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 Pavillon de Daryl Martinez

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Daryl Ma

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MessageSujet: Pavillon de Daryl Martinez    Dim 31 Mar - 15:12


    Pavillon plutôt discret de Vallcenson se mélangeant à tous les autres des environs. Des murs extérieurs à l’origine d’un blanc parfait et désormais recouverts par la crasse et ce qui semble être une légère couche de mousse, signe du temps qui n’a de cesse de passer. Un jardin quand à lui bien peu rayonnant, aucune fleur, aucun buisson et une herbe jaunit et irrégulière et de plus mal tondues.
    Aucun drapeau à coté de l’entrée du domicile dont le toit lui est des plus sombres. C’est à peine si les gamins du quartier à l’époque d’Halloween osent venir quémander quelques friandises, avec ces volets constamment clos, l’on pourrait croire que plus personne ne vit ici.

    Passé la porte d’entrée à la peinture usée, vous voici dans un long et étroit couloir. Ne prêtez pas attention à la paire de chaussures dans l’entrée ainsi qu’au courrier qui s’entasse jour après jour. Faites deux pas vers l’avant et sur votre droite, une ouverture donnant sur un salon. Un canapé trois place ainsi qu’un large et confortable fauteuil en cuir entourent une table basse recouverte de magasines, bières vides, cendriers et paquet de clopes.
    En face, contre le mur coté rue, une télévision, tout ce qu’il y a de plus simple. A l’opposé de tout ceci, de l’autre coté de la pièce, une table en bois massif entourée par cinq chaises, pour tout avouer, voici donc un espace de ce domicile qui ne semble jamais utilisé par son propriétaire si ce n’est pour y déposer du linge mal repassé.

    Retour dans le couloir, sur votre gauche en face du salon, une autre ouverture cette fois-ci. Bienvenu dans la cuisine. Tout ce qu’il faut que l’on retrouve dans toutes les cuisines du monde hormis peut-être le fait qu’en ce lieu, les bouteilles de bière vides sont les maitres. Une petite porte dans le fond de cet endroit donnant lieu au garage deux places quand à lui remplis de cartons et de tout un bordel sans aucun intérêt. Un jour il espère, une moto digne de ce nom viendra embellir les lieux.
    Allons, revenons dans le couloir, avancez de quatre autres pas et sur votre droite, les sanitaires. Ne faites pas attention aux revues coquines.
    En face, une salle de bain, tout ce qu’il y a de plus normal. Enfin au bout du couloir, deux portes. L’une vitrée qui vous donnera accès à l’arrière du domicile et une autre boisée vous offrant une ouverture sur la dernière pièce de ce pavillon, celle-ci étant une chambre à coucher.

    Un lit, deux tables de nuit et un bureau. Encore une fois, un bordel sans nom, comme si le diable en personne y dormait chaque nuit qui passe.
    Enfin, l’arrière du pavillon. Un carré d’herbe tout ce qu’il y a de plus simple, le tout entouré par une clôture en bois ne laissant rien paraitre pour les voisins, un barbecue au milieu de tout cela ainsi qu’une table et des chaises de jardin. Soyez le bienvenu chez Daryl Martinez, prenez tout de même garde à une chose ! Il a la gâchette facile envers tous les inconnus qui viennent empiéter sur son sol…


Dernière édition par Daryl Martinez le Lun 1 Avr - 0:00, édité 1 fois
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Daryl Ma

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Dim 31 Mar - 15:13


    [Vallcenson, pavillon de Daryl Martinez – 18h45].


    Le cul posé sur une chaise, les jambes tendues et les pieds sur le rebord d’un barbecue prêt à l’emploi, notre agent Martinez semble tout juste s’accorder une petite pause. A l’arrière de son petit pavillon dans cet espace de jardin où l’herbe semble irrégulière et en mauvais état, Daryl lui aura passé une bonne partie de l’après midi à tout mettre en œuvre pour un repas entre collègues prévu depuis quelques jours maintenant.
    De la bière, de la viande, des amuses gueules et de la bonne musique, il y en avait pour tout le monde. Enfin, pour tous ceux qui voudraient passer la nuit sur place, deux bouteilles de whisky attendaient au chaud à l’intérieur de son logement. Pour l’heure, c’est clope au bec et bière à la main qu’il attend patiemment, bougeant la tête au rythme de musique rock hold school. Bien que le quartier lui ne soit pas trop porté sur ce style d’ambiance, Daryl a tout de même la chance de résider dans un coin plutôt paisible en matière de criminalité.
    Quelques vols de voitures de temps à autre, une bagarre qui explose ou un désaccord entre voisins mais rien de plus. En revanche, son arme à feu n’est jamais bien loin et il s’accordera même le droit de l’exhiber si besoin est et ce, dès qu’un éventuel danger se fera ressentir.

    Sa bière se trouve être vidée en une seule traite alors qu’il se redresse dors et déjà sur ses deux pattes pour aller écraser son mégot dans un cendrier posé sur le rebord du barbecue. Lui n’a encore jamais eu l’occasion de rencontrer d’autres collègues. Hormis peut-être celui avec qui il bosse depuis son arrivée en ville bien que celui-ci parle dors et déjà de demander sa mutation pour une autre ville.
    A croire que ce collègue ne s’est toujours pas fait à l’idée de pouvoir crever à Haven Field ou peut-être bien que c’est l’image de Daryl qui semble le repousser.
    En ce qui le concerne, lui semble bien décidé à ne plus bouger et c’est la raison pour laquelle il a organisé cette petite soirée qui risque fortement de finir en grande sauterie. S’il faut rester et périr à Haven Field alors autant rencontrer ceux avec qui il risque de bosser pour le restant de ses jours.
    En revanche, ne comptez pas sur lui pour faire bonne impression en ce qui le concerne directement.
    Jean troué, paire de santiags quelque peu sale aux pieds, un débardeur noir surmonté par une veste en jean sans manche, chaine qui part d’une des poches arrière de son jean pour revenir à sa ceinture et pour couronner le tout, simple paire de lunettes noir sur le nez. Ses nombreux tatouages rendus alors visibles, lui ne craint pas d’éveiller chez ses collègues de quelconques avis un peu trop avancés.

    Il en va de même pour l’intérieur de son domicile dont la décoration est manquante, les volets constamment fermés et quelques cadavres de bouteilles de bières qui règnent en maitres dans sa cuisine. Mais comme on le dit souvent, ceux-sont les plus gênés qui se cassent, tout simplement…
    Autre clope entre ses lèvres qu’il ne tarde déjà pas à allumer alors que son regard se perd sur le voisinage, cherchant du regard un éventuel voisin qui aurait le courage de venir lui demander de baisser le niveau sonore de la musique qui émane tout droit d’un poste posé sur le rebord d’une fenêtre de son propre domicile…

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Keith Winkle

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Jeu 4 Avr - 22:09

Depuis maintenant plusieurs jours, un certain Daryl Martinez a organisé un repas entre collègues chez lui. Il a fait passer le message entre les différents services d'Haven Field et ce sont donc des collègues aussi bien du Centre, de Vallcenson et de Thirdbury que je serais amené à rencontrer. Je ne le connais pas personnellement et ne l'ai d'ailleurs jamais rencontré mais ça reste une bonne occasion de faire la connaissance de différents collègues et d'avoir un peu plus d'écho sur le fonctionnement de ces îles si proches mais qui semblent à la fois complètement opposées au mode de vie du centre-ville.

Il est possible de venir accompagné, et c'est d'ailleurs à ma grande surprise que Lindsey à accepter d'y aller avec moi. Du coup c'est avec sa voiture qu'on est en train de se rendre à ce repas. Bien que ce ne soit pas vraiment une surprise, je ne m'attendais tout de même pas à ce qu'elle s'achète une voiture le lendemain de son arrivée. Elle n'est pas fan du métro et autres transports en commun mais sur ce coup elle a vraiment fait fort. Quoi qu'il en soit même si ce n'est pas ma voiture, j'ai préféré prendre le volant, déjà parce qu'elle vient d'arriver et ne connaît pas encore correctement Haven Field, et vu que le rendez-vous a lieu à Vallcenson on n'est jamais trop prudent. Mais aussi tout simplement parce que en tant qu'homme, c'est à moi de conduire ma femme. Rien à voir avec les préjugés bidons du genre "femme au volant, accident au tournant" puisque de toute manière Lindsey conduit très bien, c'est juste une simple question de galanterie.

