mais malgré son vécu elle était également loin d’être du genre à se dévergonder. Elle laissa passer quelques secondes de silence avant de se racler la gorge, attestant ainsi de sa présence.

Kalynda : « Voilà… Je crois que je suis mieux comme ça, et… quand même plus à l’aise. Et j’ai moins l’air d’une pauvre fille de bas étages. » dit-elle, d’une voix claire, le visage un peu plus ouvert et souriant et faisant preuve d'une autodérision à toute épreuve.

Elle finit même par rire de bon cœur pendant plusieurs secondes, avant de reprendre la parole en haussant les épaules. La douleur était là, mais elle apprenait à vivre avec. Ce qu’elle voulait surtout, c’était se détendre et s’excuser pour l’attitude étrange qu’elle avait eu avec lui depuis le début. Sa voix était hésitante, elle cherchait ses mots pour ne pas dire une connerie de plus. Elle esquissait une moue tantôt désabusée, tantôt plutôt mignonne.

Kalynda : « Écoutez… Merci, merci vraiment pour tout mais vous n’êtes pas obligé de faire tout ça. Là en ce moment, j’ai besoin de tout sauf d’avoir  les problèmes que je vous cause sur la conscience… - Elle se tut un peu, avant de reprendre – Bon… on peut dire que c’est pas commun pour une première rencontre. »

Elle le regarda longuement, petit sourire scotché au coin de ses lèvres. L’atmosphère se détendait petit à petit. Et puis après tout, tout ce qu’il faisait pour elle méritait au moins une pointe de confiance, même s’ils se connaissaient très peu. Elle se pinçait les lèvres et triturait ses cheveux à la manière d’une femme enfant, tout en jouant avec son tee shirt trop grand. Elle était peu à l’aise vis-à-vis de la situation, et ça se voyait. C'était pas tous les jours qu'elle se trouvait chez un bel inconnu de la sorte. Comment la soirée allait-elle continuer ? Elle était obligée de se confronter à des explications tortueuses, alors autant mettre les pieds dans le plat. C’était ce qu’elle avait l’intention de faire dans les minutes qui allaient suivre.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Ven 13 Sep - 19:22

Mes vêtements humides me dérangeant, j'entre dans ma chambre afin de me changer. L'air est lourd, le ciel est couvert, je troque alors mon baggy Enyce contre un pantalon de survêtement Adidas bleu marine, chopant au passage un t-shirt basique blanc. En passant devant la porte de la salle de bain, j'entends que l'eau coule en abondance. Pendant que Kalynda est sous la douche, je m'engage dans la cuisine pour y faire des œufs brouillés accompagnés de bacon cuit et de pain de mie. Après cette soirée, je commence à avoir la dalle et je suis sûr que mon invité aussi. De toute façon, en cas de problème, Konroe me joindra au plus vite sur mon téléphone rangé au fond de ma poche. Je laisse un instant ma préparation seule pour me diriger vers le salon et regarder une dernière fois par la fenêtre, constatant que rien ne bouge dehors et que l'averse reprend de plus belle. L'air est lourd, un ciel noir tombe sur la ville, l'orage approche...

Un raclement de gorge me tire de mes pensées. Je me retourne et vois Kalynda nageant dans un de mes t-shirt, mais remarque que le pantalon de mon ex-femme lui va parfaitement... en la voyant, je me rappelle Shaïka. Je reprends mes esprits après quelques secondes d'inattention, souriant à la remarque de Kalynda que j'ai pourtant écouté d'une oreille distraite. La voyant légèrement gênée par ma présence, j'enfile le t-shirt que je tiens dans la main et me décroche de la fenêtre pour filer vers la cuisine, revenant aussitôt avec deux assiettes pleines que je pose sur la table basse. Au même instant, son sourire se dissipe et elle reprend un air sérieux, me disant que je ne suis pas obligé de faire tout ça pour elle. Certes, mais je n'ai pas réfléchi et il est maintenant trop tard pour faire machine arrière. Quoi qu'il en soit, je ne regrette pas... et même si cela m'amène des problèmes, je sais que je ne lui en voudrais pas.

" Rien n'est commun ici... "

Je me tais un instant et la regarde, serrant les dents en voyant son visage meurtri. " Tu vas m'expliquer ça en mangeant... ", dis-je en faisant un signe de tête vers le canapé pour qu'elle s'y assoit, tandis que je prends le pouf africain en face. Sans attendre, je prends mon assiette et ma fourchette, commençant à bouffer. " Je t'écoute... après tout ça, je crois que je mérite une bonne explication. "

Pour qu'un homme amoche une si belle femme, je ne m'attends certainement pas à des petits problèmes. Plus je la regarde et plus je prends conscience qu'on a sûrement aggravé les choses ce soir. Si elle s'en veut tant, c'est aussi parce qu'elle ignore quel genre d'homme elle a en face d'elle à l'heure actuelle...
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Sam 14 Sep - 15:10

Bon. Il allait falloir penser à comment aborder les choses. L'assiette dans une main, elle s'assit dans le canapé après que Melvin lui ai indiqué, ne manquant pas de le remercier encore une fois, un peu discrètement. Elle le regarda se mettre à l'aise en le suivant des yeux, avant d'abaisser son attention sur son assiette chaude. Elle avait un peu faim c'était net, mais il fallait avouer que son esprit et son estomac étaient tous deux tiraillés par autre chose qu'une faim sans vergogne. Lentement, elle agrippa sa fourchette du bout des doigts et la planta dans la plâtrée d’œufs et de viande, pour enfin porter les aliments à sa bouche. Elle l'ouvrit doucement, et vraiment pas beaucoup : sa mâchoire était encore un peu trop fragile pour engloutir tout ce qu'elle aurait voulu. Kalynda mâchouilla une puis deux bouchées sans complexes tout en prenant soin de ne pas faire de mouvement brusques. Enfin, une fois qu'elle eut finit le premier round qui apaisait un peu sa faim, la grande brune se cala un peu mieux dans le fond du canapé, sur l'angle, avant de croiser ses deux jambes et de poser son assiette sur sa cuisse.

Est-ce qu'il fallait enjoliver le truc ? Aller à l'essentiel, directement ? Elle avait du mal à évaluer son interlocuteur, et du mal également à se dire qu'elle allait se livrer comme rarement elle l'avait fait ces dernières années. Surtout sur cette histoire de merde qui la hantait jours et nuits. Mais après tout, malgré ses appréhensions, Melvin semblait avoir raison : Elle lui devait une meilleure explication que deux mots qui se battent en duel juste pour faire une jolie excuse bidonnée. Elle haussa instinctivement les épaules et inspira profondément, comme pour se donner un peu de courage. Ouais, plus les secondes défilaient, plus il devenait impossible de faire marche arrière. C'était un risque à prendre. Et la manière dont elle aborda les choses était plus que directe.

Kalynda : "Mon frère s'est fait tué dans un règlement de comptes il y a un peu plus d'un an. Un truc lié aux latinos. Même si  le lien n'a jamais été fait et que rien n'a été prouvé, moi je le sais. Je le sais parce que je suis indirectement responsable." Elle s'arrêta de parler, déglutissant avec difficulté. C'était la même chose à chaque fois qu'elle abordait le sujet, elle ne s'en était pas remise et elle était sûre qu'elle aurait du mal à s'y faire.

Elle passa le revers de sa main gauche sur son visage, s'efforçant de rester digne face à ce grand black que rien ne semblait impressionner. Elle refoulait ses sanglots tant bien que mal, il était hors de question pour Kalynda de se ridiculiser encore une fois devant lui en passant pour une petite fille de quartier totalement impuissante face à sa vie. Elle dégageait une sorte de fragilité et de force en même temps, quelque chose d'indescriptible quand on ne la connaissait pas, quelque chose qui donnait tantôt envie de la protéger, tantôt envie de l'abandonner seule face à son destin.

Kalynda : " Il n'y a qu'une personne dans la famille a avoir été liée à des hispaniques : Moi. J'étais jeune, et je pensais naïvement que l'amour n'avait pas de frontières, pas de couleurs, pas de classe sociale... Enfin, toutes les conneries qu'on peut raconter aux gosses, vous voyez. Le genre de truc qui vous prend aux tripes et au cœur tellement vous y croyez dur comme fer."

On ne l’arrêtait plus. Et pour cause, elle avait décidé de tout lui dire d'une traite, histoire que la sentence de ses souvenirs lui paraisse moins longue, surtout pour qu'elle se sente jugée potentiellement moins longtemps par son interlocuteur. Kalynda ne savait pas encore si elle devait parler du pire dont elle avait été victime à cause de ces mêmes personnes. C'était le genre de truc qui l'humiliait encore beaucoup, et elle se gardait très volontiers d'en faire part aux gens. Ses yeux se posaient alternativement sur son visage et sur la fenêtre dont les stores dévoilaient encore l'averse qui commençait à reprendre, mélangée au bruit du tonnerre qui s'intensifiait au gré des minutes. Elle continua, tout en y mettant les formes finalement.

Kalynda : "Issa m'a sortie de pas mal d'embrouilles à l'époque... Bref, on est arrivés à Haven Field il y a trois ans. J'pensais que tout était fini mais ... - elle rit un peu nerveusement - ... mais quelle blague, ici c'est pire que n'importe ou ailleurs. Il a été pris dans un engrenage de trafics de merde, il s'est retrouvé à faire affaire avec ces mêmes personnes. J'ai pas été assez forte pour faire ce qu'il avait  fait pour moi à l'époque. Il s'est fait descendre en pleine rue, j'étais là."

Son regard se perdit un peu dans le vide, elle se remémorait la scène encore vivante dans ses yeux et son esprit.



Kalynda hocha sa tête de droite à gauche comme pour se sortir de ses pensées. De toutes façons, Melvin n'avait pas besoin d'en savoir plus. Sa culpabilité était l'une des choses les plus difficiles à assumer pour elle jusqu'à ce jour, même si certains lui affirmaient que ce n'était pas de sa faute. Elle s'éclaircit la voix, avant de reprendre :

Kalynda : "Les flics ont classé l'affaire, cette bande de vendus avait toutes les preuves qu'il fallait, mais ils ont décidé de fermer les yeux à cause de je ne sais quelle pression ou chantage..."

Elle lâcha un immense soupire, une sorte de soulagement à courte durée pour elle qui venait de se confier pour la première fois depuis plusieurs longs mois. Elle posa son regard sur le beau Melvin, s'efforçant d'esquisser un petit sourire en coin, avant de fourrer la fourchette pleine d’œufs dans sa bouche. Il fallait quand même faire honneur à ce repas préparé sur le pouce, même si elle attendait patiemment et avec un peu de doute une quelconque réaction de l'hôte.
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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Sam 21 Sep - 6:50

Tout en mangeant, je garde l’œil sur les expressions de Kalynda, n'imaginant pas une seconde quelle histoire elle va me fournir. Au fond, je suis curieux d'en savoir plus sur cette fille qui m'intrigue depuis que je l'ai rencontré. Je ne suis pas du genre à tout remettre sur le destin, mais force est de constater que ce dernier veut que nous nous rapprochons. Peut-être est-ce une bénédiction pour elle ? Qui sait, la vie est souvent étrange et ses messages sont parfois bien difficiles à cerner dans les premiers temps. Avec tout ce que j'ai traversé dans ma vie, un problème de plus ou de moins ne changera plus ma vision des choses. Néanmoins, cela peut tout changer. Ce soir, j'ai fait le choix d'aider cette parfaite inconnue tout comme j'aurais pu la laisser rentrer chez elle sans m'en soucier. Elle serait sûrement salement amochée à l'heure actuelle, voire peut-être morte au pied de son portail. Une victime de plus dans ces bas quartiers. Mais les bonnes étoiles existent. Je dois moi-même en avoir une pour encore respirer après tout ce que j'ai traversé. Des centaines d'hommes seraient morts à ma place, même si j'ai parfois l'impression que rien de tout cela n'est réel et que je vis dans un monde parallèle, peut-être une forme de mort. Après tout, ma vie est une impasse et je ne suis pas prêt d'en sortir. Un gouffre sans fond auquel je trouve parfois du plaisir. En bientôt trente-sept ans, j'ai appris à vivre avec moi-même mais également dans la bassesse de ce monde que je compte façonner à mon image...

L'explication de la jeune femme commence fort mais cela ne m'empêche pas de me remplir l'estomac. On a tous perdu quelqu'un ici, le décès de son frère est d'ailleurs quelque chose de banal pour moi, seule la difficulté de Kalynda me fait prendre conscience qu'elle a toujours du mal à s'y faire. Le deuil d'un être-aimé est long, parfois il ne se fait jamais. Je n'interviens pas, lui laissant le temps de trouver ses mots et le courage de me raconter cette histoire. Plus elle me fait part de son histoire, moins je mange. D'une certaine manière, ses mots me touchent, pas au point d'en être ému, mais au point de comprendre sa douleur. Lorsqu'elle me parle d'Issa, je remarque avec aisance une lueur puissante dans son regard, une sorte d'admiration mêlée à une mélancolie plus que tiraillante.

Elle a vu son frère mourir sous ses yeux, sans rien faire, sans même avoir le temps de le prévenir... elle doit se demander pourquoi lui mais pas elle ? La culpabilité la ronge, d'un sens elle a sa part de responsabilité mais ce n'est pas ce qu'elle voulait, sûrement pas non plus ce qu'elle imaginait.
Je pose mon assiette sur la table, bras sur les genoux, poings liés, le regard fixe sur cette afro-américaine triste à en crever. Lorsqu'elle parle des flics, je ressens une certaine révolte dans ses mots. Elle lâche un profond soupir, puis le silence retombe dans la pièce. Dehors, on peut entendre les sirènes de la police ainsi qu'un hélicoptère survolant la zone.

