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 Comme au bon vieux temps [Mission 3]

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Melvin Nikita

• The Bad. The Evil. Together.

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Activité(s) : Gangster à temps plein ; Barman au Black Street Bar ; Propriétaire du centre de tir.

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MessageSujet: Comme au bon vieux temps [Mission 3]    Dim 10 Oct - 19:31

{Cette mission se déroule dans les mêmes temps que l'Event 1}

Pavillon de Melvin & Shaïka - Environs de 19h30

Je suis rentré il y a quelques heures après avoir dépensé plus de trois milles dollars dans de nouvelles armes. Je regarde la télé, dans l'attente patiente de revoir Shaïka ce soir. Je ne l'ai pas vu souvent, mise à part pour ne jamais lui adresser la parole. Je me rends compte à quel point j'ai été con et j'ai envie de me rattraper du temps que l'on a perdu par ma faute. Même si j'ai toujours du mal à tirer un trait sur notre passé. D'autant plus qu'à l'heure actuelle, j'ai un mauvais pressentiment. Je ne me sens pas à l'aise mais ne saurait savoir pourquoi. À l'attendre, le temps me paraît long.
Je me lève pour aller dans la cuisine, sortant de la pièce une bouteille de soda à la main. Au même instant, on frappe violemment à la porte. Je soupire, il ne doit pas s'agir de ma femme.

- Yo ! Frère, ouvre !

Nul doute, Sean se trouve à l'entrée. J'ouvre, il entre en vitesse sans même que je l'y invite. Je claque la porte et le regarde, perplexe. Il tourne sur lui-même, tentant de se calmer et de trouver les mots. Loin de tout, je bois une gorgée de la boisson gazeuse et mon ami prend la parole.

- Putain j'vais les tuer ces fils de putes ! Frère il faut que tu m'aides !

Qu'est-ce qui se passe encore ? Ça me paraît bien sérieux, vu son état, même si je sais qu'il s'énerve pour un rien. Je l'invite à s'assoir et lui envoie une bière, quelques secondes plus tard. Il n'arrête pas de souffler, décapsulant la bouteille sans se faire prier. Je m'assoie sur le fauteuil pour pouvoir regarder l'afro' en face. À peine a-t-il avaler sa dernière gorgée qu'il brise le silence.

- Des fils de pute viennent de me rouler, putain, j'sais pas combien j'viens d'perdre, cousin, mais j'm'en branle là ils touchent à mon respect, bordel ! Putain si j'les ai ces enculés j'les baise un par un !
" Yo, Sean, explique moi en détail le problème et calme toi, merde ! "

Il respire un grand coup tandis que je reste calme à boire tranquillement. Il lève la tête vers moi, pose sa bière sur la table et reprends, essayant de garder son sang-froid.

- J'ai fais un deal avec des mecs du coin, j'avais un tas de coke à leur fourguer contre du blé, d'la bonne cousin ! J'ai fais le con, mec, j'aurais pas dû donner la came avant qu'ils me passent la thune...
" ... Jamais faire ça, homie... "
- Ouais ! Putain j'sais pas c'qui m'a prit ! On devait se fixer rendez-vous près du Black Street Bar, histoire qu'ils aient le reste et que j'ai tout mon blé ! Au lieu de ça, un putain de messager qui vient me dire d'aller m'faire enculer ! Bordel c'fils de pute j'lui ai fais la peau. 'Faut que je récupère mon blé !!

Il avale une lourde gorgée de bière, manquant de s'étouffer. Quant-à moi, je réfléchi à comment aider mon pote pour le sortir de la merde. Surtout qu'il y a de l'argent en jeu, alors si on fait le coup à deux il y a de fortes chances que j'ai ma part du gâteau...

" On va même reprendre la came, tu sais où ils crèchent ? "
- Ouais ! À quelques districts d'ici, à Falls Street, au 9198
" Putain, 'fallait le dire plus tôt negro, on va leur rendre une petite visite amicale à ces enculés...
- Ouais !

Il se lève d'un bond, tandis que je bouge mon cul du fauteuil sans me presser. Je termine ma boisson et dépose la canette vide sur la table basse. Je demande à mon ami s'il a encore son Benelli, il m'apprend que son arme est dans le coffre de sa volvo, garée en face. Tant mieux, on va pouvoir faire parler les canons ensemble. Je lui demande de m'attendre un instant et part dans ma chambre. J'enfile mon débardeur blanc et par dessus mon kevlar. Je ressors rapidement, Sean siffle, impressionné de me voir débarquer de cette manière. Il va devoir s'y faire, car si je reviens c'est en force !