Vallcenson, une île où la criminalité règne en maître, j'ai déjà eu l'occasion de m'y rendre avec mon collègue que ce soit pour visiter un peu les lieux ou pour coincer des malfaiteurs ayant agi dans le centre-ville mais habitant dans la zone. Ce n'est pas étonnant que certains tentent de faire leurs méfaits au centre-ville, vu la différence, il y a largement plus d'opportunité qu'à Vallcenson, où la majorité de l'île, pour ne pas dire la totalité, porte encore les traces du séisme, et du bordel général qui subsiste ici. Je ne suis pas très à l'aise de me trouver dans cette partie de la ville, alors que Lindsey est avec moi, on pourrait me qualifier de paranoïaque mais je crois que cette inquiétude reste justifiée. Cette fois-ci pas de visite guidée, nous allons directement à l'objectif. Je me suis tout de même senti obligé de venir avec mon arme de service, que je garde dans mon holster d'épaule, ainsi que ma plaque rangée dans ma poche de jeans. En espérant bien sûr ne pas avoir à m'en servir. Je pourrais me rassurer en me disant que personne ne serait assez fou pour attaquer un rassemblement de policier. Mais en réalité, il y a à mon avis, suffisamment de cinglé pour tenter un truc pareil.

Nous arrivons à destination sans grandes difficultés, l'inspecteur Martinez ayant très bien indiqué les lieux. La musique se fait déjà entendre à quelques maisons de là, c'est d'ailleurs une situation très paradoxale pour des policiers mais nous sommes encore loin de l'heure légale pour le niveau sonore. Je me gare devant la maison, je m'assure de n'avoir rien oublier dans le véhicule et qu'aucun objet de valeur n'y est présent ou visible, puis nous descendons de la voiture de Lindsey alors que j'aperçois un homme qui semble être l'inspecteur Martinez. Il semblerait que j'ai fait le bon choix niveau vestimentaire, en restant simple et décontracté. T-Shirt rouge avec une veste en cuir par-dessus, un jean et de simples chaussures de ville à semelle épaisse. Je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes les premiers arrivés, je n'ai encore vu personne et il n'y a aucune autre voiture devant la maison.

Je me rapproche donc de l'entrée, et entame les présentations.


"Bonsoir, Inspecteur Martinez c'est bien ça ? Keith Winkle, je bosse dans le centre, et voici ma fiancée Lindsey."

Déformation professionnelle oblige, je n'ai pas pu m'empêcher de placer le mot Inspecteur, chose que j'aurais préféré évité puisque nous ne sommes pas là pour le boulot, mais c'est sortit tout seul.
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Lindsey Stockton

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Ven 5 Avr - 18:08

Centre-ville - Appartement de Keith et Lindsey (Concord).

Je suis rentrée il y a plus d'une heure et pour me détendre, rien de mieux qu'un bon bain. Keith est revenu du travail peu de temps après moi et je n'ai pas manqué de lui dire que mon entretien d'embauche s'est très bien passé. Mais comme j'aime particulièrement être au calme et me reposer quand je suis dans un bain chaud et mousseux, je ne lui ai raconté qu'après être sortie de la salle de bain. Il trouve que je démarre fort, à commencer par l'achat de la voiture et maintenant par le travail, mais je sais que cela lui plait. J'aime l'impressionner et c'est vrai que je n'ai pas pris trois plombes pour m'adapter au mieux à cette ville. Fraîchement débarquée que j'appuie déjà sur l'accélérateur. On peut clairement dire que j'aime la vitesse dans tous les domaines. En tout cas, j'espère être rappelée très vite et surtout être acceptée au The Coffee Chocolate. Si tout est bon de ce point-là, je m'accorderai une petite pause. Mais je dois gagner de l'argent car je veux déjà une autre voiture. Je ne peux pas me contenter d'une berline si je veux brûler l'asphalte, il me faut au moins une voiture de sport digne de ce nom. Mais me connaissant, je ne vais pas résister bien longtemps à l'appel de la route. J'ai déjà très envie d'aller faire un tour, mais ce soir on a autre chose de prévue avec Keith.

Un de ses collègues travaillant à Vallcenson a organisé une soirée barbecue chez lui et ça fait plusieurs jours qu'ils en parlent, là-bas. Keith m'a seulement mis au courant ce matin avant de partir, mais je me tiens déjà prête à l'accompagner, le surprenant une nouvelle fois. C'est vrai qu'être en présence de plein de policiers n'est pas ma tasse de thé, encore moins lorsque je ne connais personne, mais je suis curieuse d'en voir un peu plus sur la ville et surtout de voir qui sont les hommes et les femmes chargés de faire régner l'ordre dans cette ville.

Par contre, je me rappel de ce que m'a dit Elisabeth avant que je quitte le travail. Ne jamais mettre les pieds à Vallcenson ou Thirdbury. Pourtant, c'est justement sur l'une de ces îles qu'on va se rendre ce soir. Je me retiens d'en faire la remarque à Keith, d'autant que ça n'a pas l'air de l'enchanter plus que moi. J'espère au moins que cette soirée vaudra le coup, que je ne rate pas une petite balade en voiture pour quelques saucisses mal grillées.

Pendant que Keith se prépare, je fais de-même dans la chambre. Je ne vais bien évidemment pas mettre de beaux vêtements et mon homme m'a conseillé de rester simple. J'enfile donc mon jean préféré qui met quand même mes formes en valeur, puis un t-shirt rouge en col V, petit décolleté qui fera l'affaire. Simple mais efficace tout en restant féminine. Je n'oublie pas de mettre le collier plaqué or que m'a offert Keith il y a quelques années, mais que j'affectionne toujours, ainsi qu'une bague. Alors que mon inspecteur de police quitte la salle de bain, j'y retourne pour mettre du parfum et me coiffer. Enfin, je mets ma veste en cuir et prends ma paire de baskets noires et blanches, n'ayant pas envie d'être en talon ce soir. Sait-on jamais, j'ai déjà eu la mauvaise surprise de me ramener quelque part avec de belles chaussures à talon sans savoir que j'allais patauger dans la boue toute la journée... résultat, une paire de chaussures foutue !


Vallcenson - Pavillon de Daryl Martinez (Washington Avenue).

En arrivant sur place, j'ai peine à croire que le pavillon que m'indique Keith est habité. Les volets sont fermés et la bâtisse semble à l'abandon. Je ne dis rien, simple soucis d'éducation. Mes parents m'ont toujours dit de ne juger personne. Et je suis encore loin de voir le pire.

Alors que Keith vérifie que rien ne traîne dans la voiture, je m'avance un peu dans l'allée du pavillon, entendant de la musique tant chez son collègue qu'aux alentours. Mais pas le même style, d'un côté on a du rock et de l'autre on a du rap et du hip-hop. Je jette un oeil autour de nous et ne remarque rien d'anormal, la rue semble calme, il y a juste un groupe de jeune tout au bout de la rue et notre présence les intéresse le moins du monde. Mon fiancé maintenant prêt, nous entrons chez le fameux inspecteur Martinez. L'entrée fait déjà peine à voir, mais la cuisine encore plus. Celui-là n'a pas de femme, car on reconnait clairement l'environnement d'un homme célibataire et je-m'en-foutiste à souhait. Mais au moins, Daryl et Keith ont un point commun : ils ne sont pas fort en ce qui concerne la décoration intérieure. Les murs sont... blancs. Tout ce qu'il y a de plus basique et de plus vide. C'est un peu triste à voir mais je passe rapidement à autre chose, après tout ma chambre d'adolescente était dans le même bordel, de la couleur en plus. Finalement, voir ce genre de chose me ramène un peu plus à la réalité, j'ai tendance à me prendre pour une petite bourgeoise parfois, alors que je n'en suis pas une.

Vient enfin le moment de la rencontre. J'ai bien fait de rester simple car à en entendre Keith, l'homme face à nous n'est autre que le responsable des lieux. Si je ne savais pas qu'il est inspecteur, je le prendrais pour un truand ou tout bêtement un biker, à cause de son accoutrement allant parfaitement à ce genre de personnage. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens à la fois à l'aise et mal à l'aise. Daryl dégage quelque chose qui me gêne, peut-être tout simplement ce côté blasé qu'il porte partout autour de lui. Maintenant, je n'ai plus qu'à espérer que la soirée se passe bien et soit agréable... parce que pour le moment, ça ne s'annonce pas terrible... nous sommes les premiers arrivés.