" La culpabilité ne te fera pas avancer, qu'importe ta part de responsabilité. ", dis-je durement. À quoi bon regarder en arrière et subir sans cesse ? " Tu dois te battre et faire ta propre justice. De ce que j'ai vu ce soir, tu subis, seule dans une merde noire. Tu crois que c'est ta punition ? Non... ", je hoche la tête négativement et repose mon regard dans le sien. " Mais tu ne m'as pas tout dit. Qui est ce Marco et qui était cet enculé tout à l'heure ? T'as peut-être pas envie de m'en dire plus, mais considère qu'on est maintenant deux dans cette merde... ", assurè-je dans un regard confiant. On ne se connait pas, mais la vie en a décidé autrement. Maintenant que les bases sont posées, je suis prêt à l'aider. Si elle avait quelqu'un d'autre pour s'en charger, elle ne serait sûrement pas ici ce soir et elle m'aurait sûrement demandé de la déposer quelque part ailleurs. Au lieu de ça, elle m'a suivi tête baissée, à croire que sa vie n'a plus tellement d'importance, qu'elle est prête à faire face à chaque situation même incontrôlable, au risque de rejoindre son cher frère...


Dernière édition par Melvin Nikita le Mer 23 Oct - 19:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 20 Oct - 16:56

Ouch. La, c'était la douche froide. Mais de toutes façons, qu'est-ce qu'elle espérait d'un mec "comme ça"? Un grand bonhomme qui semblait avoir tout vécu et qui sortait d'une des banlieues les plus difficiles du pays n'avait sûrement que faire des petits soucis de la belle. Ouais, c'est comme ça qu'elle le prenait. Un peu vexée au début, elle baissa son regard dans son assiette qui était posée sur ses genoux, en plein dans les œufs. Doucement, elle passa sa langue sur ses lèvres sèches puis sur la plaie présente sur la commissure de celles-ci. Le fort gout de fer la fit frémir un peu, la douleur était encore très présente mais elle commençait à s'y faire. Elle releva ses grands yeux noirs sur lui, fière, se rendant peu à peu compte qu'il n'avait peut-être pas si tort que ça. Comment était-elle sensée survivre ici si elle ne s'endurcissait pas ? On ne rattrape pas le passé, on ne peut que le contempler, et à nous de choisir si l'on préfère le faire avec les regrets et l'amertume ou en tentant de le combattre adroitement.

Elle hocha un peu la tête vers la droite, puis vers la gauche. L'ambiance était bizarre, tendue d'un côté mais paradoxalement aussi assez sécurisante pour la presque trentenaire. Les lumières éclairaient à peine les deux individus, la pluie battait son plein dehors, tout comme la nuit d'ailleurs. N'importe quelle pouffiasse aurait très certainement tué pour se retrouver dans sa position, dans l'appartement de ce beau mec au regard de tueur. Et en même temps, elle était même étonnée de ne pas voir de femme rappliquer dans le salon, avec eux, si elle notait le jogging qu'il lui avait filé pour la dépanner. Bref, elle inspira un bon coup, il demandait des détails mais elle ne savait pas si elle devait tout lui dévoiler, comme ça. Putain c'qu'elle était méfiante...

Kalynda :
" Cet enfoiré a fait la pire chose que l'on puisse faire à une femme. Vous m'excuserez si j'ai pas envie de rentrer dans les détails ce soir..." dit-elle en déglutissant douloureusement, comme si elle pouvait encore vivre la scène tellement elle n'avait pu oublier.

Son regard resta cependant planté dans celui de Melvin. Oui, elle lui devait bien ça, c'est clair, surtout qu'ils étaient ensemble dans la galère cette fois-ci. Mais elle restait fidèle à elle même et ne voulait pas tout dévoiler sur un coup de tête, à n'importe quelle rencontre qu'elle faisait. Elle était un peu têtue aussi, une vraie panthère sauvage qu'il aura très certainement beaucoup de mal à apprivoiser. Puis elle passa encore ses deux mains dans ses cheveux, tout en balayant une nouvelle fois la pièce du regard, et elle eu l'idée d'une petite boutade, enfin surtout une pensée qui lui restait en tête depuis quelques minutes déjà et qu'elle voulait verbaliser. Peut-être un moyen aussi de détendre l’atmosphère :

Kalynda : " Le jogging là... Vous êtes sûr ? 'Fin, j'voudrais pas que votre... votre femme débarque là en me trouvant dans ses fringues, j'me fais pas humilier plus de deux fois par jour, j'vous préviens."

Elle laissa échapper un petit rire, court, nerveux. Mais un sourire plus chaleureux, un peu malicieux même était né sur ses lèvres, et son regard s'était adoucit le temps d'un instant. Finalement, sa remarque était aussi un moyen d'en apprendre plus sur son hôte désormais.
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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 28 Oct - 0:18

[J'ai corrigé mon précédent poste, j'avais vu de ces fautes... comme Melvin au féminin, hum...]

La pluie battante rend l'ambiance particulièrement dramatique et à la fois puissante. On se croirait dans un film qui commence et où tout le reste de l'action se prépare. Au fond, la vie ici-bas ressemble à ces longs métrages. Les grandes différences ne sont autre que les personnages souffrent vraiment et que les morts ne se relèvent. Nous sommes tous les principaux acteurs de cette vie souvent difficile et bourrée d'injustices. J'ai appris à faire avec, je m'y suis même attaché car je suis bien incapable de me sortir de ce réel drame. Je suis fait pour cette vie, j'ignore seulement quand la Faucheuse s'emparera de moi. Avant cela, j'espère accomplir mes objectifs, loin d'être moraux et digne d'un homme "bien".

Une certaine froideur naturelle fait de moi ce que je suis, rien de surjoué, rien de fait pour impressionner. Bien que je m'étonne moi-même d'être si dur, par moment. Comme lorsque Kalynda baisse la tête et que je ne comprends pas immédiatement ce qui peut la blesser. Peut-être mon ton glacial, détaché et ma morale loin d'être celle qu'elle a l'habitude d'entendre. Je ne suis pas là pour la réconforter. J'ignore même pourquoi je suis là pour elle. Une femme que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam, rencontré ce soir, que mon instinct force à suivre. Je m'interroge, sachant pourtant que je n'aurais aucune réponse. Je ressens le besoin de l'aider et désormais, plus aucune marche en arrière ne sera possible. Comme je lui ai dit, nous sommes maintenant dans la même merde et nous apprendrons à nous connaître. Car sans le vouloir, je m'attache à elle, ce qui n'est clairement pas dans mes habitudes.

Restant méfiante, Kalynda prend tout de même l'initiative de me répondre, ne rentrant dans les détails. Ce que j'accepte sans piper mot. La pire chose qu'un homme puisse faire à une femme ? J'aimerais pourtant savoir. Sa pudeur me met sur plusieurs pistes. La moins grave, à mes yeux, n'est autre que la trahison, mais la plus importante serait le viol. Quoi de pire pour une femme que d'être forcée à se soumettre ? Par respect, je baisse les yeux et garde le silence.

Silence qui ne fait pas long feu, car la demoiselle - si on peut encore l'appeler ainsi - reprend la parole, bifurquant sur un sujet douloureux. Celui de la propriétaire du jogging, qui n'est autre que Shaïka.

Pour ne pas tendre davantage l'atmosphère qu'essaye de lisser Kalynda, je lui accorde l'ombre d'un sourire sur sa dernière remarque avant de baisser la tête, restant tout de même fier, cherchant ce que je peux dire.

" Pas de risque... ", finis-je par dire, calmement, relevant la tête vers l'afro-américaine, un léger sourire en coin, à la fois sympathique et mal-à-l'aise. 

Heureusement, des miaulements puissants au coin d'une fenêtre du salon détourne notre attention. Je me lève sans hésiter, prenant tout de même mon flingue au passage et me dirige vers la fenêtre, l'ouvrant en reconnaissant les plaintes de mon chat, qui rentre tout trempé, me regardant avant de filer dans le couloir où est sa gamelle de boulettes de viandes. Je referme comme ça l'était, profitant de jeter un œil à la rue déserte.

" Et elle n'aurait plus rien à dire ", poursuivis-je en me retournant vers Kalynda après avoir refermé. Mon regard est froid. L'arme à la main combinée à l'expression tendue de mon visage, on pourrait s'imaginer le pire venant de moi.

Je bloque mon flingue à ma ceinture en reprenant les assiettes pour les rapporter dans la cuisine et revenir aussitôt, posant mes yeux sur mon chat noir. Tiens... le soir où je l'ai recueilli était différent également... le besoin de jouer l'ange gardien comme aujourd'hui m'avait rapporté gros une fois le mystère résolu. Plusieurs kilos de drogues que je possède encore, bien planquée le temps de me remettre aux affaires. Clairement pas ici.

Je reste debout en arrivant dans le salon, fixant Kalynda. " Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ? "
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 17 Nov - 22:27

Ouais. Pour les informations, il allait falloir repasser. Le beau Melvin n'était pas très loquace, et s'il était aussi méfiant que la trentenaire, ça pouvait se comprendre. Elle resta un instant bloquée sur ses paroles, avant de finalement poser l'assiette d’œufs vidée aux trois quarts sur la table basse. Ça, c'était une bonne question. Qu'est-ce qu'elle allait foutre maintenant? Tout semblait se bousculer dans sa tête, et à ce moment précis elle aurait aimé passer pour une femme forte, une femme fière de ce qu'elle est et sûre d'elle et de ses convictions. Mais elle avait maintenant la certitude qu'elle était tout le contraire, du moins sûrement dans les yeux de Melvin. Elle se leva doucement, réajustant son tee-shirt sur sa chute de reins et replaça quelques mèches rebelles derrières ses oreilles. Sa main glissa presque machinalement sur sa mâchoire douloureuse, elle la tâta un peu, la massant même comme si la souffrance était promesse d'apaisement. La grande Kalynda fit alors quelques pas vers la fenêtre principale du salon qui était cachée par des stores à moitié fermés. Quelques rayons lumineux -émis par les lampadaires de rue- se faufilaient entre les lattes, elle en écarta d'ailleurs deux à l'aide de son pouce et de son index droits afin de jeter un œil sur ce qui se passait dehors. De sa main gauche, la danseuse palpait toujours sa mâchoire douloureuse, ne croisant plus le regard du gérant du centre de tirs pour l'instant.

Kalynda : "C'que je compte faire... J'vous dirais bien que j'irai chercher mes affaires demain pour prendre un autre appart, histoire de crécher tranquille pendant un bout de temps. J'vous dirais bien que demain je change de vie, je prend l'avion pour démarrer une brillante carrière de danseuse à Hollywood." Elle pouffe un peu, ravalant un rire un peu morbide ouais, tant sa vie était finalement tout le contraire de ce qu'on appelait le rêve américain. Ses yeux scrutent la parcelle de terre et de dalles qui orne l'entrée de la maison, puis vont s'abattre sur le trottoir visiblement deserté.

Elle laissa quelques longues secondes de silence passer, puis elle reprit la parole d'une voix posée, beaucoup plus terre à terre. Son regard abandonna la rue pour se loger dans les prunelles de son interlocuteur.

Kalynda :
"Non, en fait... Je sais pas quoi faire. Et j'ai conscience que ça craint parce que ça fait vraiment pauvre fille c'que j'vous dis. Je vais être obligée de gérer ça comme une grande, je peux plus reculer ni me cacher. J'ai pas les moyens de prendre un autre appart', même cette piaule pourrie a été dure à avoir. ... Nan, nan ... j'vais... j'dois le voir, cette enflure, si c'est la seule chose à faire pour qu'il me lâche."

Elle s'arrêta de parler, reprenant ses esprits et sa respiration aussi, tant elle avait parlé d'une traite. C'était peut-être débile, mais sur le coup, pour elle, elle n'avait pas beaucoup d'autres choix qui s'offraient à elle. Et c'était en quelques sortes symbolique qu'elle réussisse à affronter seule ce mec et son gang qui lui menaient la vie dure depuis son adolescence. Oui, elle savait qu'elle y risquait gros, mais les yeux plantés dans ceux du beau Melvin, elle se jura intérieurement que son frère était et resterait la seule victime que cet enfoiré avait fait à cause d'elle. La culpabilité la rongeait, ses tripes même se tordaient de honte et de douleur tant elle se croyait responsable de toute cette merde dans laquelle elle était enlisée.

Et puis elle lâcha les stores et posa sa main droite sur ses hanches. Une belle plante, abimée par la vie à seulement presque trente ans, mais brut comme un diamant non taillé. Elle se racla un peu la gorge histoire de replacer un peu sa voix, elle voulait qu'il ait une autre image d'elle que celle de cette femme brisée qu'elle lui avait involontairement donnée. Un peu maladroite, ne sachant pas trop faire de genre de choses, et sans trop réfléchir à une potentielle réponse négative ou aux conséquences, la belle Kalynda décida de rompre l'ambiance un peu trop formelle avec ce mec qui lui avait très certainement sauvé la vie. En fait, elle lui devait bien ça.

Kalynda : "J'aimerais vous, enfin... te remercier. Pour ça, pour tout en fait. La plupart des gens m'auraient laissé crever sur ce trottoir. J'ai pas l'intention d'en faire trop ou quoi, t'inquiète pas. Juste... J'sais pas, te payer un verre un de ces quatre. C'est la moindre des choses et j'peux pas vraiment faire plus."