" On bouge, je te dis ce qu'on fait dans la bagnole "

J'embarque mon Benelli M3 posé contre le mur de l'entrée, ayant déjà placé mon Beretta à la ceinture de mon baggy foncé. La nuit est déjà tombée. Le ciel est noir.
Nous montons dans l'ancienne Volvo de Sean, je ne m'attendais pas à une voiture plus moderne... Je m'installe du côté passager, fusil sur les genoux, pendant que mon gangsta s'empare de son shotgun dans le coffre. Il claque ce dernier et rejoins aussi vite le volant. Sous les yeux de ma vieille voisine, la voiture dérape et nous tournons au coin de la rue.

D'une oreille attentive, Sean écoute mes instructions. Nous allons débarquer chez les enfoirés et les plomber, sans discuter, sans état d'âme. Il va falloir agir au feeling, car lui comme moi ignorons complètement combien de mecs il y aura, d'autant plus que je ne sais pas à quoi ressemble la planque. Tout ce que je sais, c'est que ce soir je vais ramener du blé à la maison.
Sean monte le son, la voix de Tupac s'empare de l'habitacle, putain que c'est bon de retrouver les moments du passé. Je me sens comme au bon vieux temps, libre de mes actes, comme un gangster d'antan.

- Putain, c'est quoi cette merde ?
" Détourne ça, on peut pas passer, en plus y'a les condés ... Tant mieux, ils ont d'autres trucs à faire que de s'occuper d'un tas de macchabées à Falls Street "

Un bâtiment semble s'être effondré, il y a du monde autour du périmètre de sécurité. On dirait que les victimes sont nombreuses, les pompiers sont en pleine activité. Je suis bien loin de me douter que dans tout ça se trouve la femme que j'aime, et qu'à l'heure actuelle elle a perdu connaissance... Bien loin du fait que peut-être je ne la reverrai plus, alors que je l'attends. À ce moment précis, le sujet de mes préoccupations est ce tas de mecs qui vont crever sous mes balles.
Sean détourne le pâté de maisons, nous approchons du but. Je prépare mon pompe, cartouches prête dans la magasin. Les chiens qui ont tenté d'entuber mon pote vont morfler. Je vais aussi voir ce qu'à ce Benelli dans le ventre. Hâte d'y être.

Une dizaine de minutes plus tard, Sean m'apprend que nous sommes dans la rue. Je lui demande d'éteindre ses phares et de rouler doucement, comme lors d'un driveby. Je cherche le numéro 9198. Je le trouve directement, un vieux bâtiment insalubre et tagué. Ca ne ressemble pas à un pavillon et encore moins à une maison, sans doute un vieux squat. De la lumière sort de la fenêtre et de quelques trous. Lumière faible, cependant. Au moins, il y a du monde. Mon gangsta coupe le moteur, je sors du véhicule sans faire de bruit, fermant la portière en douceur. Légèrement baissé, je cours vers le squat. Des rires s'en échappent. Nous sommes dans un coin paumé, les seules présences voisines sont des caravanes au loin ou des tas de ruines. Même si j'entends du bruit tout à bout de la rue.
Je fais signe à mon pote de ne faire aucun bruit. Il s'adosse au mur à la droite de la porte d'entrée tandis que je me dirige vers la fenêtre aux vitres crades. J'observe d'un oeil vif. Il y a au moins quatre blacks autour d'une table, autour d'eux un bordel sans nom et apparemment quelques paquets suspects. Je retrouve Sean près de la porte, me positionnant à la gauche de l'entrée. D'une voix basse mais distincte, je file le topo à mon pote et lui demande s'il est prêt. Il acquiesce. Ensemble, nous défonçons la porte à coup de pied. Immédiatement, nous entrons, je tire le premier et abat un homme à l'entrée du squat. Il n'a pas eu le temps de réagir.

Plongé dans le feu de l'action, les quatre blacks autrefois autour de la table se jettent sur les armes. Les balles fusent. Je me planque derrière un mur et tir à l'aveuglette dans la direction d'un negro à découvert. Sean se découvre à plusieurs reprises et abat un mec. Les échanges de tirs raisonnent de partout.

- Vite ! Vite ! On dégage !