Si je pouvais engueuler Keith, je le ferais sans hésiter. Au lieu de ça j'essaye de garder le sourire et tends la main à Daryl pour conclure les présentations. J'ai peur d'être la seule femme dans le coin, finalement j'aurais mieux fait de rester chez moi.


" Enchantée. "
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Daryl Ma

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mar 9 Avr - 16:09


    Sans cesse, il tournait en rond dans son propre domicile, faisant des allés et venues entre le salon et la cuisine dans le seul but de débarrasser quelques bières ainsi qu’un vieux carton de pizza dont les croutes se font aussi dures que le bitume. Sans nul doute bien trop occupé par la préparation de ce repas, il en avait complètement oublié le ménage intérieur. Même si au plus profond de lui-même il n’en avait strictement rien à foutre, au moins pouvait-il se contenter de faire bonne impression.
    C’est son collègue qui lui avait conseillé d’organiser un repas de ce genre et pour tout avouer, ceci représenterait l’occasion pour Daryl de faire certaines connaissances. Non pas qu’il soit complètement muet mais à force de le fréquenter (de loin), l’on comprend vite à quel point il n’est pas du genre à aller vers les autres pour taper la discussion.
    Entre le boulot et son canapé, les occupations ne sont pas bien différentes, la plupart du temps en soirée sous l’emprise de l’alcool, les yeux rivés sur son écran de télévision et rien qui puisse ne lui redonner ne serait-ce qu’un semblant de sourire. A quoi bon après tout ? Quand son propre boulot en vient à lui trouver un taudis aux abords d’une île fréquentée majoritairement par des fouteurs de trouble, comment peut-il espérer retrouver ne serait-ce qu’un semblant de joie en rentrant de son service…

    Quelqu’un frappe, Daryl passait justement par le couloir et s’arrête net, les yeux portés sur la porte de son domicile. Les bières sont bien vite déposées en cuisine et alors que sa main se pose sur son arme de service, son œil lui vient rejoindre l’œillet à la porte. Un afro… Encore un de ces enfoirés qui vient pour lui refourguer de la dope ou… Une femme maintenant, dans son dos, voici qui change tout.
    Un couple sans nul doute ou peut-être deux collègues qui se sont décidés à faire la route ensemble pour venir jusqu’à chez lui. Sa main elle ne quitte pas pour autant son arme mais déjà, il se décide à ouvrir la porte pour leur faire complètement face.
    Léger sourire sur le coin des lèvres, son regard lui leur étant complètement inconnu à cause des lunettes de soleil qu’il porte sur le nez et l’afro’ qui s’avance en premier pour annoncer les présentations. Keith… Lui n’aura jamais entendu ce prénom ce qui ne l’empêche pas pour autant de lui serrer la main avant de lui répondre tout naturellement.


    - « Pas d’inspecteur entre nous, ça s’ra juste Daryl. »

    Il s’agissait donc de sa fiancée qu’il laissa entrer à son tour, lui serrant la main tout en ajoutant.

    - « De même. »

    Coup d’œil jeté à l’extérieur de la bâtisse avant qu’il ne referme enfin la porte. Aucune attention portée sur le bordel de l’intérieur alors qu’il leur emboita le chemin pour marcher en direction du fond du couloir.

    - « Faites pas attention au désordre, j’viens tout juste d’emménager, les chiottes sont là si b’soin ! »

    Dit-il tout en désignant du bout de son doigt une porte blanche virant peu à peu au gris et dissimulant comme vous l’aurez comprit, des toilettes. Arrivé au bout du couloir donc, il ne tarde pas à ouvrir une porte vitrée et coulissante, donnant accès à l’arrière du domicile, là où tout avait été disposé pour le dit barbecue.
    Mais il y repense, le Keith dans son dos… Il bosse au centre ville donc… Sur cette pensée, un léger craquement de nuque suivit mais rien de bien mauvais pour tout avouer.


    - « Z’êtes les premiers, v’voulez une bière ou autre chose ? »

    En réalité, Daryl était loin d’être tout à fait à l’aise. Pas vraiment habitué à organiser ce genre de réception, il tentait de faire au mieux… Tant que la boisson ne l’avait pas encore plongé dans une tourmente sans fin…
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Keith Winkle

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Dim 14 Avr - 23:17

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Vallcenson craint vraiment pour que même un flic se retrouve dans un endroit dans un tel état. La fracture d'avec le centre est bien réel, voir même trop réel. Il serait peut-être temps que certaines personnes prennent leurs responsabilités pour remettre ces îles en ordre. Mais bon il semblerait au vu des récentes émeutes, que les personnes en question ne soient pas compétentes. Certes la situation est délicate, mais je crois que s'ils faisaient l'effort d'améliorer les conditions de vie et de remettre la zone en état, la situation se calmerait sans doute.

Ça me fait bizarre de voir un collègue dans une baraque d'un tel état. Il faut dire qu'à San Francisco on est plutôt bien payé, il n'est donc pas difficile de trouver un logement plus que décent.

Je suis plutôt gêné par rapport à Lindsey, elle aurait peut-être dû rester à la maison. Du coup, je ne peut m'empêcher de me tourner vers elle avec un regard qu'elle n'aura surement pas de mal à décrypter. J'espère qu'une fois les autres arrivés la soirée se passera bien.
Même si l'endroit n'est pas de toute beauté, je ne vais pas me permettre de juger, déjà parce que je ne connais pas la vie de ce Daryl et surtout parce que dans ma jeunesse, j'ai connu la pauvreté, et malgré le fait que mes parents, surtout ma mère d'ailleurs, s'arrangeaient pour que la maison reste un maximum propre, j'ai quand même connu ce genre de situation. Et bien que j'apprécie d'avoir mon confort, je n'en suis pas encore au stade de prendre la grosse tête, et de toute façon je n'ai pas de quoi le faire, à part peut-être en ce qui concerne ma chère fiancée.

Nous sommes les premiers arrivés, et en réalité j'aurais préféré qu'il en soit autrement, je n'aime pas trop arrivé en premier surtout quand je ne connais personne. Ce n'est pas une situation facile à gérer, surtout que je ne suis pas une référence pour créer le dialogue.
Ce Daryl semble assez spécial, ou plutôt en mode «Fuck the World». Du coup je ne sais pas trop quoi dire, mais il va bien falloir discuter un peu, au moins jusqu'à l'arrivée de plus de monde. Voilà qu'il me propose une bière que pour ma part je ne vais pas refuser.


"Une bière pour moi."

Je n'ai pas spécialement eu l'occasion d'aller à Vallcenson depuis que je suis arrivé, à part une ou deux fois en express, je suis donc assez curieux de savoir comment est ressenti la situation par un collègue. Après avoir laissé Lindsey répondre à Daryl, je reprends donc la parole.

"Daryl c'est bien ça ? Alors comment ça se passe dans ce quartier, c'est autant le bordel que tout ce qu'on peut entendre sur Vallcenson ou vous arrivez à avoir un peu de tranquillité ? On est arrivé à Haven Field depuis peu, donc j'ai pas vraiment eu le temps de visiter en dehors du centre."
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Silvia Miranda

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mer 17 Avr - 9:04

Silvia se préparait à cette sortie dont le capitaine Harris lui avait parlé. Elle n’avait pas vraiment fait d’effort dans le choix de ses vêtements. De toute façon, on retrouvait toujours les mêmes hauts et jeans à nuances variées dans son armoire. Elle n’avait toujours pas fréquenté les magasins du Centre-ville, alors que vu l’état de sa garde-robe, c’était en train de devenir un besoin primordiale. Elle avait enfilé un T-shirt bleu marine avec un col en « V » ainsi qu’un jeans d’une couleur similaire, dans une tonalité plus claire. Pas trop mal comme ensemble, si l’on oubliait le fait qu’il rappelait les tons de l’uniforme d’officier. Elle craignait que cette soirée soit du style costard-cravate. Vous savez, ces réunions où on parle politique et personne n’échange de vraies idées. Celles avec des cocktails et des buffets où la nourriture revêtit des noms imprononçables, auxquelles elle préférait un bon verre dans un bar. Mais bon, elle relativisait : Qui voudrait bien organiser ce genre de rencontre dans le quartier de Vallcenson ? Elle regarda sa montre. Erica devait déjà l’attendre au bas de la rue. Non pas que Silvia soit en retard, mais sa coéquipière avait toujours de l’avance. Elle enfila son holster d’épaule et y glissa son Glock 17, laissant son nouveau Five-Seven dans le tiroir de sa table de nuit. Elle enfila ensuite ses fameuses rangers et sa veste en cuir, cachant son arme.