Elle était maladroite, hésitante. Loin d'être la parfaite nana, femme fatale woman à la one again bistoufly flex qui fait fantasmer les mecs. Mais au moins, elle avait le mérite d'être entière. Un sourire naissait sur ses lèvres déplissées, le genre de truc un peu timide, pas trop convaincu ni convainquant. Sourire qui disparu presque aussi vite qu'il était arrivé quand le bruit d'un moteur de caisse se fit entendre, le genre de bruit qui te dit qu'elle va être de passage près de chez toi dans pas longtemps.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 18 Nov - 12:16

En revenant, je ne peux m'empêcher de contempler les formes harmonieuses de Kalynda, légèrement éclairée par la lumière tamisée du salon. Je m'arrête au milieu de la pièce, les mains dans les poches, droit comme un 'i', écoutant chacun de ses mots et comprenant que sous cette carapace se trouve une femme aux grands rêves. Grands rêves auxquels elle ne croit plus, à en suivre le ton mélancolique de ses propos et sa manière de rire. Devant ce spectacle presque peinant d'une femme que la vie n'épargne pas, je reste de marbre. Au fond, je ne peux m'empêcher de réfléchir. Ai-je déjà eu des rêves, moi aussi ? Si oui, ils remontent à tellement loin que je ne m'en souviens pas... le cauchemar a très tôt pris le dessus. Bien trop tôt. Toujours trop tôt. Mais lui, il était bien réel.

Kalynda tourne la tête vers moi et machinalement, je relève les yeux vers elle, laissant son regard pénétrer le mien le temps qu'elle reprenne la parole, cette fois bien plus sérieuse. J'ai envie de lui dire qu'on est tous des pauvres gens, ici-bas et que je suis sûr que personne n'échappe à cette misère humaine. Mais certains ont juste une plus grosse croix à porter. Ceux-là se doivent de se relever, de garder la tête haute, même si on ne peut y remédier et ce, jusqu'au jugement dernier. Ceux-là ? J'en fais partie plus que jamais partie et elle aussi. Comme elle dit si bien, elle va être obligée de gérer et fuir n'est pas une solution. Je le sais que trop bien...

L'entendre dire qu'elle doit "le" voir me fait sourire. Un sourire en coin presque fier, car j'aime ceux qui ne reculent devant rien. Bien qu'elle ne soit pas encore prête pour ça. Malgré tout, je reste silencieux, la regardant, la contemplant. Il y a bien longtemps que je n'ai plus eu une aussi jolie femme dans mon salon et autant dire que son mystère me plaît. Quelque part, au-delà des apparences, je ressens une certaine force émanant de cette femme. Et je me sens attiré, inexplicablement, tant par cette force que par celle qui la porte inconsciemment, maladroitement.

Hésitante, elle se tourne vers moi et m'annonce qu'elle voudrait me remercier, laissant peu à peu toute retenue derrière elle pour me parler mais timide malgré tout. En la voyant face à moi, j'ai comme une envie puissante de me rapprocher d'elle mais me retiens, ne bougeant pas d'un poil. Pourtant, je lui souris ouvertement. Un sourire calme qui se veut rassurant. Je m'apprête à répondre lorsque mon téléphone sonne. Immédiatement, je me penche sur le côté pour ramasser l'appareil et réponds.


Konroe : Melvin !, son ton est grave, je fronce les sourcils et tourne instinctivement la tête vers la fenêtre, il a à peine le temps de continuer de parler que je comprends. Les phares d'une voiture avançant doucement éclairent le pavillon. D'un coup, tout semble se passer au ralenti et pourtant, tout se fait vite. Je lâche le téléphone et saute sur Kalynda pile au moment où une rafale part, arrosant toute la façade de la baraque, dont le salon.

Je tombe au sol, emportant l'Afro-américaine avec moi, plaqué sur elle, ma main droite sur sa tête que je tiens dans mon épaule, mon visage face au parquet, les yeux fermés. Je la serre fort, recouvrant son corps du mien, le temps que la bagnole passe. Ca semble durer une éternité. Les vitres pètent, des balles écrasent les murs puis j'entends d'autres coups de feu. Un dernier crissement de pneus et tout retombe. Pourtant, je prends du temps à réaliser et à bouger. Deux battements me cognent, l'un au cœur et l'autre à la tête, des frissons glacials me traversent le corps. Soudain, on tambourine à ma porte. Ces fracas me ramènent à la réalité. Je lève la tête et regarde Kalynda, les yeux ronds, reprenant mon souffle.


Konroe : MELVIN ! MELVIN !

Gros fracas, la porte d'entrée s'ouvre en grand et mon pote débarque, courant vers nous, armé de deux uzis.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mar 19 Nov - 19:14

Elle eut juste le temps de lâcher un cri, un cri de surprise mêlé à la douleur qu'elle avait éprouvé lorsqu'elle fit plaquée et sol et serrée par Melvin. Tout se passa si soudainement qu'elle ne mesura même pas l'intensité du moment. Ce qu'elle savait, et à en croire le rythme de son palpitant qui semblait prêt à sortir de sa poitrine, c'est que tout bascula en quelques secondes seulement. Et ce n'est que lorsque les balles fracassèrent la fenêtre pour se loger dans les murs que la grande afro-américaine se mit à trembler de tout son être.

Une bulle. Un carcan de douleurs diffuses parfois, aiguës soudainement. Rien, plus rien n'avait d'importance à ses yeux durant cette interminable minute. Ses yeux étaient fermés, ses dents serraient tellement fort sa lèvre inférieure que la plaie qui commençait seulement à cicatriser se rouvrit presque  aussitôt. La tête logée dans le creux de l'épaule de Melvin, Kalynda attrapa un court instant des deux mains le tee-shirt de celui-ci, si brutalement qu'elle lui agrippa même les muscles dorsaux. Ses bras entouraient son torse fermement, leurs deux corps étaient collés, impactés par le choc et par le battement de leur cœur respectif. Fruit de l'immense choc qu'ils venaient de subir, une larme réussit à se faufiler entre les paupières plissées de ses yeux et coula jusqu'à la commissure de ses lèvres à vif. Sa respiration quand à elle était saccadée, superficielle, irrégulière, et coupée par de courts gémissements.


FlashBack:
 

Si seulement... Si seulement il avait été aussi rapide que Melvin l'avait été il y'a peu. Elle ouvrit doucement ses yeux et observa son visage, leurs regards se croisèrent un instant, il semblait difficile pour deux inconnus de partager un tel moment en quelques heures. Et pourtant, ces deux là l'avaient fait. Sans parler de complicité, ils étaient indubitablement liés à jamais par ce qui venait de se jouer devant eux. La voix de son pote vint l'extirper de cette espèce de bulle macabre dans laquelle ils étaient enfermés. Elle n'écouta pas de suite ce qu'il disait, il criait quelque chose, peut-être un nom, elle ne savait pas. Melvin se redressa doucement tandis que la belle resta un instant recroquevillée, faisant face à sa douleur physique qui s'était réveillée et à ses angoisses les plus directes.

Kalynda : "Qu'est-ce que... que..."

Elle marmonna un truc que personne n'avait pu comprendre. La mâchoire était serrée, ses cheveux étaient en vrac autour de ses épaules meurtries, toujours proche de Melvin qui n'avait finalement pas beaucoup bougé. Elle se redressa un peu elle aussi et tourna son bassin, fesses contre terre avant de ramener ses jambes vers elle. Autour d'elle, les balles avaient fait un véritable massacre. Bien que l'appartement ne fut pas rempli de décoration bidons et inutiles, elles avaient quand même pété quelques trucs en verre, sans parler des vitres de la fenêtre maintenant complètement défoncée. La pluie s'infiltrait doucement à l’intérieur du salon, entremêlée avec le froid qui gagnait du terrain et qui glaça un peu plus le sang de la brune. Presque machinalement, celle-ci tâta aveuglément le côté où Melvin se trouvait pour capter son avant bras. Une fois trouvée et sans le regarder, elle l'agrippa et exerça une petite pression avec ses doigts et la paume de sa main, comme pour se rassurer de sa présence mais c'était aussi un moyen pour elle de s'assurer qu'il allait bien. "T'as rien ... ?" dit-elle simplement en tremblant de tout son corps, d'une voix presque inaudible, serrant alors un peu plus sa chair dans la paume de sa main. Elle se détacha de lui quand elle distingua clairement la silhouette du mec croisé plus tôt au centre de tirs, enfin c'est ce dont elle pensait se souvenir sans grande certitude. Elle plissa les yeux et posa ses deux mains de part et d'autre de son corps pour se remonter en se faisant glisser à terre, venant plaquer son dos contre le mur sous la fenêtre brisée.

Et le grand black qui s'était pointé avec deux uzis n'était pas pour la rassurer. Parce qu'elle le connaissait pas du tout contrairement à Melvin, et que l'avoir vu au centre de tirs le même soir ne voulait pour le coup par dire grand chose pour elle. Doucement, elle se forçait à reprendre une respiration saine, profonde pour ne pas tourner de l'oeil.

Kalynda : "Mon Dieu je... Ils... ils... ils nous avaient pas suivis j'en étais quasi... sûre." finit-elle hésitant, tremblante, s'infligeant de poser sa voix pour paraître un peu plus sûre d'elle qu'elle ne l'était réellement. Et là, elle était bloquée : même si elle avait voulu s'enfuir, le peu de forces qui lui restaient ne lui auraient probablement pas permis d'affronter les deux blacks. Consternée, vidée, blessée, elle ne trouva rien d'autre à dire pour le moment, mais elle tourna un regard fuyant vers Melvin de qui elle attendait certainement une réponse, et la plus rassurante qu'il soit, s'il vous plait, histoire de ne pas achever sa culpabilité grandissante.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Jeu 21 Nov - 15:31

Konroe : Putain mec...

L'Afro-américain reste debout, les yeux rivés sur nous. Je reprends doucement mes esprits, comprenant que je viens une nouvelle fois d'échapper à la mort, puis tourne la tête du côté de Konroe, refermant les yeux et soufflant pour lui faire comprendre que je respire encore. J'avale ma salive et libère Kalynda, m'asseyant à sa droite et regardant autour de moi pour constater l'ampleur des dégâts. La jeune femme pose sa main froide sur mon bras chaud, me demandant si je n'ai rien. Je lui réponds d'un signe négatif de la tête et me relève, posant mes mains sur la tête et tournant sur moi-même. OK, les connards qui ont fait ça finiront par le regretter. Mais qui sont ces connards ? Mon pote garde le silence, les bras le long du corps, l'air désolé. En voyant ses armes, j'en déduis que les tirs différents que j'ai entendu venaient de lui pour faire fuir nos assaillants. Il a donc peut-être vu quelque chose. Mais je n'arrive pas à parler, tout se mélange dans ma tête, un tas de suppositions et d'hypothèses se bousculent. C'était peut-être pour moi, ou peut-être pour Kalynda. Mais je suis certain qu'il n'y avait personne quand j'ai défoncé le mec qui lui tapait dessus tout à l'heure. Pas un chat. Non, cet enfoiré était seul et n'a pas pu nous suivre, si ça se trouve il vient tout juste de reprendre connaissance sous la pluie battante.

La jeune femme prend faiblement la parole, confirmant ce que moi-même je pense.


Konroe : De quoi elle parle, frère ?
" C'était pas eux "
Konroe : Qui ça ?
" Non, c'était pas eux. " répétè-je, songeur.
Konroe : Putain mais qui ça, négro ? De quoi vous parlez, merde !
Je lève brusquement les yeux vers lui d'un air déterminé " qu'est-ce que t'as vu, Key ? "
Konroe : Euh... deux tireurs. Des blacks... J'ai pas vu grand chose, Melvin... ils se sont vite tirés.
" Et leur bagnole ? "
Konroe : Ah ça, une bonne caisse, pas de la merde. Un SUV noir style Chevrolet Suburban... ouais...

Je me tourne vers Kalynda encore en état de choc et lui demande si ce Marco a ce genre de moyen. Mais j'écoute à peine sa réponse, sentant que non. Non, ce genre de bagnole ne sont pas dans les mains de n'importe qui, encore moins des bouseux prêts à frapper à mains nues une femme devant chez elle. Si ce Marco avait un minimum de classe et d'importance, il s'en serait sûrement pris autrement. Ou alors, il n'a pas de style.

Konroe : C'est qui ce Marco ?
" Je t'expliquerai. Mec, les flics vont pas tarder, range tes flingues. "
Konroe : J'aime pas ça, frère...

Et moi donc... Les sourcils froncés, en pleine réflexion, je laisse mon pote courir chez lui pour ranger ses guns et me tourne vers Kalynda, lui tendant la main pour l'aider à se relever. Étrangement, j'ai de la peine pour elle. Décidément, cette femme provoque chez moi beaucoup de sentiments et d'actes inexplicables. Sa soirée n'aura pas été de tout repos.

Je soupire à nouveau, constatant que la pluie n'a pas cessé et que de grandes goûtes profitent de la vitre explosée pour s'incruster. Quelle merde. Et ce n'est pas terminé, les flics sont en chemin comme je m'en doutais. Le voisinage a dû alerté les condés, à moins qu'ils faisaient leur ronde dans le coin. Je m'engage dans ma chambre et prend un sweat à capuche, en jetant également un à Kaly qui semble cailler. Puis je la laisse, quittant mon pavillon pour aller devant et voir ma façade criblée de balles. Mon pote me rejoint et deux bagnoles de flics passent enfin la rue. Capuche sur la tête, mains dans les poches, je m'approche d'eux. La volaille ose sortir sous la flotte et l'un d'eux m'adresse directement la parole. Autour de nous, quelques personnes courageuses et surtout curieuses au point de se mouiller.