Je me découvre et trou un black, il quitte le sol avec la puissance du tir et s'effondre avec la table, une pluie de billets tombe. Les deux derniers blacks s'échappent par derrière, sacs sur le dos. Je préviens Sean qui se lance à leur poursuite tandis que je sors du squat par l'entrée. Je cours et fait le tour du bâtiment, arrivant nez-à-nez avec un de mes ennemis. Sans réfléchir, je le plombe aussi sec qu'il s'est arrêté devant moi. À quelques mètres de moi, des éclaires de tir forment un halo de lumière au coin du squat et un corps tombe lourd.

- C'était bien eux ! Ces salopes !
" On bouge, homie, avant que les flics rappliquent "

Sean prend le sac à dos qu'avait sa dernière victime sur les épaules. Apparemment c'est bien lourd. Il ouvre le sac et découvre des paquets de cocaïne. Autrefois les siens. Ses contacts n'ont pas eu le temps d'écouler le stock.
Je regarde les alentours et vois un mec s'échapper du squat, mais il est trop tard pour que je le chope. Ce connard a vu toute la scène, bordel ! Il en restait un !
Je retourne dans le squat, prends quelques billets se trouvant désormais par terre et trouve un petit paquet beige. Encore de la blanche. Je le prends et rejoins Sean à l'extérieur. Au loin, les sirènes hurlantes de la police.

" 'Chier ! On se casse ! "
- Et l'autre enculé ?!
" Pas le temps, Sean ! On retourne chez moi, vite ! "

Je fonce dans la Volvo et claque la porte, Sean démarre après avoir posé le sac à dos rempli de coke sur la plage arrière de son véhicule. Quant-au paquet que j'ai trouvé, je le pose à mes pieds.
L'afro-américain démarre et fait demi-tour, quittant la rue de Falls. Dans les rétro-viseurs, je vois la lumière des gyrophares rouges et bleues clignoter. Mais Sean maîtrise déjà un dérapage au coin des rues voisines et nous nous perdons dans les quartiers de Vallcenson. Je reste cependant sur mes gardes, ayant posé mon fusil sur le côté pour prendre mon Beretta. Si je le dois, je tirerai via le véhicule. Mais les minutes passent et aucune trace des poulets autour de nous.

" C'est bon, ralenti homie "
- On va partager ça, Melvin, t'inquiète pas mon frère, putain ! Heureusement que t'es là cousin !

J'augmente le volume de la musique et regarde autour de moi tranquillement. On a encore nos vies, et en plus de ça une bonne quantité de dope. J'ai même réussi à choper quelques billets de cent pas tâchés de sang.

La Volvo s'arrête devant mon pavillon, les deux roues de droite sur le trottoir. Apparemment, mon pavillon est vide. Shaïka n'est toujours pas rentrée... Je soupire, que fait-elle ?
Malgré tout, je ne laisse rien paraître. Sean a déjà éteint le contact et transporte son butin sur les épaules. Je sors et ouvre la porte de ma piaule. Nous entrons. Je regarde autour de moi, pas la moindre trace que ma métisse soit revenue entre temps.

- Putain ! Mec ! Il y a même mon blé
" Garde tout ça, negro "
- Non mec, si tu veux pas d'la thune j'veux au moins te donner d'la blanche !
" Pas de problème, j'vais me remettre dans le business... J'ai besoin de blé, de toutes façons "
- OK, mais passe moi une bière mec, putain comme ça fait du bien cousin ! J'me suis revu des années en arrière avec toi, là ! C'est bon ouais ! Trop bon ! Putain j'en banderais !

Je ris, enlève mon kevlar et dépose mon fusil dans la cuisine, sur le plan de travail près du frigo. Je prends deux bières et reviens auprès de Sean, lui envoie sa boisson et soupire.

" T'en as pour combien la dedans, negro ? "
- Heu... Environ dix milles, un peu moins. Le sac est pas plein à rabor mais c'est déjà énorme. Cousin, je t'en donne facile là, ça m'fait plaisir de te passer cette dope, mec. On l'a récup' ensemble, ça a toujours marché comme ça
" Je sais, homie, je sais "
- On va se faire des couilles en or, gros !

Je le tcheak, pose ma bière et mon gun sur la table. Putain, 'faut que je me fume un peu de beuh. Rien de mieux que du réconfort après le jackpot que l'on vient d'avoir. La soirée a été bonne et fructueuse. Comme au bon vieux temps... Sauf que ce soir, je ne reverrai pas ma femme.
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Transcender

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Date d'inscription : 21/08/2010


MessageSujet: Re: Comme au bon vieux temps [Mission 3]    Lun 11 Oct - 10:45

27 points de réputation

500$
&
200gr de cocaïne = Possibilité de revente à 80$ les 10gr.
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Comme au bon vieux temps [Mission 3]

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