À peine poussa-t-elle la porte du bâtiment et mit un pied dans la rue qu’un bruit de klaxon retentit. Elle se retourna et vit Erica dans une voiture banalisée du commissariat. Elle la rejoint rapidement et s’assit du côté passager. Après les commodités de salutation, elles se mirent en chemin vers Vallcenson.

«  Je suis désolée Silvia, je ne pourrai pas me joindre à vous pour finir. Je dois filer un homme pour une mission qui me tient à cœur, et je n’aurai probablement pas une telle chance de si tôt. J’espère que tu comprends que je ne puisse pas rater cette occasion ? »

« Oui tout à fait. Est-ce que tu veux que je t’accompagne ? Après tout, je suis ta coéquipière maintenant. Et tu sais qu’Haven Field n’est pas des plus calmes… »

« Non ça ira. Tu sais, ce n’est que de l’observation… je ne risquerai rien. En outre, il est important que tu rencontres de nouvelles personnes du métier. Tu m’excuseras auprès de l’Inspecteur Daryl s’il te plaît ? »

Silvia s’inquiétait de la voir partir en mission seule, même si c’était une simple routine d’observation. Les patrouilles en ville n’étaient pas une mince affaire pour deux femmes, alors que Silvia était téméraire et pouvait facilement faire les mêmes efforts qu’un homme. Cette idée de laisser sa coéquipière seule dans ces rues ne lui plaisait pas. Elle avait développé un côté de protectrice très fort, probablement à cause des pertes dans son entourage. Elle ne connaissait pas beaucoup Erica Thompson et qu’elle avait tout de ces filles bourgeoises à la vie sans problème et aux parents riches, elle sentait en elle une personne digne et gentille pour qui elle avait déjà du respect. Peut-être que l’agent, de son côté, ne lui faisait pas encore assez confiance ? Elle n’allait pas lui forcer la main.

« D’accord, promets-moi juste de m’appeler si tu as un problème. Je me débrouillerai pour te rejoindre au plus vite. »

Erica sourit et stoppa la voiture dans une ruelle remplie de pavillons. En face, une bâtisse sur laquelle des mousses avaient élu domicile. S’il n’y avait pas cette forte musique de vieux rock, on aurait cru voir un squat abandonné depuis longtemps.

« Tu es sûre que c’est ici ? »

«  C’est ce que le GPS indique. D’ailleurs je crois reconnaître l’inspecteur Keith, le grand noir dans le jardin. Il est nouveau au Centre-ville lui aussi. Profite de le rencontrer, tu auras peut-être l’occasion de travailler avec lui un jour. Est-ce qu’il faut que je repasse te chercher ? »

« Non, ça ira merci. Je prendrai le métro ou un taxi, selon l’heure ! »

Silvia lui sourit en fermant la portière. Elle regarda la voiture tourner à l’angle. La rue reflétait un air plutôt calme pour un quartier de Vallcenson. Elle observa les trois personnes présentes dans le jardin. Rassurée de ne pas voir de costard, la fête ne semblait pas battre son plein pour autant. Elle compta deux hommes et une femme. Pourvu que d’autres personnes les rejoignent, sinon la soirée risquait de ne jamais décoller. Celui qu’Erica avait désigné comme l’inspecteur Keith et la demoiselle qui se tenait à ses côtés étaient postés comme deux poteaux. Un type plutôt relax leur tenait compagnie, ce devait être l’hôte. Elle remonta son pantalon et tira sur le bas de son t-shirt pour le remettre en place. Elle se décida enfin à s’avancer vers la porte, sur laquelle elle frappa trois coups puissants pour être sûre que l’on l’entende malgré la musique. Elle prit une grande inspiration et attendit. Dans l’ouverture de la porte, l’homme au look de rock star apparut.

« Bonjour, je suis l’agent Silvia Miranda. Je viens d’être mutée au Centre-ville. Je devais venir avec ma coéquipière, l’officier Erica Thompson. Elle ne pourra malheureusement pas se joindre à nous, elle s’en excuse. »


Dernière édition par Silvia Miranda le Ven 19 Avr - 8:09, édité 5 fois
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Daryl Ma

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mer 17 Avr - 15:37


    Voilà que l’agent Keith ne tarde pas à me faire connaitre son envie de se rincer le gosier et c’est avec un geste parfaitement maitrisé que je lui envoie une bière bien fraiche. A mon tour, je m’en sers une que je ne tarde pas à décapsuler à l’aide de mes dents pour le capsule rejoigne finalement le rebord du cendrier.
    Je ne sais pas pourquoi mais ces deux là m’ont l’air un peu coincés du cul, j’espère qu’ils vont se lâcher un peu plus ou on risque sérieusement de s’emmerder. Personnellement, je n’hésiterai pas un seul instant à dégainer la bouteille de whisky s’il le faut, faites attention, je ne plaisante plus.
    Trois gorgées en une alors que je me rapproche dors et déjà de l’agent ainsi que de sa femme et le voici déjà qu’il prend la parole. Loué soit le Seigneur, ce n’est donc pas à lui de prendre les devants, chose à laquelle il est loin d’être habitué et pour dire vrai, il n’avait pas vraiment l’intention de s’exposer en premier.

    Une question typiquement locale mais il est bon de savoir que partout dans Vallcenson, ce n’est pas forcément la merde. Disions qu’il y a certains niveaux. Dans mon quartier, situions-nous au niveau premier, une merde tout ce qu’il y a de plus classique, quelques jeunes qui trainent, des dealers au coin de la rue mais rien de bien méchant.
    En revanche, prenez la bagnole, roulez quelques minutes et vous voici en haut du niveau cinq où la merde est tellement épaisse qu’elle en arriverait à boucher des chiottes et ce, sans l’aide d’un quelconque papier. Enfin bref, il faut le voir pour le croire, personnellement, je n’ai jamais eu le moindre ennui même si chaque livreur de pizza que j’attends et reçu avec le canon d’une arme qui lui chatouille les narines.

    - « Oep ! » Je réponds tout d’abord à son « Daryl c’est bien ça ? » Je fais alors mine de réfléchir quelques instants, il ne faut surtout pas les effrayer ou cette soirée pourrait bien vite se finir dans un restaurant du centre ville à bouffer des nouilles et à boire du vin sortir de je ne sais quel autre pays à l’autre bout du Monde.

    - « J’ai pas à m’plaindre, c’est plutôt tranquille ici. J’habite proche du poste alors forcément, la racaille évite de trainer dans l’coin. »

    Lui aussi donc, c’est un nouveau en ville. Volontaire ou muté, je n’en sais rien du tout mais si c’est la première solution alors cet homme est encore plus fou que le plus dingue de tous les hystériques au cul tatoué de cette foutue ville.

    - « J’suis nouveau aussi, ça fait deux mois que j’suis ici. Avant j’vivais à Los Angeles mais j’ai demandé ma mutation et voilà comment j’suis tombé dans c’trou. »

    Quatre autres gorgées encore une fois en une seule alors que j’entends frapper violemment à la porte de mon domicile, c’est que j’en aurais presque bu la tasse. Effet de surprise, sans aucun doute mais déjà, je repose ma bière sur le coin du barbecue avant d’adresser aux deux premiers invités.

    - « Je reviens. »

    Va tout de même falloir qu’ils se lâchent un petit peu et qu’ils se décident à se rincer la gorge comme il se doit car l’on va vite finir par réciter des poèmes de gosses si ça continue comme ça. Enfin bon, je ne tarde pas à retourner à l’intérieur de mon pavillon, marchant dans ce long couloir qui m’emmène jusqu’à la porte d’entrée.
    Main portée sur mon arme à ma ceinture dans le bas de mon dos alors que ma main libre empoigne la poignée de la porte que je ne tarde déjà plus à ouvrir. Par tous les seins, en voici deux et pas des plus moches…

    - « Enchanté, j’me nomme Daryl. »

    Une poignée de main échangée alors que je la laisse enfin entrer à l’intérieur de mon domicile, refermant la porte juste après son passage. J’ai un vague souvenir de l’agent Thompson mais il me semble l’avoir déjà vu faire quelques allés et venues au poste de Vallcenson il y a de cela une semaine ou deux.
    D’un geste de la main, je l’invite à me suivre jusqu’à l’autre bout du couloir. Nullement l’envie de refaire une visite des lieux, je me contente de poser mon doigt sur la porte des toilettes tout en ajoutant et ce tout naturellement.