Flic : Bonsoir, on nous a signalé une fusillade, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
" Constatez par vous-même " crachè-je en me tournant vers mon pavillon. Les flics n'ont pas l'air d'apprécier mon ton. Je les dévisage un à un, ces connards savent même pas quoi faire.
Flic : Des blessés ?

Je hoche négativement la tête d'un air désolé. Il le voit bien, non ? S'il y avait un blessé, on serait pas là à discutailler sous la flotte.

Flic : Bon, vous êtes ?
" Le locataire "
Flic 2 : Vous avez vu quelque chose ?
" Quoi ? Comment j'aurais pu voir, mec ? J'étais à l'intérieur en train de sauver ma peau "
Flic 2 : Baisse d'un ton.
" T'es qui pour me dire quoi faire toi ?! Putain, bougez votre cul, faites un truc au lieu de me poser des questions à la con ! "

Konroe intervient, posant son bras sur moi en sentant que je suis prêt à bondir sur ces têtes de con. Il prend les devants.

Konroe : J'ai vu quelque chose.
Flic : On peut s'abriter ?

Je soupire et leur fait signe de me suivre sous le perron. Seul deux flics sur quatre nous suivent, l'un d'eux en profite pour jeter un coup d’œil à l'entrée.

Konroe : Alors ?
Flic : On vous écoute.
Konroe : Les tireurs étaient dans un SUV noir, je mettrais ma main à couper que c'était une Chevrolet Suburban.
Flic : Vous avez pu relever la plaque ?
Konroe : Avec ce temps de merde ? Non, et ils se sont vite cassés.
Flic : Qu'est-ce que vous avez fait ?
" Qu'est-ce qu'on se branle de ce qu'il a fait, man ? "
Flic : Monsieur, calmez-vous.
" Comment ça que je me calme putain c'est sur moi qu'on tire et on m'demande de me calmer ? ", je me recule et tourne une nouvelle fois sur moi-même, levant la tête au ciel, soulé. Je déteste en avoir à faire à cette bande de connards.
Konroe : Y'avait au moins trois négros dans la caisse et deux tireurs.
Flic 2 : On vous en veut ?
" Ouais, qui n'en veut pas à quelqu'un dans ces quartiers de mort ? "

J'ai mon idée en tête mais ils peuvent toujours se brosser les poils de cul pour en savoir quelque chose. Le flic me demande justement qui, je réponds que je n'en sais rien. L'autre prend le relais, me demandant si je veux porter plainte, ce à quoi je réponds par un signe de la main prouvant à quel point ça me passe au dessus de la tête, " Ouais, pour c'que ça fera. Pfff... ".

Cette plainte me servira surtout à faire marcher l'assurance pour réparer cette merde. Le flic me donne alors un papier et me donne rendez-vous demain après-midi au poste de police de Vallcenson. Je lui arrache des mains et ne les salue pas, les laissant repartir pendant que je retourne chez moi et regarde ma porte, engueulant Konroe quant-au fait qu'il ait défoncé cette dernière qui ne ferme plus. Heureusement qu'il n'a pas arraché la grille protégeant cette même porte. Restant à l'entrée, je me tourne vers lui et le tcheak, le remerciant quand même. J'apprécie le fait qu'il ait surveillé pour moi, car ce coup de téléphone nous a sûrement sauvé la vie à mon invitée et moi... Il me propose de m'aider à plancher les fenêtres mais je refuse, préférant qu'il parte pour me laisser réfléchir. Il salue Kalynda et retourne chez lui après qu'on ait échangé quelques paroles. Demain, j'irai sûrement chez lui pour lui expliquer et surtout lui dire que Bozzy est sûrement derrière cette attaque. Mais pourquoi refaire surface maintenant ? Je ne sais plus vraiment quoi penser. Finalement, peut-être qu'on a été suivi et que ce driveby était destiné à Kalynda...

Ne voulant pas que la pluie inonde à la fois la cuisine et le salon, je m'absente quelques minutes, le temps d'aller chercher des outils et des planches dans le garage. Les grilles externes protègent déjà les fenêtres mais elles n'empêchent pas le froid et la flotte de s'infiltrer.

Après avoir bloqué la porte à l'aide du meuble d'entrée et planché les fenêtres, je retourne toute mon attention vers Kalynda. Une heure est déjà passée depuis l'arrivée des flics et je n'ai plus dit un mot depuis que Konroe est retourné chez lui. Un bête et glacial
" comment tu te sens ? " brise le silence.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 2 Déc - 11:08

Un long moment se passa entre le départ de Melvin et son retour dans l'appartement. Que faire, quoi penser ? Elle était restée là, devant la fenêtre pétée, à regarder ce qui s'passait dehors d'un œil distrait. La pluie n'avait pas cessé, bien au contraire : elle semblait figée dans le temps, interminable, tout comme cette soirée de merde. Les lumières bleues et rouges virevoltaient dans tous les sens. Bref, Kalynda recula de deux pas et enfila le sweet à capuche que Melvin lui avait filé plus tôt. Elle resta donc silencieuse en observant amèrement le moindre détail du salon défoncé, jusqu'à ce que Melvin revienne et ait terminé tous ses travaux dans le speed.
D'ailleurs, à sa question dont elle avait l'impression qu'elle lui arrachait la gueule, Kalynda ne répondit rien. Elle le regarda longuement tout en réajustant le sweet noir qui surplombait ses fringues. Elle leva néanmoins le pouce dans un silence de mort histoire de lui faire comprendre qu'elle résistait, même si son plaquage au sol n'avait pas arrangé ses douleurs de merde.

D'ailleurs, elle passa sa langue sur ses lèvres sèches se délectant au passage du sang de la plaie qui s'était rouverte. Elle tourna les talons et s'dirigea vers la salle de bains qui était en fait juste à côté. Ses yeux se posèrent une seconde sur ses fringues à elle qui étaient restées sur le bord de la baignoire, puis elle ouvrit le robinet d'eau chaude avant de se pencher sur le lavabo. La trentenaire accumula l'eau tiède dans ses deux mains et la versa sur son visage une première fois, comme si elle avait besoin d'un coup de fouet dans la gueule pour réaliser la situation dans laquelle elle était. Putain, y'a 3 heures à peine, elle était simplement en train d'faire du tir en pensant rentrer chez elle pour s'matter un bon classique du cinéma américain d'mes deux, le rêve hollywoodien avec toutes ces actrices en mode "face de craie" comme elle aimait les appeler, riches, et dont le seul soucis était de porter la paire de chaussure assortie à leur robe de pétasses en rûte.

Elle s'regarda dans le miroir une seconde, le visage dégoulinant d'eau et surtout tuméfié au niveau de l’œil, de la mâchoire, et des lèvres. Cette tête là était loin de représenter ce qu'elle était vraiment. Ses grands yeux noirs semblaient fatigués, déroutés. Bref, elle se voyait là comme un déchet de la société.

Kalynda : " Apparemment j'suis pas la seule à être dans la merde... J'te demande même pas ce que les flics ont dit, j'crois que je le sais déjà." lança-t-elle à Melvin tout en se passant l'eau sur son visage, encore, persuadée sur le moment que les latinos n'ont rien à voir avec cet assaut en grandes pompes.

Elle attrapa une serviette au hasard et plongea un instant son visage dedans, l'imbibant au passage de sang. Elle se regarda encore un instant dans le miroir, putain allait pas falloir qu'elle traîne pour retourner prendre ce qu'elle avait à prendre dans sa piaule. Pas grand chose, mais des trucs auxquels elle tenait. Et là, elle savait que c'était mort pour retourner y vivre tout de suite.

Le téléphone. Il sonne.

Kalynda vrilla sa tête sur le côté pour la passer par l'ouverture de la porte de la salle de bain, lançant un regard à Melvin. Le téléphone de la belle se trouvait par terre près de la fenêtre, elle l'avait perdu lors du plaquage au sol mais s'en était pas rendue compte, à vrai dire c'était le cadet de ses soucis. Elle resta de longues secondes là, sans bouger, interrogeant le grand black du regard, comme si elle lui demandait son avis pour décrocher. Un peu comme si elle était sûre qu'il allait s'agir d'un énième rebondissement suintant la haine et la violence, et elle avait eu sa dose pour le moment. Mais... Non. Elle était trop fière pour demander son compte au beau Melvin, elle allait pas commencer à dépendre de lui, pas comme ça, pas maintenant, et pas sans fouet en cuir -fantasme, quand tu nous tiens...-.

Kalynda épongea encore son visage une seconde avant de laisser tomber la serviette sur le bord du lavabo et de pénétrer de nouveau dans le salon. Malheureusement, elle arriva pas à temps pour répondre, c'était trop tard. Elle s'accroupit un peu et l'attrapa du bout des doigts pour checker l'identité de l'appelant. Aucun. Numéro inconnu. Évidemment, elle aurait du s'en douter. Elle se redressa donc et pensa le mettre dans sa poche tout en se tournant vers son interlocuteur.

Kalynda : " Melvin je..." - Bip bip... Bip bip.- interrompue par les vibrations et la sonnerie de son téléphone qu'elle avait toujours en mains, elle s'arrêta de parler pour faire glisser ses yeux sur l'écran du smartphone. Son visage se crispa un peu, sa main tremblait légèrement mais rien de bien visible. Juste un état qui la faisait se sentir particulièrement vulnérable, et elle détestait ça. Et la petite icône qui indiquait la présence d'un nouveau message vocal n'arrangea rien à son palpitant qui commençait à s'affoler dans sa poitrine. Rapidement, elle interpella le gérant du centre de tirs d'un signe de l'index, lui signifiant de s'approcher sans ne dire mot cependant, trop occupée à s'imaginer tout et n'importe quoi.

Elle rappela donc assez rapidement le répondeur pour être fixée. Après tout,c'était p'tetre simplement un de ses potes qui voulait la voir, mais ça lui semblait vraiment peu probable sur le moment. Mais là, la voix qu'elle entendit au début du message lui glaça le sang. C'était lui. Le regard figé, le buste peu stable, la grande brune recula un peu pour se caler d'une main contre le mur du salon, comme pour s'empêcher de tomber à la renverse. Ouais de toutes façons allait falloir être une putain de forte pour affronter cette merde sans fin, et elle avait cette force de caractère, bien que son moral et sa force mentale soient encore affectés par la perte d'un être cher.

Un mot, puis deux, avant qu'elle décide d'appuyer sur la touche qui allait mettre le téléphone sur haut parleur. Parce que c'était important pour elle de le protéger de ses emmerdes, elle pensait paradoxalement qu'être au courant de certains détails allait l'empêcher de tomber dans une embuscade mortelle. Mais c'était sans connaitre la suite du message qui allait les éclairer sur la situation et l'ampleur des dégats.

Marco : "[...]ppé, hein ? J'savais que t'avais des gouts de luxe, puta, mais là... Si j'avais su plus tôt que tu te tapais Nikita, ça se serait passé autrement. Tu sais qui'y'a plein de mecs qui aimeraient l'buter c't'enfoiré. Si en plus on a sa pute en même temps... Tu me facilites la tâche, la puta madre. ..."

Kalynda raccrocha immédiatement le téléphone, sans écouter la fin du message qui l'avait déjà beaucoup bousculé. Qu'est-ce que tout ça voulait dire, bordel de merde ?! Est-ce que le mec que Nikita avait tabassé quelques heures plus tôt avait pu le reconnaitre ? Est-ce qu'une alliance entre gangs fondamentalement opposés restait possible si les objectifs et les intérêts étaient les mêmes? Possible... En tous cas, la belle abaissa son regard vers le sol en engouffrant son téléphone dans sa poche. Tout s'écroulait autour d'elle, la once de sureté qu'elle avait réussi à se créer depuis la mort d'Issa avait complètement sauté. Apparemment on en voulait aussi à Melvin, et presque autant à Kalynda, sûrement pas pour les mêmes raisons. En tous cas, leur destin semblaient se lier petit à petit.

Kalynda : "J... Ok, on reste pas ici. Faut que je récupère des trucs chez moi." décidée sur le moment à prendre le problème à bras le corps en faisant preuve de courage, même si elle était, interieurement, très secouée par tout ça. De toutes façons ils n'avaient plus le choix. Soit ils se bougeaient, soit ils se faisaient buter tous les deux comme deux chiens galeux. Elle attrapa sa doudoune dans la précipitation et l'enfila, toutes ces couches de vêtements la faisaient ressembler à une vraie fille de la rue, ce qu'elle était mais qu'elle tentait quand même d'atténuer habituellement. Elle enfila ses Adidas noires et dorées assez rapidement aussi, sans demander d'avis au beau Melvin. Dans tout ce fouilli et en s'habillant, elle leva les yeux vers lui et le détailla du regard une seconde en silence, quoi qu'il dise elle ferait ce qu'elle avait à faire.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 6 Jan - 3:30

Aucune réponse, si ce n'est l'ironie de son pouce levé quelques secondes plus tard. À cet instant, notre belle plante ressemble plutôt à une fleur qui se fane. D'ailleurs, elle ne tarde pas à rejoindre la salle de bain pour se laver le visage. Je la suis sans même m'en rendre compte et me pose dans l'encadrement de la porte en la regardant. Les blessures de son visage meurtri se voient tristement bien désormais, mais je ne baisse pas les yeux pour autant. Je me demande seulement si, sans elle, la soirée se serait déroulée ainsi ou non. En contrepartie, je la vois comme un signe bénéfique, car sans elle je n'aurais jamais demandé à Konroe de surveiller et de m'appeler au moindre signe suspect. Bref, inutile de me demander comment ça se serait passé autrement, car dans un sens je n'en ai strictement rien à foutre. Les choses sont comme elles sont à l'heure actuelle et il va falloir se démerder avec. Reste à savoir si cette attaque ciblait Kalynda ou moi-même. En attendant, cette nuit me semble interminable et j'ignore si je verrais à nouveau le soleil se lever. Je vais devoir rester sur mes gardes et réfléchir davantage, ma réponse ne saurait trop tarder. Cet avertissement mérite une réponse nette et précise qui, elle, sera bien plus qu'un bête driveby. Que ce soit ce Marco ou bien Earl Bozzy, le sang coulera. J'ai laissé bien trop de temps s'écouler, à me faire oublier, mais aujourd'hui il est l'heure de revenir d'entre les morts. Une conscience qui me frappe en pleine poire. Qu'on se la joue passif ou non, la merde finit toujours par t'exploser en pleine gueule. Mais la passivité dans un monde comme le mien n'est que pure utopie. J'ai essayé, cela ne fonctionne pas. Au contraire, je deviens une proie facile et des connards pensent pouvoir en jouer. Cela fait déjà plusieurs mois que j'y pense mais il est temps de passer à l'acte, de ne plus remettre à demain ce que je peux accomplir dès aujourd'hui.