    - « Voici les toilettes ! »

    Enfin, le jardin dans lequel je refais mon apparition sur une autre musique de ACDC qui démarre, tel un artiste qui entre en scène, je m’y vois déjà et pour les détails, attendez que l’alcool fasse son effet.

    - « J’vous présente l’officier Silvia Miranda. Il semblerait que l’on soit tous les trois nouveaux en ville, ç’tombe bien ! »

    Je viens de dire « ça tombe bien » ? Je n’ai sincèrement rien à ajouter à ce sujet mais bon, à part si vous avez inventé une machine à remonter le temps, c’est dit, c’est dit. Main perdue à l’intérieur d’une glacière aux cotés du barbecue alors que j’en extrais une bière que je tends à la dernière venue. Espérons seulement que celle-ci ne désire pas boire un sirop ou un jus de goyave ce qui serait fortement suffisant pour que je quitte moi-même cet endroit qui est mon domicile…
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Silvia Miranda

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Jeu 18 Avr - 9:02

Il semblait enchanté de se présenter, en particulier à la poitrine de Silvia. Un vrai mec… Enfin, elle préférait toujours cela aux bourgeois trop coincés, surtout quand il s’agissait de passer une soirée entre collègues. Elle le suivit, titubant entre le bordel, les bouteilles vides et les meubles. Elle n’émit aucun jugement à ce sujet. S’il n’y avait pas autant de laisser-aller chez elle, son studio n’était pas des plus joyeux non plus. Une visite rapide, avec la présentation d’une seule pièce : les toilettes. Elle n’en demandait pas plus, c’était probablement l’unique salle dont elle aura besoin ce soir. De toute façon, à l’image du personnage, toutes les pièces devaient être dans l’état du salon.

À son entrée dans le jardin, elle fût présentée aux deux convives déjà présents. Elle leur accorda un simple sourire. Elle se retourna vers Daryl, qui lui tendait une bière sortie tout droit d’une glacière. Parfait, c’était exactement ce qu’elle voulait. « Merci, Daryl ». Pas besoin de faire de chichi ici, la soirée s’annonçait vraiment tranquille. Barbecue apparemment, bières fraîches, léger soleil de printemps… Il manquait juste quelques personnes de plus, surtout que les deux autres invités ne semblaient pas décidés à s’asseoir et se mettre à l’aise. Erica Thompson aurait probablement détesté cet endroit, cette pensée fit sourire Silvia. Elle se demandait d'ailleurs si tout se passait bien de son côté. Cette Erica était plus têtue qu'en apparence. Qui refuserait de l'aide pour une mission? Même si ce n'était qu'une filature... Enfin bon, elles se connaissaient à peine et ne lui faisait peut-être pas encore confiance.

Elle vit une vieille chaise en fer. Elle s’en approcha et se servit de son poing et de l’accoudoir pour décapsuler sa bouteille. Elle retira sa veste, laissant apparaître son holster d’épaule, et la posa sur sa chaise avant de s’y asseoir. Elle prit une première gorgée au son du bon vieux hard rock. Si elle était comme un poisson dans l’eau, cela ne paraissait pas être le cas du grand noir et de la blonde qui se terrait à ses côtés. Imaginer qu’ils ne se connaissaient pas été impossible. Jeans et t-shirt assortis, ils faisaient un joli petit couple. Remarquant que leurs noms ne lui avaient pas été officiellement divulgués, elle brisa le silence en pointant d’abord l’homme, puis la demoiselle.

« Ma coéquipière m’a dit que vous étiez l’Inspecteur Keith c’est cela ? Et cette jeune femme, qui est-elle ? »

Elle espérait ne pas avoir mis la blonde mal à l’aise de part son côté direct… quoi que ça aurait pu l’amuser, et pour l’instant cette soirée manquant un peu de «Fun ». Elle s’affala un peu plus dans la chaise et sirota sa bière.
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Lindsey Stockton

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Jeu 18 Avr - 14:13

Je remarque bien que ce Daryl n'est pas très rassuré par notre présence loin d'être amusante pour le moment. Mais pour ma part, il me faut toujours un temps d'adaptation avant que je me lâche pour de bon. Et en présence de Keith, je ne préfère pas démarrer la soirée tout de suite. Normalement, je suis quelqu'un qui aime ce genre de soirée mais je remarque que les années passées avec mon fiancé m'ont rendu un peu coincée du cul. Je le suis tellement ce soir que je n'arrive pas à prendre la parole et que Daryl ne m'envoie pas de bière. Je me sens assez cruche sur le moment, d'ailleurs... Keith fait l'effort de discuter, alors que ce n'est pas son fort d'habitude. En attendant, j'ai les mains vides et je me sens encore plus mal à l'aise. Je regrette un peu ma jeunesse, lorsque je ne me prenais pas la tête avec l'environnement dans lequel j'étais. Je faisais la fête et je rentrais complètement saoul le lendemain matin. C'était la bonne époque mais malheureusement, je n'ai plus vingt ans.

Daryl nous explique que ce coin de Vallcenson est plutôt calme. C'est vrai qu'on n'a pas remarqué spécialement de choses en arrivant. Il nous informe également qu'il vient d'arriver. Mais il n'a pas le temps de nous en dire plus qu'on frappe à sa porte, ce qui semble bien l'arranger. Je profite alors d'être seule avec Keith pour me tourner vers lui.


" J'aime pas quand c'est calme comme ça... quand y a personne... j'espère qu'on va s'amuser un peu quand même... "

Je me garde de lui faire part de mes premières impressions sur Daryl car après tout, je ne suis pas là pour juger les autres. Mais je regrette un peu d'avoir accompagné mon homme ici, car j'ai l'impression de ne pas y avoir ma place.

L'arrivée d'une femme me fait le plus grand bien, mais de savoir qu'elle est aussi nouvelle que nous trois ne va pas pour me rassurer. Où sont les anciens ? Pourquoi n'y a-t-il que des nouveaux ? Les autres sont tous morts ? D'ailleurs, il n'y a pas un seul habitué ici... soit ils ne sont pas nombreux, soit ils se foutent royalement de leurs nouveaux collègues.

Silvia, qui semble détendre au plus haut point notre ami Daryl, se prend elle aussi une bière. Du coup, je suis la seule conne à ne pas en avoir et ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. Oh et puis merde, je ne vais pas garder mon balais dans le fion toute la soirée ! Je regarde Keith et lui souris tandis que Silvia décapsule sa bouteille, puis me dirige vers les bières fraîches. J'en prends une et enlève le bouchon comme l'a fait la nouvelle flic il y a un instant, avec autant d'aisance. Signe que je ne suis pas née de la dernière pluie non plus. Il faut quand même que je me réserve un peu, car même si Keith connait mon côté folle dingue, il ne l'a pas vue vraiment depuis qu'ils se connaissent... sept ans déjà.

En reprenant ma place à côté de mon grand black, Silvia pose une question. Je dois avoir un problème, moi, car depuis tout à l'heure y en a aucun des deux qui s'est adressé à moi directement. Alors pour montrer que j'ai aussi une langue et que je sais m'en servir, je n'hésite pas à couper l'herbe sous le pied à mon compagnon.


" On est fiancé, mais je ne suis pas flic... même si j'aime bien lui passer les menottes ", dis-je en riant avant de me rendre compte que j'ai parlé trop vite. Je regarde Keith, qui risque d'être gêné après ça, en espérant que les deux autres vont bien le prendre. Je me mords la lèvre pour éviter de pouffer de rire comme une conne, repassant dans ma tête la manière dont je viens de dire cette connerie.
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Daryl Ma

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Lun 22 Avr - 20:02


    Aucune envie de pisser ou même de se baisser pour aider à ramasser une bière pour la jeter ? Alors soit, je ferai avec car la dernière venue ne tarde déjà pas à rejoindre à son tour l’arrière de mon pavillon où la musique rock continue « d’ambiancer » tout ce beau monde. Mon Dieu faites quelque chose, filez leurs un peu de blanche et qu’ils se sortent ce foutu balais de leurs derrières où je vais m’en charger moi-même.
    Enfin bon, ce n’est que le début de la soirée, pas de panique, espérons simplement qu’au fil de la soirée, tous finissent par relâcher la pression. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi le petit couple ne prend pas ses aises tout comme… Et bien voilà ce que je voulais voir, une femme, une vraie, le genre qui vous tend l’autre joue quand vous lui en coller une avant qu’elle ne finisse par vous donner un coup de boule bien placé entre les deux yeux. C’est une image plaisante certes mais je ne dois pas perdre d’esprit qu’il s’agit d’une collègue avant tout et non pas d’une simple bimbo rencontrée dans un club.

    Et voilà que la misse « Prout prout » se décide elle aussi à se saisir d’une bière alors que je récupère tout juste la mienne. On progresser sur cette pente qui mène tout droit au chemin de la rédemption, des rires et des pleurs et de l’ivresse sans fin, mes doux agneaux, suivez moi sur ce sentier sinueux, fermez les yeux et buvez… Cul sec !
    A mon tour, je prends mes aises, laissant les autres échanger quelques mots mais surtout Silvia qui à ce que je vois ne semble vraiment pas avoir la langue dans sa poche. Au moins maintenant, tout le monde sait qu’elle n’est pas du genre à la boucler, autant mettre les points où il faut et les chaussettes aux bons pieds dès le début.
    Mon regard se porte sur l’agent Keith à coté de moi, alors que j’attends sa réponse mais voilà que c’est sa donzelle qui se permet de prendre la parole. Une gifle que je lui aurais envoyée en pleine poi… Arf oui pardon, les choses semblent avoir évolué depuis le temps.
    Donc tout d’abord, je me marre, j’essuie une larme puis je me marre à nouveau alors que ma main libre vient quelque peu tapoter le dos de mon nouveau collègue à mes cotés.

    - « P’tit veinard ! »

    Puis, je me marre encore une fois car jamais deux sans trois avant que ma main tenant ma bière se lève quelque peu au dessus de ma tête. Tant pis pour les autres après tout, les meilleures soirées que j’ai connu et bien j’étais seul. Enfin seul… Moi et une bouteille, un plus un litre, ça fait donc deux enfin bref, vous comprenez tout à fait où je veux en venir.

    - « Et bien, aux plaisirs charnels de l’agent Keith ici présent, à sa douce Lindsey… » P’tain j’ai bien faillit bafouiller sur le prénom. « A la ténébreuse Silvia, à nous chers hôtes et que cette ville subisse notre jugement si impitoyable soit-il ! »

    Hop, une, deux, trois… Quatre gorgées et me voici avec une bière vide en main. Mission improvisée consistant alors à contracter sa propre gorge comme si notre estomac en personne voulait prendre l’air, main posée sur son propre ventre et… Il s’est dissipé, ce gaz remontant tout droit vers les cieux comme un éclair mais dans le sens contraire, c’est qu’il a bien faillit échapper à sa vigilance celui-ci.
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Silvia Miranda

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mar 30 Avr - 8:55

Silvia se redresse sur sa chaise et pose une main devant sa bouche, tentant de se retenir de cracher la gorgée de bière à peine avalée. Ca alors, voilà une bonne surprise. Si en général notre agent n’a pas de peine à classer les gens dans des boîtes, il semblerait que la belle blonde soit totalement à l’opposé de ce qu’elle attendait. Ses airs de fille timide de haute-société cacheraient-ils un caractère bien plus trempé ? En plus, elle commence à se dégourdir et s’est pris une bouteille qu’elle ouvre avec autant de classe qu’une femme et la technique d’un homme. Si on en croit les bienfaits de l’alcool, elle ne devrait pas tarder à se lâcher encore plus.

Il n’y a rien à redire, la fête semble se lancer. Daryl tapote dans le dos de Keith, Lindsey se lâche et s’adonne comme tous aux joies de l’alcool. D’ailleurs, l’inspecteur Martinez à une bonne descente. C’était déjà évident avec son pavillon qui se transformait en entrepôt à bières, mais il le confirmait encore. Il a dû en passer des durs dans sa vie pour en arriver là. Et même si on dit toujours que l’alcool n’est pas une solution, il faut avouer que cela détend et permet d’oublier les problèmes, du moins pour un instant. Et Silvia sait de quoi elle parle. Il lève sa bouteille à la santé de ses hôtes et la termine en moins de temps qu’il en faut pour trinquer à la sienne.

Après l’extraordinaire réplique de Lindsey, elle semblait chercher l’approbation de son fiancé. À croire qu’ils ne se connaissent que depuis peu, ou qu’en tout cas il n’est pas au courant de cette partie de sa personnalité. Vu la surprise que cela avait été pour Daryl et Silvia, l’officier osait à peine imaginer les pensées qui parasiteraient l’esprit de Keith. Il faut avouer qu’avec cette phrase, la jolie blonde a gagné l’attention de Silvia, qui s’adresse à nouveau au couple mais cette fois-ci plus particulièrement à Lindsey.

« Wow, fiancés ! Vous vous connaissez depuis longtemps ? »

Oui, encore une question bateau. Silvia aimerait bien rentrer dans des sujets plus captivants mais il faut bien commencer quelque part, le reste viendra avec la montée du taux d’alcoolémie dans le sang! En outre, cette information l’intéresse. La manière dont elle a décapsulé cette bière ne reflète plus ce côté snobe et fille de bonne société qui a parfois tendance à énerver Silvia et si la blonde n’avait pas été fiancée, elle aurait peut-être tenté sa chance. Après tout, il serait sûrement temps de passer à autre chose, oublier Jovana… 6 ans déjà, et elle n’avait toujours pas eu la force de retourner San Diego sens dessus dessous pour retrouver Safòn. Il fallait s’y mettre. Silvia savait que s’il faisait toujours partie d’un gang, plus elle attendrait, plus il y aurait de risque que quelqu’un l’arrache à la vie avant elle, anéantissant ses plans de vengeance. Elle finit ce qui stagnait au fond de sa bouteille, et la posa l’herbe à côté de sa chaise. De toute façon, il ne semblait pas y avoir un endroit précis pour jeter les cadavres de bière dans cette maison.

Elle profita de regarder son téléphone portable, juste au cas où Erica l’aurait appelée et qu’elle n’aurait pas entendu. Toujours rien. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Cela ne rassurait pas la nature protectrice de Silvia mais elle savait qu’elle ne pouvait pas agir. Il fallait qu’elle arrête de s’inquiéter pour une personne qu’elle ne connaissait que depuis quelques jours, même s’il s’agissait de sa coéquipière. Elle était sûrement capable de se débrouiller seule, et Silvia se força donc à amplifier son humeur festive pour profiter au maximum de ce que cette soirée aura à lui offrir.
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Keith Winkle

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Dim 5 Mai - 19:15

Bière réceptionnée sans difficulté, je ne me fais pas prier pour l’ouvrir et boire une gorgée, alors que Daryl répond à la question que je lui ai posée. Sa réponse sans pour autant être plus rassurante que ça, indique au moins que la police du coin arrive encore à contrôler les alentours du commissariat, ce n’est déjà pas si mal. Mais nous n’avons pas le temps de pousser plus loin la discussion que quelqu’un frappe à la porte. Alors que l’agent Daryl s’empresse d’aller ouvrir après avoir failli s’étouffer avec sa bière, Lindsey ne manque pas de me faire part de ses inquiétudes. Je dois dire qu’elle n’est pas la seule à ne pas aimer cette situation, mais quelqu’un vient d’arriver donc il y a encore de l’espoir. Enfin je l’espère, parce qu’il ne faut pas trop compter sur moi pour mettre l’ambiance, étant du genre assez calme et pas trop fêtard, je ne conviens pas du tout dans le rôle d’animateur et de metteur d’ambiance. Par contre ça ne me dérange pas de suivre tant que les activités proposées ne me posent pas de problème.

" Ça devrait aller, c’est que le début de la soirée…d’autres vont bien finir par se pointer."