La voix de Kalynda me sort de mes idées noires. Elle ne devait clairement pas se douter d'une situation pareille en croisant mon chemin, elle pensait peut-être que j'étais un mec lambda vivant dans ces quartiers de merde et ayant la chance d'être à mon propre compte sur cette île. Mais si elle savait qui je suis réellement, elle tomberait sûrement des nues. Mais dans la mesure du possible, je compte lui en apprendre le moins possible. Si nous sommes amenés à nous croiser davantage, voire quotidiennement, elle apprendra et verra par elle-même qui je suis. D'ailleurs, elle risque bien d'en savoir plus grâce à cette histoire. Et je ne compte pas me cacher. Dorénavant, ses problèmes sont aussi les miens. Je l'ai prise sous mon aile pour la protéger et cette fusillade nous a lié, qu'elle le veuille ou non. Si ses problèmes rattrapent les miens, nous n'aurons pas d'autre choix que de faire partie ensemble. Et vue comme elle utilisait son flingue tout à l'heure, Kalynda n'est sûrement pas une de ces gonzesses juste bonnes à sauter.

La sonnerie d'un téléphone raisonne dans toute la baraque, je fronce les sourcils et me retourne instinctivement, une main sur mon flingue ramassé plus tôt. Kaly revient bien vite dans l'encadrement de la porte et m'interroge du regard. Il doit s'agir de son téléphone, mais dans le doute je reste inquiet, jusqu'à ce que la jeune femme file dans le salon. Avant de la rejoindre, je sors mon Beretta et enlève la sécurité, vérifiant les chambres et les chiottes pour m'assurer que personne n'est là. Au passage, je remarque que les volets sont bien fermés, puis je retourne dans le salon, remettant la sécurité de mon arme et la rangeant à nouveau à ma ceinture. Pile à cet instant, la jeune femme se tourne vers moi et prend la parole. Parole bien vite coupée par un message provenant de son téléphone. Elle n'a pas répondu mais pour que son interlocuteur insiste, cela doit être important. 

Debout à l'entrée du salon, le visage refermé de Kalynda en regardant l'interface de son téléphone ne me rassure clairement pas. Je sens mes nerfs monter et aimerais lui dire d'arrêter d'hésiter, de décrocher ce putain de téléphone et d'enfin savoir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Mais heureusement, elle finit par le faire d'elle-même en me demandant d'un signe du doigt de me rapprocher. Chose que je ne fais pas immédiatement. Portant son téléphone à l'oreille, je ne manque pas le spectacle d'un visage changeant du tout au tout. Comme il y a environ trois heures au centre de tir, lorsqu'elle a reçu ce coup de téléphone mystère qui n'était autre que le début des emmerdes. Ouais, exactement la même tête. Je serre les dents, comprenant qu'il ne s'agit clairement pas d'un appel sans importance. Cette fois, je m'avance et m'apprête à lui arracher le téléphone des mains, mais je me retiens encore une fois en la voyant se reculer jusqu'au mur. 

D'une main tremblante, Kalynda ne tarde pas à mettre son téléphone sur haut-parleur et une voix qui m'était jusque-là inconnue raisonne dans la pièce. Un hispanique, aucun doute là-dessus. Et ce qu'il est en train de dire me fait à la fois bouillir et froid dans le dos. Je serre les poings, nullement au courant jusque là que ma tête est mise à prix. Putain de dieu, comment j'ai pu passer à côté de ça alors que je sors chaque jour pour bosser ? Ces derniers temps, j'ai dû délaisser le Black Street Bar, mais quand même je connais suffisamment de monde, à commencer par Konroe, pour ignorer une chose pareille. Alors soit ce fils de pute bluff, soit je suis le dernier des cons à être au courant. Et bizarrement, c'est bien ce second sentiment qui me paraît véridique. 
L'attente a suffisamment durée. Je dois dès maintenant me renseigner, Konroe doit bien être au courant de quelque chose. J'ai soudainement des envies de meurtre et j'espère que mon pote ignorait autant que moi cette histoire... 

Kalynda raccroche à la hâte, n'écoutant pas la fin du message en se levant, déterminée à retourner chez elle pour récupérer des trucs. Et la voilà déjà prête à sortir. Mais toutes ces conneries ont assez durées. Je prends sévèrement la parole, d'un ton brute et déterminé à mon tour.

" Tu restes là, on va nul part, Kalynda. "

La voyant prête à me répondre, je ne lui en laisse pas le temps, me rapprochant d'elle avec un regard noir et obligeant. 

" Si tu veux te casser, démerde-toi à pousser ce meuble et a retourner chez toi sous la flotte. Mais compte pas sur moi pour me jeter tout droit dans le gueule du loup, t'entends ça ? Fais ce que tu veux, mais réfléchis deux petites secondes, bordel de merde. Ce fils de pute a bien l'air de te connaitre, tu te dis pas qu'il envoie ce message dans le but de te faire bouger directement ? Ils t'attendent peut-être déjà. C'est ça que tu veux ? Rejoindre ton frère ? Te faire buter avant de lui avoir fait honneur ? C'est pas comme ça que ça marche. "

Je la regarde en hochant la tête de gauche à droite, reculant de quelques pas pour m'assoir sur mon canapé, flingue à la main.

" Fais ce que tu veux, maintenant. "

Je détourne le regard du sien et regarde droit devant moi, serrant les dents. Et puis merde, qu'elle fasse ce qu'elle veut, si elle préfère agir comme une conne à se faire plomber pour récupérer quelques affaires qui peuvent bien attendre demain, c'est son problème. Pendant ce temps, je me lève et vais directement dans la chambre de Kunta, ouvrant des armoires bien fermées. Je reviens dans le salon, lourdement armé. Portant mon fusil à pompe, un Benelli M4, par la lanière ainsi que mon AK-47, je reviens également avec des ceintures de munitions sur les épaules et deux mini-uzi dans les mains. Je débarrasse la table basse d'un revers du bras et pose les deux pistolet-mitrailleurs dessus ainsi que les munitions. Minutieusement, je vérifie tout ce beau monde et commence à les armer. Bien déterminé à me défendre s'il le faut. Mais pour cela, ils ramèneront leur cul à moi, car jamais je ne leur ferais l'honneur de venir à eux. Au même moment, mon téléphone sonne, je le ramasse et décroche en foutant le haut-parleur pour pouvoir continuer d'armer mes guns.

Konroe : mec, G-Bonx vient de m'appeler, j'crois que t'es en danger frère.
" Quelle drôle de coïncidence mon frère... "
Konroe : quoi ?
" Je viens d'apprendre que ma tête est mise à prix. "
Konroe : putain... c'est ce que vient de me dire G., il devait m'appeler plus tôt pour me dire mais il a pas pu. Il a entendu ça dans son magasin dans la journée, le problème c'est qu'il en sait pas plus, on sait pas si c'est du sérieux.
" Négro, mets tout ton talent en oeuvre. Faut qu'on se bouge le cul, je dois savoir qui veut ma mort et qu'est-ce que c'est de cette histoire. "
Konroe : Compte sur moi, frère. J'me mets au travail. Je t'appelle dès que j'ai du nouveau.
" OK. "

Je raccroche, pose mon Benelli armé contre le canapé à ma droite et ma kalachnikov à ma gauche. Les deux uzis sur la table et mon Beretta à la main. Les emmerdes ne font que commencer.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Sam 5 Avr - 21:59

Le ton sur lequel il lui avait parlé ne lui avait pas plu. Pas du tout. A vrai dire, depuis qu'elle s'était retrouvée sans son frère, elle avait appris à gérer sa vie seule, comme bon lui semblait. Et jamais personne ne se permettait de lui donner des ordres, car elle savait ce qu'elle avait à faire, ou tout du moins elle le pensait. Elle resta un moment à le regarder armer ses flingues, sans rien dire, écoutant d'une oreille distraite sa conversation téléphonique. Sa capuche était relevée sur sa tête, ses cheveux en sortaient et venaient s'affaisser sur son visage, de sorte à ce qu'il ne pouvait pas voir le visage de la grande brune sur le moment. Frénétiquement, ses incisives maltraitaient sa lèvre inférieure qui elle même surplombait sa mâchoire encore terriblement douloureuse. Et merde. Quelle chienne de vie. Elle hocha la tête sur le côté, un instant, ressassant sans cesse les derniers mots du beau Melvin. Et bien sûr, plus les secondes défilaient, plus elle se rendait compte qu'au fond, il était loin d'avoir tort. Légèrement tremblante -une rafale de balles, ça fait flipper-, peu rassurée, Kalynda laissa échapper un lourd soupire de capitulation avant de faire tomber sa capuche sur ses épaules et de dézipper sa doudoune.


Kalynda : "Mon flingue... J'... J'ai un flingue, là bas. Celui de mon frère. Et quelques photos. C'est les seuls trucs que j'veux pas leur laisser."

Ouais, sortez les violons. Elle s'en était pas rendue compte, mais cette réplique semblait tout droit sortie d'un drame romantique à deux balles ; Elle était pourtant très sincère. D'ailleurs, rien que d'imaginer le bâtard latino en train de faire joujou avec son gun ou de brûler la piaule qu'elle squattait à Vallcenson la rendait folle. Ces deux trucs. C'était finalement les seules choses auxquelles elle s'était attachée cette dernière année.

Bref, elle se tourna enfin vers Melvin  tout en s'appuyant contre le mur à l'aide de son talon droit et de son dos. Ses yeux se plissèrent, elle était visiblement hyper intriguée en plus du reste par cette espèce d'agitation soudaine. Bon, c'est vrai qu'on venait de tirer chez lui des dizaines de putain de balles qui auraient pu les tuer, tous les deux. Du coup, la belle croisa les bras, et reprit la parole :

Kalynda : "J'reste ici. Pour ce soir. Mais c'est bien parce que j'ai pas envie que tu te fasses buter. J'supporterai pas qu'un autre mec crève à cause de moi." un peu froidement, histoire de paraitre bien plus forte qu'elle ne l'était vraiment. Ah, cette putain de fierté qu'elle avait ! Même si elle était tombée très bas et qu'elle était en train de vivre la deuxième journée la plus dure de sa vie, jamais elle ne pensait à se rabaisser devant un mec qu'en plus, elle connaissait à peine.

Elle se décolla du mur quelques temps après et marcha vers Melvin, puis pris l'initiative de s'asseoir près de lui après avoir inspiré profondément, comme si elle cherchait au plus profond d'elle un courage qu'elle avait du mal à trouver en cette nuit de merde. Lui était toujours en train d'bidouiller ses flingues, froid, distant, directif. Elle ne posa pas de suite son regard sur lui. Elle passa ses deux mains sur son propre jogging -du moins, le jogging de son ex-femme- jetant un oeil sur ses longs doigts peu soignés sur le moment. Évidemment, l'heure n'était pas à la manucure. Elle se racla un peu la gorge, histoire de s'redonner un peu de contenance, et laissa ses yeux rouler vers le visage du propriétaire du centre de tirs. En même temps, elle dégagea une bonne partie de ses cheveux qui tombaient sur ses yeux et sa modeste poitrine, tout en passant sa langue sur ses lèvres. Il voulait être directif ? Elle allait lui montrer qu'elle n'était pas le genre de gazelle sans opinion qui se laissaient mener par le bout du nez.

Kalynda : "Ok, alors écoute, comment ça marche j'vais te le dire... J'te connais pas plus que ça, et maintenant j'suis sensée te faire confiance même si j'ai failli me prendre une rafale de balles dans la tête. J'vais essayer de le concevoir et d'me faire à l'idée que je t'ai foutu dans la merde, mais visiblement j'suis pas la seule à avoir des problèmes. Et vu qu'on va devoir faire avec, j'crois que la moindre des choses c'est de m'expliquer ce qui s'passe... de ton côté."