L’agent Daryl revient en compagnie d’une jeune femme qui est également nouvelle en ville. Si je n’avais pas l’habitude de croiser des collègues présents depuis plusieurs années dans cette ville, je pourrais finir par croire qu’ils sont tous morts, ou que les « anciens » sont une race en voie d’extinction. J’espère qu’ils vont finir par arriver, parce que rester entre nouveaux ça fait un peu tâche surtout pour une soirée de ce style. Si je suis venue, c’est surtout pour rencontrer d’autres collègues et étoffer un peu mon carnet de contact dans un cadre un peu plus agréable que celui du poste ou d’une scène de crime. D’ailleurs ce genre de soirée aurait pu être initié par un habitué, au lieu de laisser un nouveau venu s’en charger. Certes la situation n’est pas trop à la réjouissance, mais il y a eu pas mal de nouveaux ces derniers temps, suite aux récentes émeutes. À croire que les gens sont plus préoccupés par leur blasance que le bon fonctionnement de notre service, qui passe notamment par la bonne intégration des nouveaux, en dehors de la remise de plaque et de l’arme de service.

Mais bref, l’agent Silvia ne semble pas avoir de problème d’intégration puisqu’à peine arriver elle se retrouve déjà une bière à la main ouverte à la manière d’une spécialiste. Suivie de près par Lindsey, je savais qu’elle était très fêtarde par le passé mais je ne pensais pas assister à cela. Le sourire légèrement mêlé à une forme de gêne n’était donc pas anodin. Je me rends compte que malgré le temps passé ensemble, elle a encore quelques secrets bien gardés, mais ce n’est pour autant pas étonnant, connaissant l’indépendance qu’elle aime avoir.

Silvia ne tarde pas à se renseigner sur Lindsey et moi. Mais je me fais rapidement devancer par ma fiancée alors que je m’apprêtais à répondre. Je ne crois pas me tromper en pensant que le fait que personne ne s’adresse directement à elle l’agace. C’est d’ailleurs peut-être ce qui cause cette phrase gênante qu’elle vient de sortir sans s’en rendre compte mais qu’elle finit par réaliser. Regard furtif vers Lindsey lui indiquant la gêne occasionnée, je fais tout de même en sorte que cela se voit le moins possible mais la gaffe de Lindsey ne semble pas être tombée dans l’oreille d’un sourd puisque Daryl ne peut s’empêcher de rire aux éclats. Au moins cela aura eu le mérite de le mettre un peu plus de bonne humeur, d’ailleurs je me fais même féliciter. La question est : Est-ce pour les fiançailles, ou pour le fait que ma fiancée aime me passer les menottes ? Je m’abstiens de poser la question et préfère rester avec cette ambigüité en tête me contentant simplement d’un
« Merci » sourire aux lèvres. Levant ma bière en guise d’acquiescement, je ne manque pas d’accompagner Daryl suite à sa déclaration pour finalement me retrouver avec une bouteille vide entre les mains. Cette dernière trouve rapidement sa place sur le sol juste à côté de la chaise sur laquelle je suis installé. L’agent Silvia s’adresse de nouveau à nous mais cette fois la question semble plus être pour Lindsey. J’en profite alors pour me lever et reprendre une bière que j’ouvre, avant de finalement retrouver ma place.
Même s’il manque encore du monde, cette soirée commence à se lancer tout doucement, et ce n’est pas pour me déplaire.
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Lindsey Stockton

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mar 7 Mai - 11:51

La présence d'une femme me détend, je n'ai jamais trop aimé être la seule dans un groupe de mecs, même lorsque je les connaissais. Et encore une fois, heureusement que Keith m'a confirmé que ce Daryl est bien un flic, car j'ai toujours du mal à y croire. Mais chacun sa vie et lui, il semble vouloir la passer dans les quartiers chauds de la ville, peut-être pour être toujours au plus près de l'action ? J'avoue qu'il m'intrigue mais il ne m'inspire pas confiance pour autant. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour me faire des potes mais seulement pour accompagner mon fiancé dans une soirée qui est susceptible de le mettre mal à l'aise. Il n'est pas très sociable, au final. Pas autant que moi, même si je me garde de les montrer trop vite. J'ai toujours pris un malin plaisir à surprendre les gens... Mais une fois que je suis lancée et si je suis suffisamment à l'aise, on ne peut pas m'arrêter. C'est comme au volant d'une grosse bagnole, je préfère démarrer doucement et prendre mes marques plutôt que d'écraser l'accélérateur et me planter au premier virage.

Ma bourde semble avoir plu l'inspecteur Martinez et sa collègue, avec le regard que nous jetait Daryl en début de soirée j'ai bien peur qu'il s'attendait à ce que je ne décroche pas un mot de la soirée. Et s'il a bien failli perdre une bonne gorgée de sa boisson tout à l'heure, il rattrape le pas en vidant d'une traite la bouteille. Je commence à mieux cerner le genre, c'est soit un fêtard averti, soit un alcoolique affirmé. La seconde option colle mieux au cliché du flic solitaire qui a raté sa vie. Mais en tout cas, il semble apte à déconner toute la nuit... Remarque, si un jour je suis poursuivis par la HFPD après une quelconque course, je préférerai un inspecteur, qui ne s'est pas remis de sa nuit bien arrosée, à ma poursuite plutôt qu'un flic bien frais comme Keith l'est toujours. Et maintenant que j'y pense, Haven Field est beaucoup plus petite que San Francisco... Si je décide de me mettre à fond dans ma passion, peut-être qu'un jour mon beau mâle se lancera à la poursuite de sa gazelle sans même le savoir. Cette idée me fait sourire.

Je reviens à mes moutons lorsqu'un court silence s'interpose pour que chacun boit une gorgée en suivant Daryl. Je tourne la tête vers Keith qui semble beaucoup moins détendu que nous trois. Comme je m'y attendais après m'être rendu compte de mon dérapage, cela le gêne un peu. Il n'est pas du genre à raconter sa vie sexuelle à ses potes et encore moins à des inconnus, pourtant il n'est jamais parvenu à résister à mon charme. Pour le détendre un peu, je lui prends la main et lui caresse de mes doigts en buvant ma bière, le sourire aux lèvres.

Silvia revient à la charge et cette fois c'est moi qu'elle regarde. Petite victoire pour mon ego.


" Mmmh... ", je réfléchis un instant en tournant la tête vers mon homme puis retourne mon attention sur Silvia, " ça doit bien faire sept ans, maintenant. "

Je ne peux empêcher un air surpris par toutes ces années qui défilent sans qu'on s'en rende compte. J'étouffe cette pensée dérangeante par une petite descente de ma bière. J'ai réussi à cacher mes activités illégales à mon homme depuis tant d'années... mais il est tellement droit dans ses bottes que je ne préfère pas lui dévoiler, même si je lui ai déjà fait quelques sous-entendus d'une voix sexy, avant ou après l'amour... en bref, toujours dans des moments où il n'écoute qu'à moitié et où il croit que je le taquine pour l'exciter, ce qui n'est pas vraiment faux.

" Et je suppose qu'une jolie femme comme toi ne peut pas être seule, tu as quelqu'un dans ta vie ? " demandé-je, détendue.

Tant que nous en sommes aux présentations, autant savoir la situation amoureuse de nos compagnons du soir. Il n'y a qu'à Daryl que la question ne se pose pas, en fait. Puisqu'un homme qui vit seul dans un pavillon mal-entretenu ne peut être autrement que célibataire.
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Daryl Ma

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Dim 12 Mai - 17:31

Que faire d’une bière vide ? Un gamin l’aurait sans nul doute jeté par-dessus la palissade en bois, ceci dans l’espoir d’entendre du verre se briser. Un bouseux de première s’en serait servit pour l’accrocher aux arbres et ainsi espérer faire fuir les moineaux…
Sortit de ses pensées presque aussi vite qu’il sort de sa douche froide du matin censée lui remettre les idées en place après une bonne cuite, le voici qu’il atterrit, les yeux dans celui de Keith. Un inspecteur qui ne semble pas bien à l’aise, peu porté sur la parole et visiblement, encore moins sur la boisson mais ce n’est qu’un choix qui le concerne lui et personne d’autre.
Mais vu que c’est le seul autre homme de la soirée pour le moment, Daryl lui aurait sans nul doute voulu se retrouver avec quelqu’un qui aime causer baseball, hokey sur glace ou même bécanes ce qui est la plus grande passion de l’inspecteur Martinez pour tout avouer. Mais il se contentera d’un simple remerciement auquel il répond d’un bref signe de la tête avant de se redresser pour prendre la direction du barbecue encore éteint.
Sa bière vide posée sur le coté, le voici qu’il se saisit d’un zippo avant de foutre le feu à quelques morceaux de bois et autres brindilles déjà disposées dans le barbecue, auparavant. Une oreille toujours tendue sur ce qui se dit dans son dos, lui commence réellement à apprécier ce début de soirée mais aussi la présence de ses nouveaux collègues et de la femme de Keith.

Daryl hésite et ne sait plus vraiment quoi penser quand au fait de savoir si d’autres collègues ou non vont se pointer. Il ne fait aucun doute que son co-équipier lui ne pensera même pas à venir jusqu’ici pour passer la soirée chez Daryl.
Il n’y a qu’à voir comment ils bossent, c’est à peine s’ils s’échangent une dizaine de mots par jour. Mais c’est ainsi, Daryl lui aura toujours préféré bosser seul bien qu’avec le temps, il se soit fait à l’idée de partager ses journées avec un collègue.
Porté par de la malchance ou simple hasard, jusqu’à présent, il ne sera encore jamais tombé avec un partenaire qu’il saurait apprécier. Hormis peut-être son ancien quo-équipier décédé, juste avant sa mutation à Haven Field. C’est ainsi, c’est la vie et désormais, lui préfère ne même plus se lier d’amitié avec qui que ce soit, hormis pour quelques connaissances de comptoir.

Sept ans que la Lindsey dans son dos et fiancée à Keith, ça en fait des mois et des mois passés ensemble à tout partager. Les amours, les engueulades, les emmerdes, les courses, les factures et tout ce qu’il s’en suit. Au moins Daryl lui n’est pas emmerdé par tout ceci même si parfois le fait de vivre seul ne l’arrange que peu.
Et Lindsey qui reprend la parole pour s’adresser directement à Silvia. Une jolie femme, elle n’a pas tord mais la question semble intéressante et émoustiller les papilles de l’inspecteur Martinez qui lentement se penche sur le coté pour chopper une autre bière dans la glacière. Bien vite décapsulée, il se redresse alors qu’une autre gorgée est enfin avalée.
Tournant le dos au barbecue, le voici qu’il faisait pleinement face à ses invités, préférant laisser Silvia répondre à la question…
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Silvia Miranda

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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Mar 14 Mai - 8:17

Voilà que Daryl allume le barbecue. La légère odeur de fumée rassure Silvia. Il faut avouer qu’elle commençait gentiment à avoir faim. C’est à peine si elle avait eu le temps d’avaler la moitié de son sandwich à midi. Le manque d’effectif à la HVPD se ressentait à travers ces multiples petits délits qui ponctuaient les journées des agents. Silvia commence à croire que personne ne les rejoindra. Une soirée à quatre, ce n’est peut-être pas plus mal. Il est d’ailleurs toujours plus facile d’apprendre à se connaître dans un petit groupe.

La belle blonde et son fiancé se sont rencontrés il y a déjà 7 ans. À ce moment là Silvia avait 16 ans, et Jovana était encore en vie. La portoricaine s’étonne toujours de la vitesse à laquelle les années s’envolent. Paradoxalement, les journées passaient plus vite à l’époque. Aujourd’hui, elle ne cesse de ruminer sur son passé. Dès qu’elle quitte le boulot c’est pour s’enfermer dans un bar ou chez elle, à planifier une exécution parfaite de ses démons. C’est encore pire depuis qu’elle a quitté San Diego. Là-bas, il y avait deux-trois amis qui tentaient de l’occuper pour l’éloigner de ses pensées… Enfin, ils étaient bien loin de connaître les vraies idées qui tracassaient Silvia.

Lindsey semble être plus à l’aise maintenant. Désormais, c’est elle qui pose une question. Silvia croise instinctivement les bras. Elle n’aime pas trop ce genre de situation. En général, elle préfère occuper les gens en parlant d’eux plutôt que d’avoir à parler d’elle. Elle ne supporte pas mentir mais ne désire pas non plus que les gens en apprennent trop sur elle, de peur de leur donner du pouvoir. La question accompagnée d’un compliment, Silvia penne à réprimander un petit sourire.

« Et bien non… Je crois que je ne suis pas faite pour toutes ces choses de couple, vivre ensemble, être presque toujours l’un avec l’autre, n’aimait qu’une seule personne… Je n’suis pas assez stable je pense. »

Elle se lève aussi tôt de sa chaise pour aller se chercher une autre bière, il faut qu’elle se détende un peu plus. C’est typiquement elle, avec ses réponses mi-vraie mi-fausse. Silvia sait bien au fond d’elle que la fidélité et la loyauté sont probablement les choses les plus chères qu’elle pourra offrir à la personne qu’elle aime. Ces problèmes de relations sur la longue durée ne viennent pas de là. Elle n’a tout simplement jamais su, jamais pu passer à autre chose. Sûrement à cause de cette même loyauté justement. Comment oublier Jovana ? Comment aimer quelqu’un d’autre ? Elle n’avait jamais retrouvé ce même attachement, ce pincement au fond du diaphragme, cette sensation de plénitude à chaque fois qu’elle était proche d’elle. Il fallait qu’elle se libère de ça avant de pouvoir passer à autre chose. Voilà pourquoi elle enchaînait les histoires d’un soir, avec des femmes, avec des hommes… Aucune différence après tout, pour elle ce n’était plus que des corps. Elle peinait à réaliser que les autres aussi avaient des sentiments. Elle était détruite de l’intérieur, comme si elle n’avait plus de cœur. De la même manière de l’homme en fer-blanc du Magicien d’Oz, elle savait distinguer ce qui était triste, désolant, ce à côté de quoi elle passait mais elle était incapable de le ressentir, presque tout était dicté par son cerveau. Enfin, de temps à autre un battement lui rendait vie mais rien d’aussi exquis qu’au côté de Jovana. Elle respira à fond pour retrouver son attitude de départ et s’assit à nouveau, accordant un sourire à Lindsey. Il ne lui restait plus qu’à espérer ne pas avoir était trop froide.
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MessageSujet: Re: Pavillon de Daryl Martinez    Jeu 4 Juil - 19:44

Enfin, l'hôte de la soirée allume le barbecue. Je préfère de loin manger que de cuver toute la soirée. Et en parlant de soirée, j'ai bien peur que plus personne ne se ramène. Nous allons donc être quatre, ce qui risque de ne pas beaucoup plaire à Keith. Je le sens, il ne parvient pas à se mettre à l'aise, s'il y avait d'autres mecs il aurait pu passer son temps à les écouter, rire à quelques blagues, prendre la parole furtivement, sans jamais trop se mouiller. Or là, il ne va pas avoir le choix. Moi, je suis un peu plus détendue et Silvia me plait bien, j'ai envie de faire connaissance avec elle plus qu'avec Daryl, qui lui, ne m'inspire toujours pas tellement... Les américains sont bizarres, non ? Keith, lui, aurait fait un parfait anglais.

Silvia semble soudain gênée par ma question, j'ai peut-être touché un point sensible de la jeune femme et de la savoir célibataire m'étonne, jusqu'à ce qu'elle nous apprenne qu'elle n'est pas faite pour une relation durable par manque de stabilité. J'aurais cru tout le contraire si je n'avais pas posé la question, comme quoi l'habit ne fait pas le moine. J'évite de trop me poser de questions à son sujet, elle m'a paru un peu triste sur le coup, comme si un mauvais souvenir l'accompagnait. D'ailleurs, après m'avoir répondu, elle s'est immédiatement levée pour aller chercher une nouvelle bière.

À la fois gênée et intriguée, je ne quitte pas Silvia des yeux et lui rends son sourire lorsqu'elle se rassoit. Je me penche vers elle pour lui parler un peu plus intimement, sans que les oreilles des hommes viennent fouiner.

" Désolée si j'ai fait ressurgir de mauvais souvenirs, ce n'était pas mon intention... "

Je me remets au fond de ma chaise et lève le reste de ma bière vers elle, pour trinquer et oublier cela. Je pose ensuite ma main sur la cuisse de mon homme, lui accordant également un sourire et un regard destiné à ce qu'il se détende.

[Je relance le sujet après tout, il n'est pas terminé ^^ honneur à celui qui voudra répondre juste après Razz]
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