D'une voix tentée posée mais toujours tremblante, trahissant son émotivité et sa sensibilité du moment, avec tous ces souvenirs de merde qui remontaient à la surface en cette nuit infernale. Du coup, elle garde ses yeux fixés dans ceux de Melvin un instant avant d'abaisser le regard sur ses armes. Elle restait pensive, Marco, Issa, tout se mélangeait et lui donnait le tourni. Comment Marco savait qu'elle était là ? Est-ce que c'était vraiment lui qui avait tiré? Qui était vraiment ce Melvin, et est-ce qu'elle pouvait réellement lui faire confiance?
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 6 Avr - 0:22

Bien que concentré, je vois la silhouette de Kalynda du coin de l'oeil. Elle ne bouge pas. Mes paroles l'ont peut-être dérangé, mais que ça lui plaise ou non m'importe peu. Je dois protéger ma vie. Nos vies. Et j'aurais bien tort de croire que l'enfer de cette nuit est enfin terminé. Je l'espère seulement. Mais s'ils en rajoutent une couche, tout est là pour les accueillir. Minutieusement, je mets en place mon attirail, prêt à en découdre. Au-delà de ça, la jeune femme prend la parole, m'annonçant que le flingue et des photos de son frère sont chez elle. Son flingue ? Il y en a partout ici. Mais je vois ce qu'elle veut dire. Elle a peur. Peur de retrouver des affaires personnelles, qui lui tiennent à cœur, en cendres. Sauf que ce serait trop risqué de s'y rendre maintenant, en plus de peut-être attirer l'attention des flics qui surveillent possiblement le coin. Et face à la sensibilité de cette belle plante, je reste de marbre. Elle devrait économiser son énergie. Nous n'avons que faire de quelques babioles dans un moment où notre vie en dépend. Mais je préfère me taire plutôt que de remuer le couteau dans la plaie, tout de même conscient de sa détresse.

Enfin décidée, elle renonce à partir d'ici sous prétexte qu'elle ne supporterait pas d'avoir une autre mort sur la conscience. Pas celle de quelqu'un qui veut visiblement l'aider. Au fond, elle sait que j'ai raison. Car même si elle partait pour récupérer ses biens, je ne la suivrais pas et je pense m'être fait comprendre là-dessus. Je ne suis pas son ange gardien, même s'il y a de quoi se poser des questions. Le destin m'a mis sur sa route, certainement pas pour rien. J'espère simplement que ça ne m'apportera pas que du malheur. Mais au stade où j'en suis, ai-je encore le droit d'attendre du bon ?

Un poids léger se pose sur le canapé sans que j'y prête réel intérêt, continuant mes préparatifs, cette fois sur les uzis. Les plus gros calibres sont prêts, et tout doit être fonctionnel, même si ça ne sert pas ce soir. Au moins, j'en profite pour tout vérifier sans hésiter à démonter les armes et les remonter sans problème, comme un bon soldat le ferait. Car oui, au fond, j'en suis un. Et plus encore. Si je suis encore en vie après tant d'années, dont une bonne dizaine dans les rues en tant que soldat puis chef de gang, ce n'est pas le fruit du hasard. On me doit un certain respect. Celui que me portent Konroe et le peu qui savent encore qui j'étais. Qui je suis. Et qui je redeviendrai.
L'Afro-américaine brise à nouveau le silence. Bien que tremblants, ses premiers mots me font tiquer. Cette fois, elle a réussi à retenir mon attention. Je stop mes mouvements et tourne la tête vers elle, le visage fermé, le regard sombre et impassible. Elle veut savoir, comprendre qui je suis. Non, tu n'es pas la seule à avoir des problèmes. Sauf que j'ignore encore qui veut ma mort. Du moins, officiellement. Car j'ai bien ma petite idée. À la base, j'aurais pu croire que le drive-by concernait seulement Kalynda, mais il semble finalement que ses problèmes rattrapent les miens.

Mon regard dans le sien, je cherche par où commencer. Elle ne peut être liée à cela, ou alors c'est une sacrée comédienne qui risquerait sa vie pour son rôle machiavélique. Impossible, bien trop sincère. Alors elle est en droit de savoir certaines choses.

" Je pense savoir... ", lâché-je enfin, légèrement pensif, cherchant mes mots. " Quand je suis arrivé ici, j'ai retrouvé un frère. Tu vois, ce mec tellement loyal et proche que tu le considères comme un frère, ouais... je l'ai retrouvé, mais il avait changé. Le temps était passé, c'était plus le même. Pourtant crois-moi, j'le connaissais depuis tellement longtemps que j'pourrais même pas te dire quand exactement... ", je soupire et baisse la tête, me frottant le front. Je me tais un instant, hochant à peine la tête, les dents serrées. Je ne peux tout lui dire, je dois choisir mes mots. Mais je relève la tête vers elle et la regarde sérieusement, quelque peu amer en repensant à tout cela. Je me relâche afin de reprendre la parole et de rester calme, " il s'était fait avoir par un gros bonnet de Haven Field, pris dans un engrenage dans lequel il ne pouvait sortir. Tu vois, ces histoires de pouvoir, d'avoir une place importante dans la hiérarchie. On lui a retourné le cerveau, complètement. Encore aujourd'hui, j'ai du mal à comprendre comment... ", tout en parlant, je ne peux empêcher quelques tics gestuels avec mes mains, " bref... j'ai essayé de le sortir de cette merde. Cette merde ? Earl Bozzy. Ce fils de pute me traque depuis que je suis ici. Il sait qui je suis. Il sait. ". Ouais, il sait qu'il doit se méfier, qu'il ne fera pas le poids. C'est au moins de ça dont je suis sûr lorsque je vois à quel point il veut ma mort. Mais il est trop long, pas assez radical. " Il a eu la mort de mon frère. Mon traitre de frère. Et maintenant, c'est la mienne qu'il veut. Il s'était calmé. Mais il est trop long, pas assez radical, comme s'il voulait jouer au chat et à la souris. Sauf que cette fois, il passe à la vitesse supérieure... mais à la fin d'un jeu, tout le monde ne gagne pas... ", dis-je sombrement.

Je suis bien déterminé à ce que ce perdant soit lui. Ma réponse ne saurait tarder. Car ce soir, c'est allé trop loin. Il ne s'agit plus qu'une mise en garde, mais bien d'une tentative d'homicide envers ma propre personne. Maintenant, reste à savoir s'il s'agit bien de lui, même si j'ai l'intime conviction que c'est le cas. J'en saurai certainement plus demain.

" Une chose est sûre, tes problèmes rattrapent les miens. Alors on va devoir faire équipe et t'as tout intérêt à me faire confiance. J'espère en faire de même. "

Je la regarde, toujours aussi sérieusement, les yeux sombres et le visage fermé. Je n'ai pas parlé autant pour rien. D'ailleurs, elle sait peut-être qui est cet Earl Bozzy, aussi appelé Blade dans le milieu. Ce caïd de la drogue réputé, propriétaire du Sunset 80's. Ce chien encore trop lâche pour venir me chercher lui-même.

Je me lève et saisis mon Beretta 92FS. Me tournant vers la jeune femme sans attendre de réponse de sa part, je lui tends mon arme.

" Tu as besoin de repos. Moi, je reste ici. "

Demain, je ne compte pas passer la journée avec elle. S'il ne lui prend pas de quitter les lieux sans prévenir, je lui demanderai de me donner des nouvelles demain soir. Pour l'heure, elle devrait se reposer. Moi, je vais rester sur ce canapé toute la nuit, le fusil dans les mains, à peut-être veiller une mort prochaine.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 6 Avr - 22:10

Kalynda ne répondit rien sur le moment. Non pas parce qu'elle se désintéressais des aveux de son interlocuteur, loin de là ; Mais elle avait peu imaginé qu'il se confierait de la sorte, à tel point qu'elle en resta sans voix pendant un moment. Merde, lui aussi semblait avoir vécu dans la merde toute sa vie, et lui aussi avait perdu son frère. Ça avait pas l'air d'avoir la même incidence sur sa vie que le décès du frère de Kalynda, mais ça la toucha particulièrement. Et un truc la fit tilter en particulier. Le nom du connard qui voulait sa peau et qui était sûrement à l'origine du carnage de cette nuit ne lui était pas inconnu. Bozzy, Bozzy... Avec un nom d'merde comme ça, on passe pas inaperçu. Malheureusement, pas moyen de le remettre. Elle fronça donc un peu les sourcils à l'évocation de ce nom, comme si se souvenir lui demandait un effort surhumain. Bon, de toutes façons elle allait pas jouer les detectives, enfin pas ce soir, c'en était assez pour l'instant. Elle laissa le beau Melvin terminer de raconter ses déboires tandis qu'elle était toujours assise sur le canapé.

Physiquement, elle en pouvait plus, totalement épuisée. Les coups, les souvenirs qui lui faisaient l'effet d'une grosse claque dans la gueule, les efforts inconsidérables  qu'elle faisait pour ne pas se recroqueviller et se mettre à chialer comme une gamine en attendant que le mal tourne. Tout ça l'avait mis complètement à terre. Elle était forte, mais pas wonderwoman, et encore moins esthétiquement vu la dégaine qu'elle se trimballait depuis qu'elle était entrée chez Melvin. Mais elle s'en tapait royalement, les cuissardes et autres pantalons moule-boule étaient loin d'être sa préoccupation première. Bref, elle leva les yeux et attrapa le Beretta qui lui était tendu, un peu hésitante. De toutes façons, il avait raison, il allait falloir se montrer à la hauteur du merdier dans lequel ils étaient fourrés. Et surtout, elle allait devoir lui faire confiance, entièrement, ce qui n'allait pas être une mince affaire. Remarque, quel intérêt il aurait à lui filer un flingue chargé si c'était un mec dont elle devait se méfier ? Ça semblait plausible sur le coup mais elle savait qu'elle ne dormirait que très mal pendant les heures qui allaient suivre, tant l'incertitude lui tordait le bide et les neurones.

Rapidement, il lui suggéra d'aller se reposer. Elle se leva et retira sa doudoune pour la poser sur le dossier de la première chaise qu'elle croisa sur le chemin de la chambre, et engouffra machinalement le flingue dans la ceinture élastique de son jogging. La belle passa ses deux mains sur son visage avant de remonter sa cascade de boucles ébènes en un chignon cette fois plus discipliné, avant d'se tourner une dernière fois vers Melvin qui semblait prêt à attendre des heures sans bouger, comme un chasseur qui attend patiemment sa proie. Elle le regarda un instant, la main appuyée contre la porte, songeuse. Elle qui croyait en Dieu savait que s'il avait été mis sur son chemin ce soir là, ce n'était pas un hasard. Rien n'est hasard, tout n'est que destin, et elle allait découvrir au fur et à mesure l'importance de cette rencontre.

Kalynda : "Je... J'suppose que tu vas pas dormir mais... Repose toi un peu. Tant qu'on peut encore le faire..." finit-elle d'une voix beaucoup moins poussée, faible, douce. D'ailleurs, elle esquissa un sourire presque invisible à son hôte du jour mais se tourna aussitôt sans attendre sa réponse pour pénétrer dans la chambre qu'elle laissa légèrement entrouverte.

La grande brune d'un mètre soixante-dix-sept marcha doucement vers le pieu qui était planté au milieu de la pièce froide et silencieuse. Elle souleva son tee-shirt et attrapa le flingue qui lui avait été donné quelques minutes plus tôt pour le poser sur la table de chevet. Tout en lâchant un soupire interminable, Kalynda jeta un oeil derrière son épaule pour s'assurer qu'elle était bien seule et retira le haut qui surplombait son corps meurtri. Elle le laissa au bord du lit et s'étira tout en se rendant près de la fenêtre. Le store était à moitié fermé, seules quelques lueurs de lampadaires jaunâtre venaient se poser sur sa poitrine à moitié dénudée, simplement habillée d'un soutien-gorge en dentelle noire. Et elle resta plantée devant cette fenêtre durant de longues minutes, le regard perdu et fixe sur la cime d'un arbre qui dansait au rythme du vent et de la pluie.

Bozzy... Où est-ce que j'ai entendu ou vu ce nom...

Un truc attira son attention et l'extirpa de ses pensées : un mouvement, une femme qui venait de bouger la tête et qui était visiblement là depuis tout à l'heure à observer dans la direction de Kalynda. Tellement immobile qu'elle semblait incrustée dans le paysage, et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle ne l'avait pas remarqué tout de suite. Surprise, elle eut un mouvement de recul et posa machinalement sa main sur sa poitrine, cachant pudiquement les parties de son corps découvertes. Elle ne fit cependant pas de bruit pour ne pas alerter Melvin, d'autant qu'en s'approchant, elle ne vit personne. Plus rien. Est-ce qu'elle avait rêvé? Halluciné? Était-elle fatiguée à ce point ? Non, elle était sûre qu'une femme l'observait depuis tout à l'heure. Mais impossible de mettre une description sur ce qui ressemblait plus à une ombre à cette distance. Un frisson dévala sa colonne vertébrale, elle secoua la tête de gauche à droite avant de fermer complètement le store. Kalynda se frotta les yeux un instant avant de retirer ses chaussures et de se glisser dans les draps glacés de ce king size bed. Et malgré un esprit perturbé par tant de questions, la jeune femme ne mis pas de temps à s'endormir.


.    .     .



Une nuit agitée, un sommeil peu réparateur puisque réveillée toutes les heures par des bruits qu'elle entendait ou imaginait, des cauchemars en chaine sans compter la pluie battante qui fracassait la vitre de la fenêtre et qui ne faisait qu'ajouter à l'angoisse de la situation. Elle ouvrit grand les yeux une dernière fois et décida de se lever. Elle redressa tout d'abord simplement son buste et jeta un œil à la pièce toujours silencieuse. La pluie ne s'était pas arrêtée, mais le jour s'était levé au vu des rayons lumineux qui traversaient les stores. Non, tout ceci n'avait rien d'un rêve, tout ce dont elle se souvenait petit à petit s'était vraiment passé la veille. La belle s'humecta les lèvres toujours sèches et effectivement, la douleur qui se réveilla petit à petit la ramena assez vite à la réalité. Doucement, elle posa sa main sur sa mâchoire et la massa un peu, avant de finalement se lever. Ouvrir à moitié le store est le premier réflexe qu'elle eut, pour constater que la seule lumière qui leur était offerte était celle qui arrivait à se frayer un chemin entre les nuages noirs qui ornaient le ciel inquiétant. Elle attrapa son tee-shirt et l'enfila. Merde, et Melvin ? Son regard bifurqua sur le flingue qui n'avait pas bougé, puis elle se rendit dans le salon où elle ne trouva personne. Le seul repère qu'elle avait pour le moment, c'était l'heure que son téléphone lui donnait après avoir fouillé dans sa poche : 08:02.


Okay Kaly, soit tu lui fais confiance, soit tu te barres et tu fais tout pour qu'on te retrouve pas...

Ouais, nan. Même si l'idée lui avait traversé l'esprit, elle pouvait pas. Après tout il avait fait beaucoup pour elle, il lui avait quand même probablement sauvé la vie et l'avait très certainement empêché de faire une connerie en allant récupérer ses affaires si tardivement. Nan. Si elle avait  une qualité cachée derrière son caractère de merde et ses défauts apparents, c'était bien sa loyauté. Sans se poser de questions, elle s'habilla avec ses anciennes fringues, se chaussa et n'oublia bien sûr pas de prendre le flingue qu'il lui avait prêté. Elle le rangea dans sa ceinture après avoir activité la sécurité et réajusta correctement sa doudoune par dessus. Kalynda était sur le pas de la porte, prête à sortir, et failli oublier le plus important. Du coup elle fit demi tour et retourna dans la chambre ou elle prit un stylo et arracha un bout de journal qui trainait. Elle écrivit son numéro de téléphone et coinça le papier sous un bouquin de sorte à ce qu'il soit vu. Bon... Il fallait qu'elle voit Calvin et qu'elle retourne chez elle. C'était beaucoup moins risqué à cette heure de la journée, en plus de son gun, et de toutes façons, elle n'avait plus le choix. La belle sortit de l'appart' et fit claquer la porte derrière elle, capuche sur la tête, prête à affronter la froideur mortelle de la rue.
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Mer 9 Avr - 19:48

Quelque-peu hésitante, Kalynda prend finalement l'arme avant de se lever et de poser son manteau en s'éloignant. Du coin de l'oeil, je remarque que la jeune femme s'arrête. Pour autant, je ne tourne pas la tête, tenant précieusement mon fusil, prêt à tirer si quelqu'un fait brutalement irruption, par une fenêtre ou par la porte. Mais Kaly me force à la regarder lorsqu'elle prend la parole. D'une voix douce, elle me suggère de me reposer tant qu'il en est encore temps. Non. J'aurais justement tout le temps de me reposer lorsque je ne serais plus de ce monde. Pour moi, l'heure n'est pas au repos. Je dois rester vigilant pour protéger ma vie, mais aussi la sienne...

Pourtant, bien contre ma volonté, je ne parviens à luter toute la nuit. Assis sur le canapé sans bouger d'un iota n'aide pas à garder l'esprit clair. Ma tête tombe en avant, mes mains tenant toujours le fusil. Tout aussitôt, je me reprends, mais cela ne dure qu'un temps. La volonté de Morphée semble plus forte que ma capacité à rester éveillé après une soirée aussi agitée. Néanmoins, je ne dors que d'un œil, car le moindre bruit suffit pour me réveiller. Lorsque je m'assoupis, mon Benelli tombe sur mon épaule droite. Passer l'arme à gauche n'est pas mon objectif et je m'en voudrais terriblement qu'il arrive quelque chose à la femme que j'ai recueilli ce soir, à cause de ma fatigue. Alors, inconsciemment, je me force à ouvrir l'oeil au moins quelques secondes. Autant dire que cette nuit de sommeil ne sera pas très réparatrice.

***

J'ouvre les yeux, le soleil se lève à peine. Il doit être environ six heures-et-demi du matin. La nuit m'a parue terriblement longue, comme si le temps s'était arrêté. J'ai dû me réveiller près de dix fois, soit à cause d'un bruit, soit parce que mon subconscient me l'obligeait. Alors voir les premiers rayons du soleil percer les stores me fait plaisir. Un nouveau jour se lève, serais-je toujours là lorsqu'il tombera ?

À cette pensée, je me rendors, main droite sur l'arme et main gauche dans le vide, le bras sur le genou. Je me réveille une fois pour toute environ une heure plus tard, crevant la dalle. Prenant mon arme avec moi, je quitte le salon pour la cuisine, me préparant quelque chose de chaud à manger et à boire. Je petit-déjeune seul, comme toujours depuis que je ne vis plus avec Shaïka. Et je pense à mon fils, comme chaque jour, espérant qu'il vit bien à Los Angeles, ma ville natale...

Rassasié, je me dirige vers les chiottes où je reste pendant un moment, posant le fusil contre le mur. J'ai tellement pris mon temps qu'en sortant, la porte de la chambre est ouverte et cette dernière est vide. Plutôt que d'appeler, je me déplace silencieusement, arme en évidence. Mais il n'y a plus personne, elle est partie. J'entre alors dans la chambre et vois un mot sur lequel est inscrit un numéro de téléphone. Je m'empare donc de ce bout de journal et le garde dans la main, constatant par ailleurs qu'elle n'a pas laissé le Beretta 92FS que je lui ai prêté la veille. Bien, elle aura de quoi se défendre. 

Quant-à moi, je vais devoir acheter une nouvelle arme de poing, n'en ayant d'autre pour le moment. Grossière erreur de ma part, d'ailleurs, mais les armureries de la ville ne sont pas très généreuses en ce moment. Peu importe, j'irai faire un tour au Pistols 7 tout à l'heure, peut-être qu'ils auront plus de stock qu'avant. 
Je me prépare donc, prenant une douche et m'habillant de vêtements propres. Mais je ne peux quitter les lieux maintenant à cause de ma porte d'entrée. Celle-ci ne ferme plus, Konroe l'ayant défoncé. Il va donc falloir que je m'occupe de ça dès maintenant et pour ça, le propriétaire devra faire les démarches lui-même. 

Alors, avant de partir, je range les armes sorties hier, prenant au passage mon Skorpion VZ61. Je garde également mon Benelli M4. Puis verrouille la chambre de Kunta. Le temps que je parte faire les démarches nécessaires, je cache mon fusil à l'avant de ma Cadillac et passe chez Konroe, le réveillant. Il accepte de garder un oeil sur le pavillon le temps que je m'absente.

Plus tard dans la matinée, je reviens sans encombre et fort heureusement, aucune infraction n'a été commise durant mon absence. La porte moustiquaire est toujours fermée et la porte d'entrée est restée entre-ouverte. Après quelques négociations avec l'agence immobilière et le propriétaire, celui-ci a fait le nécessaire pour que la porte soit changé. Quant-au reste des dégâts, je vais devoir vivre avec quelques jours, car ils veulent bien se bouger rapidement le cul pour la porte, mais les fenêtres attendront un peu... Quelle bande d'incapables. L'idée que tout soit réparée en une après-midi dans le centre-ville m'effleure l'esprit. Mais ici, on doit attendre.

Je reste alors chez moi jusqu'à ce que les mecs arrivent avec la nouvelle porte et pour la poser. Ma présence est de mise, ne serait-ce que pour les surveiller. Ces connards sont des pauvres gars comme les autres et je ne voudrais pas être volé. J'attends alors le temps qu'il faut. Bizarrement, ils mettent du temps. Moins d'une heure plus tard, la nouvelle porte d'entrée est installée et ferme à clé. Je quitte alors les lieux une fois que tout le monde se soit barré, Skorpion dans les mains le temps de monter en bagnole. J'ignore encore ce que je vais faire de la journée, mais trainer dans les rues n'est certainement pas une bonne idée. Je compte alors acheter un nouveau flingue et j'irais certainement au centre de tir en espérant que Konroe m'appelle pour m'en apprendre plus sur cette sombre histoire.

Terminé.
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Kalynda T. Ealy

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Lun 21 Avr - 20:35

Capuche sur la tête, la grande brune marchait d'un pas vif sur le béton froid. Il pleuvait des cordes, le ciel était noir de nuages et le vent s'était levé. Son épaule gauche supportait le poids de son gros sac de sport plein d'affaires personnelles. Plus particulièrement les affaires dont elle ne voulait pas se séparer, et qu'il était impossible pour elle de laisser à l'abandon dans son petit studio. Il était presque midi quand la métisse avait fini d'emballer le nécessaire, l'estomac constamment contracté à cause de la peur. Et comme prévu, elle avait réussi à récupérer l'héritage que son frère lui avait laissé et auquel elle tenait beaucoup : un magnifique Desert Eagle et quelques photos, en plus d'une poignée de fringues. Le reste, elle s'en tapait royalement. Il fallait dire que son esprit était loin des préoccupations de toutes les pouffiasses de son âge : En terme de maquillage et de fringues branchées, il allait sûrement falloir qu'elle investisse une fois qu'elle aurait gagné un peu de thunes, mais pas tout de suite. Elle estimait que ce qu'elle possédait était pour le moment bien assez. Et puis, de toutes façons, elle n'avait pas à plaire, du moins pas pour le moment.

Kalynda jeta un œil derrière son épaule avant de prendre un virage. Toujours méfiante, ses yeux étaient plissés, à la recherche de la moindre tête connue ou suspecte qui l'aurait suivie. Visiblement seule, la belle ne tarda pas à franchir le portail qui la séparait d'un de ses bons potes. Elle réajusta sa capuche et leva les yeux vers l'immensité de la tour qui lui faisait face, se prenant par la même occasion une rafale de gouttes sur la gueule. Sans attendre, et non sans jeter un dernier regard vers la rue peuplée de gens affolés par le temps, elle pénétra dans l'immeuble et s'engouffra dans l’ascenseur. Et ce n'est qu'après avoir appuyé sur le bouton qu'elle relâcha un peu de pression en appuyant son dos sur le miroir mural qui se trouvait derrière elle.

Ouf, un peu de silence, et au sec... Elle laissa échapper un lourd soupire en faisant tomber sa capuche sur ses épaules. L’ascenseur était silencieux, seules quelques profondes inspirations de la danseuse venaient briser ce silence inébranlable. Et puis... Et puis elle se mit à y penser. A lui. Ce mec, qu'elle connaissait à peine et qui lui avait pourtant sauvé la vie. Qui était-il vraiment? Est-ce qu'ils allaient se revoir? Prendrait-il la peine de la rappeler, ne serait-ce que pour lui donner signe de vie, ou bien est-ce qu'ils ne se recroiseraient plus jamais? Toujours autant de questions qui tournaient dans sa tête depuis des heures mais qui ne trouvaient que peu de réponses. Elle avait l'impression que ces quelques secondes d'attente dans l’ascenseur duraient une éternité, et quoi qu'elle fasse ses pensées finissaient toujours par se tourner vers Melvin. Quelque chose... Un truc qu'elle pouvait pas expliquer, un truc qui l'intriguait, quelque chose de... DING. Arrivée. Kalynda secoua un peu la tête, extirpée de ses souvenirs par l'alarme de l’ascenseur qui lui indiquait le 12ème étage. Elle se redressa assez rapidement et passa sa main dans ses longs cheveux, histoire d'être un minimum présentable, et se mit en marche dans le couloir direction l'appartement. Les murs étaient tapissés d'un gris taupe, le sol quant à lui semblait avoir résisté à toutes les guerres tant il était abimé. Bon, de toutes façons elle s'en tapait, c'était pas l'or ni le marbre qui l'intéressait.

Elle arriva assez vite devant la porte de Ray. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, ça faisait un petit moment qu'elle ne l'avait pas vu. Un peu tremblante, elle hésita une seconde avant de frapper deux coups à la porte. Et c'est de manière presque instantanée que le grand black de trente-cinq ans vint lui ouvrir. Pour le décrire, c'était l'genre 1m95, 105 kilos, du muscle et un peu de gras, un black dont la carrure imposait la crainte autant que la gentillesse et les valeurs imposaient le respect.


Ray : " Ohhh ohhh... Kaly, bébé Kaly, t'as changé un truc de ouf ma soeur!"

Kalynda : "Tu rigoles, tu t'es regardé, t'as des cheveux blancs et un p'tit ventre, faut arrêter la bière Ray!" - Kalynda se mit à rire de bon coeur, heureuse de revoir un très bon ami à elle, qui était aussi et surtout le meilleur pote de son frère crevé. Elle le prit dans ses bras une seconde avant de rentrer après qu'il l'ait invité, posant lourdement son sac à terre.-

Ray : "Un temps d'chien dehors... T'as faim? Tu veux boire un truc? Bon c'est pas super grand mais tu peux crécher ici autant qu'tu veux ma soeur. J'te laisse mon lit j'vais prendre le canapé, bon ça va être moins pratique pour pécho mais bon..."

Kalynda : "Dis pas ça, j'me sens déjà assez mal de venir squatter..."

Ray : "Arrête tes conneries, là t'es chez toi. J'capte même pas pourquoi t'es pas venue plus tôt. T'as des blèmes?" Le mec plissa les yeux et scruta le visage un peu enflé de Kaly

Kalynda :
"J't'expliquerais... Mais là j'ai juste envie de prendre une douche et de me poser un peu, j'suis... J'suis morte."

Ray : "Ok Kaly... Tu connais la maison, fais comme chez toi."

Le mec chercha pas à en savoir plus pour l'instant. La brune regarda ce grand nounours un instant avant d'retirer ses chaussures et d'emmener son sac dans la chambre. Elle le posa sur le lit, déballa ses affaires et rangea le flingue de son frère dans le tiroir de la commode, avant d'poser celui de Melvin sur celle-ci. Ni une ni deux, elle se déshabilla pour se diriger vers la salle de bain où elle prit une douche rapide mais extrêmement apaisante. Tout ça la fit un peu grimacer, car il fallait pas oublier qu'elle avait encore très mal à certaines parties de son corps. Elle en profita pour se laver les cheveux, appréciant chaque goutte chaude qui dévalait son corps fragilisé.
Ce n'est qu'après la douche et un habillage des plus simple -débardeur et short- qu'elle s'allongea un peu dans le lit, pensive, avant de progressivement s'endormir.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Vibreur. Sonnerie. Vibreur. Silence. Elle se frotta les yeux et bailla un peu, complètement dans le gaz. Elle avait pas encore réalisé que c'était son téléphone qui l'avait réveillé. Elle se redressa un peu, progressivement, et scruta tout autour d'elle, avant d'avoir pour réflexe de regarder l'heure sur le réveil de Ray. Il était 17:42. Elle avait passé l'après midi à dormir, sûrement parce qu'elle en avait besoin.

Putain... Merde... Il est six heures j'ai rien foutu...

Suite à la sonnerie de rappel de son téléphone, Kalynda l'attrapa du bout des doigts en plongeant son buste sur le lit, et lit le texto. Elle resta plantée la devant les mots simples de Melvin, puis reposa encore une fois son attention sur l'heure. Fallait qu'elle joue les femmes civilisées au moins une fois dans sa vie, et ce soir c'était l'occasion ou jamais. L'occasion ou jamais de remercier l'inconnu du centre de tirs. Elle se leva donc sans répondre au texto, et se mit à appeler Ray. Pas d'réponse, il était sûrement sorti. Le mot qu'elle trouva sur la table de la cuisine le confirma. Bref, elle fit marche arrière direction la chambre et fouilla dans ses affaires pour y trouver des trucs propres et un peu habillés, pas trop vu qu'elle avait pas de quoi se la jouer, mais juste un petit plus, histoire de pas passer pour une clodo auprès de son sauveur.

Et après quelques arrangements, le résultat était soft, mais sympa. La belle avait attaché ses cheveux en une queue de cheval et avait opté pour un tee-shirt large contrastant avec leggings en similicuir noir et des escarpins couleur chair. Et un peu de mascara sur ses yeux, pas plus. Un truc simple qui donnait bien, mais qui ne le tromperait pas sur ses intentions. Bah ouais, hors de question de passer pour une pétasse en chaleur alors que tout c'qu'elle voulait c'était le remercier d'une manière assez conventionnelle. Ni une ni deux, elle pensa à garder le flingue sur elle, sous son tee-shirt, et fourra une poignée de pièces dans la poche de la veste noire qu'elle enfila. Elle attrapa ses clés, son téléphone, et sortit de l'appartement après avoir laissé un mot à Ray, heureuse de voir que la pluie avait cessé.

Spoiler:
 

Elle arrivait dans les coups de 19:00 près de chez Melvin, une bouteille de vin à la main. Bouteille qu'elle avait acheté à l'épicerie près de chez Ray, mais dont elle connaissait absolument pas le gout. Elle avait voulu jouer le jeu, mais n'y connaissait absolument rien en boissons, surtout pas en ces trucs raffinés que font les gens raffinés entre eux. Mais bon, ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte ? De toutes façons, que ça lui plaise ou non n'était pas le problème. Elle, elle aurait fait sa part, l'aurait remercié, serait resté en phase avec sa conscience, peu importe qu'il le prenne bien ou mal, qu'ils se revoient ou non. La presque trentenaire était surtout obnubilée par les souvenirs de son frère et par ce Marco et cette bande de latinos de merde qui était prête à tout pour la voir souffrir.

Quelques minutes de marche lui suffirent pour arriver devant sa porte et frapper deux coups comme à son habitude. Un peu tremblante, peu rassurée par l'environnement hostile qui les avait presque tués tous les deux. Elle s'éclaircit la gorge tout en scrutant les alentours, le décors s'assombrissait au fil des minutes.

Kalynda : "Melvin, c'est Kalynda..."
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Melvin Nikita

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MessageSujet: Re: Pavillon de Melvin Nikita    Dim 27 Avr - 16:18

771-961-4827 - 04/16/16 at 05:40PM
Kalynda, are you alright ? Melvin.

Six heures moins vingt, je viens de rentrer chez moi et ne constate rien d'étrange dans mon pavillon. N'ayant eu aucune nouvelle de la part de Kalynda depuis son départ ce matin, je n'hésite pas longtemps à lui envoyer un message. Lorsque que Konroe est arrivé au centre de tir à quatre heures-et-demi, il est tout de suite monté dans mon bureau avec des nouvelles peu réjouissantes. Ma tête est belle et bien mise à prix et tous mes proches sont en danger. Comme je m'en doutais, Earl « Blade » Bozzy est le responsable. Il veut définitivement ma mort et pour cela, il a promis une somme d'argent juteuse à celui qui parviendrait au but, ayant d'abord fait appel aux gangs de la ville, tant à Thirdbury qu'à Vallcenson. Évidemment, les plus petits poissons sont les plus motivés. Mais je ne dois sous-estimer personne, ne faire confiance à quiconque et avoir l’œil sur tout et tout le monde. Je ne compte pas me planquer, non, mais mettre un terme à ces conneries sans jouer avec la mort. Bozzy est un businessman respecté dans le monde du crime, véritable baron de la drogue, c'est aussi et surtout un ennemi redoutable. En effet, il n'hésiterait pas à tuer frère, père et mère s'ils se mettaient en travers de son chemin. Tout le monde le sait, il parvient toujours à ses fins et surtout celles des autres. Mais cette fois mon gros, ça va changer, alors profite-bien de tes richesses et privilèges le temps qu'il te reste. Je ne dormirais plus tant que je ne t'aurais pas envoyé six pieds sous terre...

Désormais, le jeu tourne entre lui et moi. Mais je dois être une cible mouvante, difficile à atteindre. Rester trop longtemps au même endroit n'est pas une bonne stratégie. Je dois devenir un fantôme, être là et disparaître avant qu'il ne soit trop tard. Maintenant, la mort peut frapper à chaque instant. Je peux subir une attaque n'importe où, n'importe quand. Mais ils me chercheront surtout là où je suis souvent : au boulot et chez moi. Konroe m'a donné les clés d'un de ses garages dans lequel ma Cadillac et ma Triumph reposeront. J'utilise beaucoup ces véhicules, je ne peux me permettre de les laisser à la vue de tous ou de les utiliser pour l'instant. Ils doivent disparaître. Ainsi, mes ravisseurs ne sauront jamais si je me trouve chez moi ou non. Cela ne les empêchera peut-être pas d'agir, mais au moins mes véhicules seront en sécurité.

Konroe doit passer dans quelques minutes pour m'aider, en attendant je passe un coup de fil à mon patron afin de prendre congés du Black Street Bar. Je ne peux pas rester derrière un comptoir plusieurs heures d'affilée en sachant que tout le monde peut me tirer une balle dans la tête d'une seconde à l'autre. Normalement, je travaille dans deux jours, mais afin d'être sûr qu'il me donne mes congés, j'invente que je dois retourner à Los Angeles auprès de mon fils malade, à l'hôpital. Bien que mon patron soit peiné pour moi, il m'annonce qu'il ne pourra se passer de mes services dans deux jours. En effet, une grosse soirée basket s'annonce, le bar sera blindé de monde et d'ici-là, il ne peut trouver un autre barman pour me remplacer. Je râle, disant que mon fils a besoin de moi, qu'il va se faire opérer dans trois jours, mais cet enfoiré n'en démord pas. Au final, je ne peux refuser. Je raccroche, légèrement agacé, mais au moins il me donnera ce que je veux après cette soirée de travail.


Konroe : yo frère, ouvre la porte !

Merde, je n'avais même pas entendu que l'on frappait à ma porte. J'ouvre, arme à la main et regarde un instant par dessus les épaules de mon pote avant qu'il rentre. Je referme et me tourne vers lui.

" Personne ne t'a suivis ? "
Konroe : j'crois pas, frère. Je me demande s'ils me tueraient...
" N'exclue jamais cette hypothèse. Bon, tu prends la bécane et moi la Cadillac, OK ? "
Konroe : sans problème mec. On se séparera au bout de la rue.
" Ouais, garde toujours un œil autour de toi. "
Konroe : et pas qu'un oeil, ouais.
(Je ris un peu avant de reprendre) " Tu sais ce que tu dois faire si on te suit. "
Konroe : ça fait plaisir que tu t'inquiètes pour moi, frère, mais on ne m'a pas si facilement moi non plus. Rit-il, légèrement taquin.
" T'as ce qu'il faut ? "
Konroe : G-Bonx m'a passé ça.

Il prend son sac à dos et sort des vêtements. Un sweat à capuche bleu marine et un baggy noir, neutre. Tout cela en deux exemplaires. Je hoche positivement la tête et lui demande de me passer ceux à ma taille. Je pars dans la salle de bain pour me changer et reviens. Konroe est également prêt, habillé de la même façon. Je chausse mes Timberland beiges et vérifie qu'il en porte aussi. Tout est pareil, à part la taille et la tronche. Mais pour cette dernière, ils ne verront rien.

Konroe : on se ressemblerait presque, ah ah !

Je souris à peine et lui passe mon casque, qu'il enfile.

Konroe : prêt.

Bien. Nous sortons en même temps. Capuche sur la tête, je regarde le sol jusqu'à monter dans ma bagnole pendant que Konroe sort la bécane. Je n'attends pas et démarre. Il me rejoint très vite au bout de la rue, je lui fais signe de tête et nous nous séparons, l'un allant à gauche, l'autre à droite. Le but du jeu n'est autre que de leurrer d'éventuels poursuivants et de voir si nous sommes suivis. Si oui, nous devrons tenter de perdre nos assaillants rapidement. Konroe aura plus de facilités au guidon de ma Triumph, moi j'ai intérêt à gérer en tournant partout et en accélérant au bon moment, sachant que ma Cadillac n'est pas un bolide de course, loin de là.

Au bout de quelques minutes, ayant l'impression que l'on me suit, je mets mon plan à exécution pour me débarrasser au plus vite. D'abord, je teste en tournant par-ci, par-là, gardant un oeil sur les rétroviseurs. En effet, on me suit. Maintenant certain de cela, je tourne une fois à droite, puis à gauche et accélère avant de tourner encore, à droite. Je passe immédiatement dans une ruelle dans laquelle j'écrase le champignon, renversant poubelles et autres détritus. Je ressors sans personne derrière moi et me remet immédiatement en route.
J'arrive aux garages sans encombre, ni personne derrière moi. Konroe étant déjà là, il m'ouvre la porte et j'entre sans attendre. Il referme et je descends de ma bagnole.


Konroe : alors ?
" On m'a suivis tout à l'heure, mais je m'en suis débarrassé assez vite. "
Konroe : moi aussi au départ, on me suivait mais ils ont abandonné assez vite... bizarre.
" Mmmh... bref, on se casse. "

***

Konroe m'a déposé dans un parking couvert, à quelques rues de chez moi. J'avance, les mains dans les poches du sweat, capuche sur la tête, celle-ci à moitié baissée. Ma main droite empoigne la cross de mon Glock 19, prêt à dégainer d'un instant à l'autre. Je suis à l'affût du moindre bruit, me méfie de chaque voiture qui passe et des individus que je croise ; prêt à refroidir quiconque. Mais heureusement, j'arrive dans ma rue sans problème. Au loin, je remarque quelqu'un devant ma porte et plus j'avance, plus je reconnais une silhouette féminine. Tout en avançant, j'observe la rue et les personnes s'y trouvant. Le soleil se couche, deux voitures passent mais aucune ne s'arrête, un groupe d'Afros me remarquent et me saluent, ne tentant rien d'étrange. Ils pourraient me descendre en traitre, mais non. J'arrive sur le perron, entier et vivant, derrière la jeune femme que je reconnais. Elle ne m'a pas renvoyé de message tout à l'heure, mais cette réponse me convient amplement. Je me racle la gorge afin qu'elle se retourne et décroche un léger sourire en la frôlant pour ouvrir la porte. Ma main gauche dans son dos, je la pousse à entrer avant moi et referme derrière nous.


" Ne restons pas derrière la porte. "

Je la regarde discrètement de haut en bas, remarquant le contraste intéressant de ce qu'elle porte tout en lui faisant signe d'aller vers le salon. J'ignore pourquoi, mais elle a apporté une bouteille de vin. Je préfère le whisky, mais ça me changera un peu. Drôle d'initiative, cependant...

Autre chose me tape à l’œil, l'état de son visage. Hier soir, elle a morflé, mais aujourd'hui elle a meilleure mine. Le maquillage en est forcément pour quelque chose et tant mieux, même si on peut toujours remarquer quelques marques au coin d'un œil et de ses lèvres. Elle semble légèrement gênée et je dois dire que je ne comptais pas rester ici ce soir. Trop risqué après ce que j'ai appris aujourd'hui. Elle se met également en danger en restant avec moi, mais au fond elle aussi a quelqu'un a ses trousses... et je n'ai pas oublié le message reçu hier. Celui qui veut sa peau veut également la mienne. Le fameux Marco voudrait-il se faire un nom auprès de Bozzy ? L'envie de proposer à Kalynda de partir me démange, mais je préfère la laisser parler.
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